Beshalah : pourquoi Hachem fit passer le peuple par le désert
Le détour par le désert forme la force intérieure : ce qu'on acquiert dans l'effort, on ne le perd pas.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Pourquoi la voie difficile vers Erets Israël, 24 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Dans la paracha de Beshalah, il est écrit, à la fin du passage: « Et il advint, lorsque Paro renvoya le peuple, que Elohim ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, car il était proche… » Pourquoi ? Parce que Hachem l'a dit…
Il y a beaucoup, beaucoup de choses à dire sur la façon de se diriger. Aujourd'hui, il existe quelque chose comme le Waze, que l'on utilise en voiture et qui indique où aller. Est-ce qu'il y en a en France ? Oui, il y en a. Je pense qu'il n'y en a qu'en Israël.
Et l'idée qu'ils ont apprise de la paracha de Chavouot, c'est qu'il n'y a pas de nakhav. Les Mitzrayim sont étonnés. Ils doivent choisir la voie: la droite, la gauche, l'avant. Ils se demandent: « Je suis votre guide », et je vous prends par la voie la plus difficile, la plus complexe. Quand vous allez avec ce guide, parfois vous vous trompez, mais vous pouvez vous débrouiller.
Je reviens à tous ces endroits différents. Excusez-moi de le dire, par exemple, ils ne me donnent pas la possibilité d'aller par le chemin de la douceur, mais de les accueillir dans le chemin de la résurrection et de la rupture. La question est: pourquoi ? Qu'est-ce qui est le plus simple: aller par le chemin de la douceur ? Il y a une expérience particulière. Si je les accueille par le chemin de la douceur, s'ils voient la guerre, ils reviendront en Israël. Si je les accueille par le chemin de la douceur…
Encore une fois, à la fin, ils ont vu la guerre, ils ont dit non. Après quarante ans, retourner au même endroit: alors ils ne vont plus revenir. Mais, selon cela, nous avons un très grand fondement: ce qui est reçu facilement, on le rend facilement. Ce qui est reçu sans hésitation, on ne le rend pas facilement. C'est pour cela que HaKadosh Baroukh Hou l'a conduit sur la route de Hachem: il ne le laissera pas facilement repartir de Erets Israël.
Le Rav nous dit, au début de la paracha de Beshalah, que lorsque Paro a renvoyé le peuple d'Égypte, il est écrit: Vayehi beshalah Paro et ha'am… ve-lo naham Elokim. Qu'est-ce que lo naham ? Rachi dit: il ne les a pas dirigés, il ne les a pas conduits par la mer, et il les a conduits par le désert. Qu'est-ce que cela veut dire ? Le Rav vous a montré la carte: ici l'Égypte, et là la possibilité d'aller en Erets Israël directement, en longeant la mer.
Depuis l'Égypte, en passant par El Arich, Gaza, on serait arrivés directement en Erets Israël en trois jours. Or HaKadosh Baroukh Hou dit: non, je ne veux pas les envoyer par la mer, je veux les envoyer par le désert. Ils sont donc descendus, au lieu d'aller directement en Israël, et ensuite ils remontent en Erets Israël. La question est: pourquoi HaKadosh Baroukh Hou a-t-il décidé de les faire passer par le désert et non directement par la mer ? La réponse de la Torah: si on les fait passer directement par le littoral, ils vont arriver…
…et ils vont se trouver face aux guerres qui sont dans cette région. Ils vont avoir peur et retourner en Égypte. Alors que si je les fais passer par le désert, cela prendra énormément de temps: c'est un derekh kacha, un chemin difficile. Et même s'ils arrivent en Erets Israël et qu'ils voient des guerres, ils n'auront pas la force de dire: « Allez, on repart en arrière, un chemin de quarante ans. » Ils auront du mal à retourner en Égypte. Ils resteront en Erets Israël et auront même la force d'affronter les guerres.
Et le Rav veut me dire: pourquoi a-t-on besoin qu'on nous enseigne cela ? L'enseignement est le suivant. La Torah veut nous dire: toutes les choses qui s'acquièrent facilement, rapidement, sans aucun effort, on peut très facilement les perdre, les donner, les abandonner. On a reçu quelque chose facilement, c'est un cadeau, et on va l'abandonner très vite. Or, si on a acquis quelque chose après beaucoup, beaucoup d'efforts, après beaucoup de labeur, après beaucoup d'investissement,
alors on ne pourra pas abandonner aussitôt ce que l'on a acquis. Parce qu'on a tant travaillé pour l'avoir qu'on ne veut pas l'abandonner. C'est ce qui s'est passé. HaKadosh Baroukh Hou voulait nous faire acquérir Erets Israël. Il voulait que nous arrivions en Erets Israël et que nous soyons attachés à la terre d'Israël, au pays d'Israël, et qu'on ne décide pas facilement de repartir. Il nous a donc fait passer par beaucoup de chemins pour arriver enfin en Israël. Et ce n'est pas du jour au lendemain qu'on aura l'envie de quitter Israël.
Il y a une Guemara qui dit qu'HaKadosh Baroukh Hou a donné trois bons dons à l'homme d'Israël, et qu'il ne les a pas donnés aux trois autres à cause d'obligations. Quels sont ces dons ? Erets Israël, la Torah et le monde à venir. Et la question simple: si on te donne un don, faut-il aussi te donner une sérénité … Obligations ? Donne un don avec un bon cœur.
Le Rav nous dit qu'il y a une Guemara très connue qui dit: shelosha matanot tovot, trois bons cadeaux. HaKadosh Baroukh Hou nous les a donnés, mais il faut les mériter par des épreuves, il faut passer par des épreuves pour les mériter. Le Rav ne comprend pas bien la Guemara. Elle dit matanot. Qu'est-ce que matanot ? Des cadeaux.
Des cadeaux, on les donne avec le sourire, avec des bonbons, des friandises, de bonnes choses: on reçoit un cadeau, c'est sympa. Qu'est-ce que cela veut dire, qu'Hachem nous a donné trois cadeaux, et qu'il faut passer par des épreuves pour pouvoir les acquérir ? Quels sont ces trois cadeaux ? La terre d'Israël, la Torah et le monde à venir.
Ce qu'on achète avec l'effort, c'est un achat réel. Ce qui arrive facilement n'est pas un achat réel. Erets Israël s'achète au prix des efforts, même aujourd'hui. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est au prix d'efforts, ce n'est pas facile. Mais c'est un achat, et c'est ce qui fait notre lien le plus fort avec Israël. Pour la Torah, c'est la même chose. Une personne qui a du mal à apprendre la Torah reste une bonne personne, comme le Rav.
Le Rav David, le Rav Touche: il est très difficile de l'apprendre. Mais c'est la difficulté, c'est l'inquiétude qu'il a, d'avoir un grand Tossefot et tout cela, et de ne pas arriver à progresser. Mais c'est l'étude pour l'amitié de l'homme réel. Il n'a pas besoin d'améliorer l'avenir. Ceux qui souhaitent l'avenir savent que dans cet avenir ils s'amélioreront.
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