Parachat Chemot (28/12/15)
Rav Yossef David
Ensuite : Shlla'h Lekha : l'échec des explorateurs au désert, 7 min
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## Ouverture de la paracha Chemot
Paracha Chemot. On ouvre le livre de Chemot. Après avoir terminé avec la famille de Avraham Avinou, avec la famille du peuple juif, on va commencer à s'occuper du peuple juif et de la naissance du dirigeant du peuple juif, celui qui va nous représenter jusqu'à la fin de Devarim, Moshé Rabbénou. Il s'agit de nous expliquer. On va donc passer à un peuple. La dynamique d'un peuple est différente de la dynamique d'une famille.
Et donc on va voir, à l'intérieur du peuple, des lois différentes, des histoires différentes. Quand on regarde ce qui est écrit dans la Torah, en gros, HaKadosh Baroukh Hou l'a écrite, il nous a demandé de l'écrire. Maintenant, de quoi parle la Torah, en gros ? Jusqu'à la fin des prophètes. De qui ? Du peuple juif. C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou, créateur du monde, il y a une chose qui l'intéresse, c'est le peuple juif. Et ce qui est marrant, c'est que la presse internationale aussi, ce qui l'intéresse, ce n'est pas le chiffre. Ça, ce n'est pas un hasard. Il y a une odeur de brûlé. Je ne sais pas où c'est, là-bas ça brûle. Ce n'est pas là-bas que ça brûle ? En tout cas, ça brûle. C'est sale, ça.
Donc si on réfléchit vraiment à ça, on doit avoir le vertige, en vrai. Mapitom, Réjouhou, qui est vraiment… on n'est pas des insectes pour lui, on est moins que ça. Mapitom, les chefs dont… Dans lequel il va s'intéresser, de quoi il va parler, dans lequel il va investir l'histoire de l'humanité et du monde, c'est le peuple juif. Donc c'est quand même une très grande responsabilité. Et le fait que le monde entier sent que ce qui arrive au peuple juif est une chose qui l'intéresse, c'est quelque chose de spirituel. Les gens ne savent pas pourquoi, mais ils s'intéressent à ce qui se passe ici. C'est intéressant.
Une journée normale à l'ONU: huit condamnations d'Israël. Quand vous imaginez ce qui se passe au Moyen-Orient, qu'il n'y a pas de condamnation pour les autres, et que nous, on a huit condamnations dans une journée, ça veut dire que, quand même, on est assez centraux pour eux. On fait vraiment partie de leur vie. Ils s'intéressent autant à nous. Dans une journée, journée de routine à l'ONU. Non, pas tous les jours: toutes les semaines, toutes les deux semaines, ils ont une crise, ils se rassemblent… C'est comme ça, c'est comme ça, c'est comme ça. Surtout qu'Obama, maintenant, il est avec les Arabes.
Je pense qu'il va le faire. Donc on rentre dans la paracha de Chemot. Et Chemot, après avoir parlé de la famille d'Israël, et ça a pris du temps, jusqu'à ce qu'on arrive à créer une famille d'Israël comme il faut, qui a fait la paix entre eux et tout, alors on peut créer un peuple. Quand on crée un peuple, on peut recevoir la Torah. Maintenant, je voudrais revenir sur la question principale.
Je voudrais expliquer ce concept de peuple juif. Sachez une chose: la chose la plus difficile que vous aurez à expliquer à des gens non religieux en Israël, ce ne sont pas les mitsvot, ce n'est pas la Torah, ce n'est pas le Chabbat, ce n'est pas la brit mila, ce n'est pas la pureté familiale.
Non, ce n'est pas le plus difficile. La majorité y croit. Plus de 80 % y croient déjà. Ce n'est pas ça. La chose la plus difficile à expliquer en Israël, c'est pourquoi HaKadosh Baroukh Hou a besoin d'un peuple. Et ça, les gens disent: « Ouais, je comprends, les mitsvot, c'est bien, c'est super chez vous, la table du Chabbat, c'est très beau, chez vous les religieux, vraiment, c'est très beau ce que vous faites. Ah, la pureté familiale, c'est important, je suis d'accord, c'est beau, c'est un équilibre dans un couple. » Ils te trouvent toutes sortes de raisons, et même des raisons spirituelles.
Mais ce qui dérange le plus, ce qui passe le plus mal, c'est pourquoi Dieu se concentre sur un seul peuple et pas sur toute l'humanité. Et ça, à cause du traumatisme de la Shoah, la société israélienne est encore très marquée. À cause de ça, les gens ont du mal à faire un préférentialisme quelconque pour une nation. Que le Dieu du ciel et de la terre lui-même s'intéresse à une nation, à un peuple, ça leur paraît complètement, mais complètement impossible au niveau moral. Vous avez compris le problème ? Vous avez compris la problématique dans leur tête, aux gens ? Surtout les descendants, la troisième génération de la Shoah. Vous comprenez le problème qu'ils se posent dans leur tête ? Pourquoi ça les gêne autant ? Ça fait un peu le troisième Reich, comme ça. Vous comprenez ? Genre: pourquoi le peuple serait élu, pour qui vous vous prenez, et tout ça.
Ça fait un peu impérialisme. Ils ne veulent pas entendre parler de ça. Vous leur parlez de mitsvot, ça va. Mais si vous parlez de peuple juif, de Terre d'Israël, c'est encore pire. « Pourquoi tu ne partages pas ? Qui tu es ? Pourquoi tu te crois au-dessus des autres ? » Je ne supporte pas. Et ça, c'est à cause de la Shoah. Les gens sont traumatisés, ils ne veulent plus entendre parler d'une idée comme ça, qui leur ressemble de trop près.
Maintenant, il faut expliquer pourquoi HaKadosh Baroukh Hou a choisi d'avoir un peuple, justement, et pas ce qu'Avraham avait voulu au début. On va dire: moi je vais convertir les hommes, Sarah va convertir les femmes, et on va s'occuper de toute l'humanité. Sachez une chose: si on avait suivi le plan d'Avraham, avant qu'il change son nom, on n'aurait rien fait pour l'humanité. On n'aurait rien changé à l'humanité. Parce que même si Avraham avait converti 70 %, 80 % de l'humanité, et Sarah 80 % des femmes, ça n'aurait rien changé.
Parce que les nations auraient continué à agir comme des nations, avec leurs intérêts, avec leur égoïsme, avec leur barbarie, et rien n'aurait changé. Parce qu'au final, celui qui prend le pouvoir, c'est celui qui le veut le plus, et certainement pas le plus tsadik. Et ça aurait donné ce que ça a donné dans toutes les nations. Pour améliorer l'humanité au niveau des nations, il fallait une nation. Comprenez ? Pour donner l'exemple: nous-mêmes, nous devons monter sur la scène des nations que nous avions quittée pendant des milliers d'années, et montrer que nous allons créer une nation sainte. Et là, on pourra parler aux nations. On pourra leur dire quelque chose. On a quelque chose à vous raconter.
Alors que si on était seulement des individus, ils diraient: « Ouais, bon, c'est facile de garder cette équipe. Il y a aussi des moines qui sont dans les montagnes, ils s'isolent, et ils ne font de mal à personne. » Ça ne nous intéresse pas. Mais on va vous voir, vous les juifs, quand vous serez ici. Ce qu'a dit Pascal… je suis à l'aise, Pascal. Il a dit que …
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