Pourquoi compter les demi-shekels et non les personnes
Parachat Ki Tissa : l'âge de vingt ans, l'interdit de compter les Juifs un par un, et le sens du chiffre.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Korah, la richesse et la femme qui détruit ou construit, 23 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Nous sommes allés dans la paracha de la Kippour. Il y a écrit au début de la paracha que tous les Juifs devraient donner la moitié du chèque. Mais qui des Juifs devra donner ? Pas chacun donne. Qui donne ? Il n'y a que quelqu'un d'entre 20 et plus. Tous les députés de l'armée, c'est écrit, donnent la moitié du chèque.
Comment doit-il être entre 20 ans ? C'est comme ça que c'est écrit. Je lis le passage: tout le monde qui passe par les portes, entre 20 ans et plus, donnera l'aide du Seigneur. Lorsqu'il n'a pas beaucoup, et qu'il n'a pas beaucoup de temps, il n'a pas l'aide du Seigneur. La question que je me pose: pourquoi exactement à cet âge ? C'est en fait une question que Rachi a aussi posée. Pourquoi à l'âge de 20 ans doit-on donner l'aide du Seigneur ?
Le Rav nous dit qu'on commence la paracha de Ki Tissa cette semaine en parlant de la Térouma, en parlant du Machatsit HaChekel, en parlant de ce demi-sicle d'argent qu'on devait donner pour le compte du peuple d'Israël.
Maintenant, la paracha nous dit qui devait donner le Machatsit HaChekel. Celui qui devait le donner, c'était un homme âgé de vingt ans, ben esrim chana; il devait être âgé de vingt ans. Et Rachi demande: mais pourquoi vingt ans ? C'est pour nous enseigner qu'à partir de vingt ans seulement, les gens allaient à l'armée et étaient considérés comme bikhlal hanachim, comptés parmi les hommes. C'est-à-dire que, puisqu'on parle du compte, comptez combien d'hommes il y a dans le peuple d'Israël.
Ceux qui sont comptés, ce sont ceux qui ont vingt ans. Pourquoi vingt ans ? Parce que ceux qui sont comptés, ce sont ceux qui vont à l'armée. D'où l'on apprend l'importance d'être bikhlal hanachim, d'être dans le klal, d'être dans la collectivité. Une personne qui va à l'armée est dans la collectivité. Si une personne ne veut pas aller à l'armée, qu'elle se défile et ne veut pas appartenir à l'armée d'Israël, cela veut dire qu'elle ne va pas rentrer dans la collectivité d'Israël.
— Quand il parle de l'armée, il parle seulement des unités combattantes, ou… ?
Après la techouva, on va à la tsava, en général. C'est ce qu'il y a aujourd'hui. Mais dans la Torah, ce n'est pas écrit à l'âge de dix-huit ans, c'est écrit à l'âge de vingt ans. Pourquoi ? Parce qu'à l'âge de vingt ans, le jeune homme est prêt pour la tsava, physiquement et psychiquement. Parce que la tsava, ce n'est pas facile. C'est difficile. Il y a aussi beaucoup d'exercices, et aussi beaucoup d'efforts psychologiques, d'apprentissage et toutes ces choses-là.
Le Rav nous dit la chose suivante.
Quand la Torah parle de la personne qui va à l'armée, elle parle de la personne qui y va à l'âge de vingt ans. Or, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit ? Les personnes appelées dans l'armée le sont à l'âge de dix-huit ans. Pourquoi la Torah parle-t-elle de l'âge de vingt ans ? Parce qu'elle considère qu'à dix-huit ans, l'homme n'est pas construit, il n'est pas assez mûr, il n'est pas bachel, il n'est pas prêt à entrer dans l'armée. Pourquoi ? Parce qu'il y a dans l'armée des situations extrêmes.
C'est une situation très difficile au niveau moral, au niveau physique, mais surtout au niveau moral. Si la personne n'est pas prête moralement, si elle n'a pas cette préparation morale, elle ne peut pas rentrer à l'armée. Vous pouvez me poser la question: pourquoi alors aujourd'hui, en Israël, fait-on rentrer les jeunes à dix-huit ans et pas à vingt ans comme c'est marqué dans la Torah ? Parce qu'ils n'ont pas appris la paracha de cette semaine, qui dit justement que c'est à vingt ans. Il faut un temps d'adaptation morale, mentale, pour pouvoir rentrer à l'armée. Et à vingt ans, on peut considérer que la personne a cette préparation mentale.
C'est un peu, euh, pas bien planifié, mais en tout cas c'est bien. Une grande partie des jeunes qui vont à l'armée passent avant par une campagne, ce qu'on appelle une campagne pré-militaire. Des religieux aussi, des non-religieux aussi, parce qu'ils comprennent qu'ils ont besoin de ces préparations. Ils ne vont pas directement à l'armée. Donc c'est bien. En tout cas, il y a quelque chose, devant la paracha, sur l'âge de l'armée. C'est génial.
Mais qu'est-ce que ce chèque ? Qu'est-ce qu'on fait avec ce chèque ? Tout d'abord, Rachi dit que la Torah le dit d'abord: il ne faut pas compter les gens. Il dit que si on les compte, ils vont aller contre, c'est une maladie, des problèmes. Mais il dit clairement: oui, car le roi d'Israël s'est éloigné, je vais compter les gens, et ils ont donné chacun un corps, un homme, à Hachem.
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Le Rav nous dit: on donne ce machatsit hachekel, ce demi-sicle d'argent, pour pouvoir compter. Au lieu de compter goulgolet, c'est-à-dire le crâne de chacun, la personne, un, deux, trois, quatre, il est totalement interdit de faire cela, car dit la Torah, si tu fais cela, tu vas entraîner une maguefa, une épidémie.
Tu vas attirer la maladie, la catastrophe. Donc, pour éviter la maguefa, pour éviter cette épidémie, il faut compter les pièces, les demi-sicles d'argent. Tu comptes l'argent et tu ne comptes pas les personnes. Le roi David, qu'a-t-il fait ? Il a compté les personnes. Il a compté combien de soldats il avait. Il a compté Am Israël, combien d'hommes il y avait, pour savoir quelle était sa force militaire. Et, chas véchalom, à cause de cela, une maguefa, une épidémie, a frappé Am Israël. Donc la question est: pourquoi n'a-t-on pas le droit de compter un par un les enfants d'Israël, et doit-on compter avec l'argent ?
Et pas sur la personne.
Ils voulaient éliminer l'individu, éliminer l'homme. Ils ont fait des chiffres sur les mains des Juifs. Ils ont dit: tu es un chiffre, tu n'as pas de nom. C'est pour cela qu'il y a ici le mot « main » et le mot « nom ». Ils voulaient éliminer le nom, ont écrit le chiffre sur la main et ont dit: tu n'as plus de nom, tu n'es pas Moché, tu n'es pas Yitz'hak, tu n'es pas ceci, tu es un chiffre.
C'est comme si on voulait faire descendre l'homme au plus bas niveau possible. Nous faisons la main dans le nom. Non: chaque Juif a un nom, chaque Juif a un esprit. Il est impossible de faire des statistiques des gens. La Torah vient donc dire que si l'on transforme l'homme en chiffres, c'est très grave. Il ne faut pas chiffrer les Juifs de façon frontale.
Le Rav nous dit qu'il y a plusieurs réponses à ce sujet. Pourquoi ne doit-on pas compter les personnes et doit-on compter les pièces ? La première des réponses qui …
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