Parachat Michpatim (01/02/16)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Michpatim (21/01/14), 1 h 02
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
La paracha de Michpatim. Tout de suite après avoir reçu la Torah, la Torah commence avec un marathon de halakhot, parce qu'il y a beaucoup de choses à dire. Les Israéliens sont impatients de tout savoir. Quand quelqu'un a fait techouva, il veut tout savoir, il connaît toutes les halakhot. Nous, on vient de faire techouva, on vient de redécouvrir la Torah, on est très très enthousiastes. HaKadosh Baroukh nous a donné plein de halakhot. Donc la paracha de Michpatim, c'est la halakha avec beaucoup, beaucoup de dinim.
Concernant la justice israélienne essentiellement. Et on va en parler aujourd'hui, puisqu'il y a plein de questions qui vont se poser. Dans cette paracha, on va parler beaucoup du système de justice hébreu. On va le comparer avec le système de justice occidental dans lequel on vit. Et on va toujours travailler selon le mode d'opération qu'on a dit, qu'on utiliserait dans ces chiourim, vous vous rappelez. Ce n'est pas parce que quelque chose est marqué dans la Torah qu'il est vrai, mais...
C'est parce qu'il est vrai qu'il est marqué dans la Torah. Vous avez compris ? J'allais en écrire un autre, quoi. Ça veut dire qu'on ne va pas dire: « Bon, écoute, c'est marqué dans la Torah, ça me paraît bizarre, mais bon, c'est Hachem qui l'a dit, alors on est obligé de le croire. » Non. On va essayer d'expliquer pourquoi c'est vrai, pourquoi c'est normal, pourquoi c'est logique, et pourquoi ça s'explique intellectuellement. Donc, comme tu peux le croire, il a dû l'écrire dans la Torah. Tu as compris la différence ? Aurélie, tu as compris la différence entre les deux ?
C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gens, en général, quand tu vas dans certaines écoles, certaines yéchivot même, on dit: « Ah, c'est marqué dans la Torah. » À nous, ce ne sera jamais, jamais la réponse que vous aurez à vos questions, ici. Jamais, mes chers élèves, ce ne sera: « C'est marqué dans la Torah ». Ce n'est pas parce que c'est marqué dans la Torah que je n'ai pas besoin de réfléchir. Donc, quand je dis « C'est marqué dans la Torah », il faut savoir pourquoi. Oui. Écoute, je vais t'expliquer les deux points de vue, ok ? Le premier point de vue, c'est un point de vue de faiblesse par rapport à l'émouna.
C'est-à-dire que mon intellect, ma logique, ma morale, ne s'accordent pas avec ce qui est marqué dans la Torah. Mais Hachem a dit, alors il vaut mieux que je me taise. Ça, c'est ce qu'on n'ose pas dire. Et ce qu'on dit en général, c'est: « Bon, je ne comprends pas. » Ça, c'est la première position. Il y a beaucoup d'endroits où l'on dit: « Non, c'est vrai, c'est marqué dans la Torah », c'est-à-dire: c'est vrai, ça tient debout, c'est normal, c'est comme ça que ça doit être, au niveau moral et au niveau intellectuel. Et donc, c'est une vérité en soi.
Il y a une justice en soi. On voit beaucoup de formes de justice dans cette paracha, qui sont différentes de l'Occident aujourd'hui. Et on va expliquer pourquoi la Torah a raison. Pas parce que c'est marqué dans la Torah, mais le contraire. On va expliquer pourquoi c'est vrai, pourquoi c'est juste, pourquoi ça marche, et pourquoi le reste ne marche pas. Non, ce n'est pas la bonne réponse. C'est vrai parce que c'est vrai, et c'est pour ça que HaKadosh Baroukh a décidé de l'écrire, parce qu'il a voulu nous donner des choses vraies. Tu comprends ?
Si tu dis: « Oui, c'est vrai parce que Hachem l'a dit. » C'est vrai. Ah bon, oui, ce n'est pas vrai, mais Hachem l'a rendu vrai. Non ! Le problème de savoir d'où on le sait, ce n'est pas la vraie question. On a lu la Torah et on sait ce qui est marqué dedans, c'est évident. Ce n'est pas ça la vraie question. La vraie question, c'est: est-ce que cette idée, cette morale, cette information, ce jugement,
est exact, légitime, compréhensible, justifiable, est-ce qu'il est vrai ? Ou alors il est douteux, je ne le comprends pas, à mon avis ce sont des blagues, mais bon, Hachem l'a dit, alors on est obligé ? Ok ? Ça veut dire que HaKadosh Baroukh a créé toute la création, y compris le monde des idées.
Donc je peux dire que HaKadosh Baroukh a aussi créé le monde des idées, et qu'il a fait que cette idée soit vraie. D'accord ? Mais j'allais plus loin que ça. Prenons le monde après la création de la Torah. Avant le don de la Torah, il y a déjà un monde. Il y a plus de 3 000 ans, quoi. Il s'est passé plus de 2 000 ans. Il y a donc des gens, il y a déjà des idées. Des idées existent déjà, des idées qui sont vraies, des idées qui sont fausses.
Certaines vont être ratifiées par la Torah, d'autres vont être rejetées par la Torah. La Torah nous permet de savoir que celle-là est vraie, celle-là n'est pas vraie. Mais ce n'est pas pour ça... Par exemple, celui qui lit les lois de Hammourabi ! Il y a un roi, Hammourabi, qui était le roi de Babel, qui vit à l'époque d'Abraham. Quand on lit le code de Hammourabi, c'est une des raisons pour lesquelles les gens qui font la critique biblique aiment bien utiliser la paracha de Michpatim. Quand vous lisez les lois de Hammourabi, moi je les ai lues, je vous invite à les lire, c'est sur Wikipédia.
Vous allez trouver des choses qui ressemblent beaucoup à ce qui est marqué dans la paracha de Michpatim, mais c'est écrit bien avant. C'est écrit bien avant. On a l'écriture des lois de Hammourabi, il y a un monument où elles ont toutes été gravées, on l'a trouvé. Ça date de l'époque d'Abraham Avinou. Et il y a des phrases qui ressemblent à Michpatim. Alors ils disent: « Ah, voilà, la Torah a copié un peu partout. » La Torah s'adresse dans un contexte d'idées qui existent déjà. Ils disent:
« Cette idée est vraie, cette idée n'est pas vraie. » Donc le fait qu'on parle de chor, un taureau qui a battu un autre taureau et l'a blessé, ou qui a tué un homme, ça aussi c'est marqué dans le code de Hammourabi, avec d'autres lois. Là-bas, si un homme a tué un homme, par exemple, il doit payer. Chez nous, il ne paie pas. Un homme qui a tué un homme doit payer de sa vie. Donc il y a des différences, et il y a des choses
qui sont pareilles.
Nous, on n'est pas inquiets quand on voit ça. Au contraire, ça nous fait plaisir. Le fait qu'il y ait d'autres cultures, d'autres civilisations, d'autres religions, d'autres morales, qui ont trouvé des choses pareilles à nous, nous, on est contents. Ça ne nous dérange pas. Ça ne diminue pas notre émotion, au contraire. C'est-à-dire que l'homme, par ses propres recherches, ou par des traditions très anciennes depuis Adam Harichon, arrive à …
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