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Pourquoi la voie difficile vers Erets Israël

Le Rav Bigon explique pourquoi Hachem fit passer le peuple par le désert, et ce que nous acquérons dans l'effort.

24 min

Rav Dov Bigon

Ensuite : Myriam, la langue mauvaise et la lèpre, 12 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Il y a deux chemins. Pourquoi ? S'ils prenaient le chemin, s'ils voyaient la guerre, ils retourneraient immédiatement à Paris. Mais s'ils prenaient l'autre chemin, ils ne retourneraient pas facilement. Il faut comprendre cette idée. Qu'est-ce qui se passe après cette chose ? Ce que l'homme reçoit facilement, il le relâche facilement. Ce que l'homme reçoit difficilement…

Le Rav nous dit, dans la paracha de Beshalla'h, c'est la sortie d'Égypte. On sort d'Égypte, et dans quel but ? Pour entrer en Erets Israël. On veut rentrer en Erets Israël. La question est: par quel chemin HaKadosh Baroukh Hou va-t-il nous faire entrer en Erets Israël ? Il avait deux possibilités. La première possibilité, c'est le chemin le plus court. Le chemin le plus court passait par le côté de la mer, la Méditerranée: on sortait d'Égypte, on passait en Erets Israël, on arrivait par Gaza.

On entrait par les portes de Gaza. Mais HaKadosh Baroukh Hou ne nous a pas fait entrer par Gaza, parce qu'à Gaza il y avait des guerres avec les Philistins. Ils étaient en guerre. Si nous étions entrés, nous aurions vu, en arrivant en Erets Israël, des attentats, des guerres, des armées, etc. Et comme le chemin était très court par rapport à l'Égypte, on serait tout de suite retourné en Égypte. HaKadosh Baroukh Hou nous a fait passer par Yam Souf, c'est-à-dire par la mer des roseaux, par le bas: c'est un chemin plus long, un chemin de Erer Kacha, un chemin dur et difficile.

Il fallait marcher longtemps, il fallait marcher dans le désert. Et la question est: pourquoi HaKadosh Baroukh nous fait-il passer par ce chemin ? D'accord, il n'y a pas de guerre. Mais en quoi faut-il passer par un chemin dur et difficile ? Afin que, lorsque les enfants d'Israël marcheront vers Erets Israël, il soit difficile de revenir en arrière. Ce n'est pas après avoir marché si longtemps dans le désert que l'on peut se dire: non, je veux retourner. On ne peut pas retourner, parce que c'est difficile. Première réponse.

Deuxième réponse: lorsqu'une personne s'est investie, qu'elle a beaucoup travaillé pour une chose,

alors elle ne veut pas, elle n'est pas prête à abandonner cette chose. C'est-à-dire qu'une personne qui a reçu une chose gratuitement, sans faire aucun effort, est prête à l'abandonner facilement. Ce que tu as acquis difficilement, ce pour quoi tu t'es cassé la tête, c'est beaucoup plus difficile à donner.

Et j'ai posé la question: si le Rav nous fait des cadeaux, qu'est-ce que cela veut dire, de nous faire des cadeaux ? Vous voyez, quand vous allez à un mariage, vous donnez un cadeau aux mariés. Qu'est-ce que c'est ? Vous donnez un cadeau. Pourquoi donne-t-on des cadeaux, et pourquoi y a-t-il aussi des cadeaux d'obligation ? Cette question, c'est exactement ce qu'il dit ici.

Ce que l'on reçoit en Israël, c'est un réel bonheur. Par exemple, l'étude de la Torah. Si, tous les jours, vous vous asseyez et que vous écoutez seulement les paroles de Dov Bigon, ou de Rabbi ou de quelqu'un d'autre, mais si vous vous démenez, avec les doigts et la tête, afin d'entendre le texte et toutes ces choses, alors vous pratiquerez la Torah. C'est vrai, c'est Israël, mais c'est aussi une partie de vous. Et c'est pareil pour Erets Israël.

L'homme qui vient en Erets Israël, s'il vient facilement, dès qu'il rencontre la plus petite difficulté, hop, il retourne à la galout. Mais s'il vient ici, il sort de l'armée, il s'éloigne, et ainsi de suite; il va à l'aéroport, il dit qu'il doit se réveiller le matin, un pauvre, il doit se réveiller le matin, tout cela… Il s'éloigne. Alors il ne s'éloigne pas facilement: c'est un grand débat.

Le Rav nous dit: la Torah nous enseigne dans la Guemara qu'il y a trois cadeaux que HaKadosh Baroukh Hou nous a donnés: la terre d'Israël, la Torah, et le Olam Aba. Trois cadeaux. Mais ces cadeaux ne peuvent être acquis que par des yissourim, par des épreuves. Comment est-ce possible ? Un cadeau que tu dois acquérir, on te le donne et tu dois galérer pour pouvoir l'avoir: qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas un cadeau.

Quand tu vas chez un Khatan, un marié, tu vas lui offrir un cadeau, et tu vas le frapper pour qu'il mérite le cadeau. Qu'est-ce que cela veut dire ? Et là, une des réponses, c'est que lorsqu'une personne veut véritablement acquérir quelque chose, il faut qu'elle s'investisse. Une personne qui ne s'investit pas… Par exemple, une personne qui est là toute la journée, en train d'écouter des conférences tout en s'amusant avec son téléphone. Il est clair qu'une personne comme celle-là n'acquerra rien du tout. Elle est là, elle est totalement passive, elle s'amuse avec son portable.

Elle écoute, elle est passive, elle ne pourra jamais acquérir la Torah. Mais une personne qui vient à un cours de Torah s'investit: elle essaie de comprendre le Khoumach, ce qui est marquant dans la Guemara, pourquoi c'est écrit ainsi. Elle s'y éprouve. Elle se donne de la peine, elle se lève tôt le matin, on se lève à six heures pour la Tefila de Chaharit. Elle se lève, elle fait un effort énorme. La Torah qu'elle va acquérir sera une Torah qui est à lui. Ce n'est pas la Torah du Rav: c'est sa Torah à lui.

Pourquoi le Chem nous a-t-il donné Erets Israël avec des difficultés comme celles-ci, alors que pour le Beit Hamikdash nous n'avons pas eu autant de difficultés ? On l'a perdu deux fois. Pourquoi ? D'abord on l'a eu tout de suite, puis on l'a perdu, pour avoir ensuite des difficultés. Pour le reconstruire, en fait.

Il a pensé que le Beit Hamikdash, nous l'avons construit sans autorisation. Sans autorisation. Non, si, nous l'avons, mais après cela nous avons des difficultés. Et maintenant nous sommes… Il nous faut deux mille ans d'« autorisation » pour arriver au troisième Beit Hamikdash. Nous n'avons pas terminé. Cela nous a pris deux mille ans pour arriver à la construction du Beit Hamikdash; on n'y est même pas encore.

Pourquoi l'avons-nous reçu la première fois, après la mort, et l'avons-nous reçu la deuxième fois, et ensuite nous attendons de le construire une troisième fois ? Oui, une troisième fois. Mais nous avons traversé toute cette histoire de préparation pour le Beit Hamikdash, et nous y avons passé beaucoup de temps. Oui, mais j'ai une autre idée.

Un juif sur trois est mort. Six millions de juifs ont été tués. Et aujourd'hui, l'inquiétude, la galout, est tellement grande qu'on dit que chaque autre juif, chaque deuxième famille, …

Cours de Machon Meir

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