Parachat Vayikra (14/03/16)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Vayikra (17/03/15), 54 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bonjour à tous, paracha de Vayikra. Nous allons commencer le livre de Vayikra, le livre de la Torah des Kohanim, le livre des Kohanim. Ce livre parle beaucoup des korbanot, des sacrifices. La paracha de Vayikra parle énormément des sacrifices, puisque toutes les parachiot de la paracha sont des parachiot qui contiennent des sacrifices. Nous allons donc expliquer pourquoi il y a des sacrifices, ce que sont les sacrifices, pourquoi il faut faire des sacrifices.
Pourquoi avons-nous du mal, aujourd'hui, avec les sacrifices ? Et pourquoi ne faudrait-il pas avoir de mal avec eux ? Nous allons essayer de voir tout cela. Juste avant la paracha, il y a le mot Vayikra. Vous connaissez Rachi, nous allons essayer d'attendre un peu Rachi. Le mot Vayikra signifie « Il appela ». Rachi dit qu'à chaque fois que D.ieu voulait dire des choses importantes, Il appelait Moché. Il dit: Vayikra.
Et, contrairement à cela, quand Il parle aux prophètes des nations, comme à Bilam, il est écrit Vayikar, sans aleph. Vous avez vu le premier Rachi déjà ? Vous l'avez suivi ? Vayikar, c'est la racine mikré, comme par hasard. C'est aussi la racine de Touma, puisque quelqu'un qui a une impureté nocturne, on l'appelle un baal keri. Le baal keri est un impur. Aujourd'hui encore, il y a quelqu'un qui s'appelle Keri, et je peux vous dire qu'à ce niveau-là, ils se ressemblent bien.
Lui aussi, il ressent... il n'a pas bien son nom, quand on sait ce que ça veut dire, Keri. Cela correspond donc bien à l'ennemi d'Israël. Maintenant, il est écrit comme cela. Regardez: HaKadosh Baroukh Hou dicte la Torah à Moché, et Moché écrit la Torah. Les quatre premiers livres sont presque comme cela. Le cinquième livre est un peu différent, c'est presque cela.
Le premier mot est donc écrit Vayikra. Maintenant, dans Vayikra, il y a un petit aleph. Est-ce écrit ? Il est écrit ? Nous allons dire quelque chose qui n'est pas écrit dans Rachi, mais que l'on peut déduire de Rachi. Moché Rabbeinu: quand HaKadosh Baroukh Hou lui parle, Il dit « Vayikra », Il l'appelle, comme on appelle un ange. Quand Il parle aux prophètes des nations, Il dit Vayikar. Maintenant, quand on dit à Moché Rabbeinu d'écrire Vayikra, parce qu'Il lui parle différemment, comment Moché a-t-il écrit ?
Vayikra avec un petit aleph. Vous voyez la modestie de Moché Rabbeinu ? Moché Rabbeinu dit: « Je ne suis pas meilleur que les prophètes des nations. » On lui dit Vayikra, alors il écrit presque Vayikra. Il écrit Vayikra avec un petit aleph. Il y a eu Abraham avant, il y a eu Adam HaRichon. Ont-ils écrit cela ? Abraham, non, il ne l'a pas écrit. Il a écrit « Hanarieliste », comme cela, il y a deux personnes. Justement, parce que le mot Vayikra veut dire « il appela », d'accord ?
Le mot Vayikar veut dire, d'une manière... il s'est adressé à lui. Vayikar, ce n'est pas un mot qu'on utilise en hébreu aujourd'hui. C'est juste dans la Torah. Pourquoi ? Parce qu'il y a la racine mikré, il y a la racine de Hazar, il y a la racine de l'impureté, puisque nous avons dit keri, qui veut dire impureté. Moché Rabbeinu, on lui dit: « Écris Vayikra », et lui, qu'écrit-il ? Vayikra avec un petit aleph.
Oui, le moumi keri, le baal keri, c'est quelqu'un qui a eu une émission nocturne. C'est la catégorie de l'impureté. C'est quelqu'un qui a eu une émission de zera, de semence... Comment dit-on en français ? Il est impur. Il est donc appelé baal keri. Celui qui est... Vayikar est du genre de l'impureté. Et donc, à Bilam, il dit Vayikar.
Maintenant, Moché Rabbeinu, il dit: écrivez Vayikra. Et Moché Rabbeinu écrit Vayikra normal, avec un aleph. Qu'a-t-il fait ? Moché Rabbeinu a écrit avec un petit aleph. Oui, parce qu'il est très, très humble. Comme s'il disait: « Non, moi, je suis comme eux. Je ne suis pas meilleur qu'eux. » C'est simplement pour vous dire pourquoi il y a un petit aleph dans Vayikra.
Vayikra, quand on parle à Bilam, il y en a un qui est Vayikar. Et quand on parle à Moché, il dit Vayikra. Mais Moché Rabbeinu, comme il est grand, a voulu se réduire lui-même, comme s'il était comme eux, comme Bilam. Vayikra, c'est comme pour les anges. Il y en a qui est Vayikar. Oui, mais il n'y a pas deux alephs. Et Vayikar rappelle une coïncidence. Il rappelle aussi l'impureté. Donc c'est là une racine d'impureté, une racine de coïncidence. Et Vayikra est un appel.
Pour appeler quelqu'un qu'on aime. Pendant l'éloge, ils parlent entre eux, les Karaïtes et les Samaritains. Donc, dans l'éloge d'Abraham, Moché, Bilam: Moché, on dit Vayikra, il est appelé; et pour l'autre, on dit Vayikar. Mais Moché Rabbeinu, quand on lui dit « écris Vayikra », il dit: « Oh non, moi, je suis comme eux. » Il met un petit aleph. Vous voyez que Moché Rabbeinu fait la même chose. Quand Moché a écrit, par exemple, dans la Torah, « Moché HaAnav Mikol Adam », l'homme le plus humble de toute la terre, il a écrit Anav sans le youd. Anav a un youd et un hé...
Vous voyez, j'ai fait « et non ». Comment dit-on « anav » ? Le mot « anav » ? Aïn, Noun, Youd, Vav. D'accord ? Oui, oui. Oui, oui. Oui, quand même, parce qu'il l'a enlevé... Moché Rabbeinu n'aime pas parler des choses essentielles. C'est quelqu'un de profondément modeste. Il a changé l'orthographe, comme ici. Regardez, cela ne fait pas quelque chose d'autre, d'accord ? Cela ne change pas autre chose. Mais le mot, il ne l'a pas écrit en entier. D'accord ?
Vous avez compris ? Moché Rabbeinu est partout... Ah, c'est l'anava pour recevoir la Torah: pour être un receveur, il faut être anav. Dans la vie, si l'on veut être capable d'apprendre, il faut de la modestie. Parmi les midot qui sont centrales dans la personnalité, il y a la modestie. La modestie nous permet de mieux comprendre les gens, parce que nous sommes capables de mieux les écouter. Imaginez quelqu'un qui n'a pas de modestie: il va dans un cours de Torah, ou même dans un cours qui n'est pas de Torah, et il écoute...
Le conférencier qui parle: « C'est vrai, c'est bon, c'est vrai, c'est bon, j'ai déjà appris, ouais, je connais, ouais. » Qu'as-tu entendu ? « Je ne sais pas. De quoi a-t-il parlé ? Je ne me rappelle pas. » Alors, hein ? C'est-à-dire que quelqu'un qui n'a pas de modestie n'a pas la capacité de l'entendre, de l'écouter, de comprendre et même de retenir. Plus il y a de modestie face à un texte, plus votre capacité à retenir est grande. Alors quand vous dites « c'est bon, j'ai compris, c'est bon, je connais, ouais, c'est bon, j'ai compris », vous n'avez rien retenu.
Cours de Machon Meir
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311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.
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