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Amos 2 : ce que cherchent les hommes dans la vie

Amos dénonce l'avidité qui écrase le pauvre, et l'indifférence qui fait de l'homme humble un transparent.

1 h 04

Rav Rony Akrich

Ensuite : Amos chapitre 5 : quand la relation entre les hommes se brise, 1 h 05

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On prend le Sefer Amos, perek bet, et pessouk daled dans le perek bet. Voilà. Ils sont où, les élèves ? Ils ont terminé le… — Tu notes au 23, toi ? — Tov. Je ne reviens pas sur ce qu'on a fait la semaine dernière. Simplement, je vous rappelle que nous avions terminé avec cette description des sept peuples, qui portaient chacun une responsabilité vis-à-vis d'eux-mêmes, vis-à-vis d'Israël aussi, et dont le projet conceptuel dans la littérature d'Amos…

Commencez toujours par la même litanie: Al Shlocha Pichei Yehouda, Baal Arbal, O Hachivenu… Celui-ci est le dernier, c'est Yehouda. Mais il est clair que nous avons parlé d'Edom, de Moab, etc. Et donc nous avions dit que nous ne les ferions pas, étant donné qu'il y a une manière récurrente de rappeler les fautes de ces peuples, et les fautes vis-à-vis d'Israël également.

Donc le dernier que nous avions vu, c'est Al Shlocha Pichei Yehouda, Baal Arbal, O Hachivenu, Al-Meassam, et Torat Adonaï, vehoukav lo shamarou. Ils ont délaissé l'enseignement de l'Éternel. Ils n'ont plus suivi non seulement l'enseignement, mais aussi la législation. Vayat'um kizvam. Et ils ont été menés, malmenés

par des prophètes que l'on appellera faux prophètes, c'est-à-dire ceux qui ont été capables de… de déliquescence par rapport à la réalité. Acher hilkhou avotam aharehem; veshalati esh be-Yehouda. En conséquence de quoi, on ne peut pas semer le vent sans récolter la tempête. C'est la phrase qui nous permet de conclure, d'une certaine manière, ce dont il était question ici.

Et à partir de là, au verset 6 de ce deuxième chapitre, je voudrais vous entretenir d'un certain nombre de choses qui me paraissent essentielles. D'abord, je crois que lorsque nous allons lire ce que nous allons lire maintenant, et je fais une très courte introduction, si j'en suis capable, c'est que j'ai l'intention, avec ce que nous allons lire, de vous emmener dans ce que j'appelle le bureau des objets trouvés.

Le bureau des objets trouvés n'est jamais le bureau où l'on va chercher ce qu'on possède déjà. Bien évidemment, nous allons au bureau des objets trouvés car nous sommes certains d'y trouver ce que nous… Je préfère ce que tu dis, toi: c'est-à-dire, bien sûr, ce que nous avons perdu. Mais il est bien clair aussi que ce qui nous manque peut se trouver aux objets trouvés, et pas seulement ce que nous avons perdu.

Ce que l'on vient y chercher est d'abord et avant tout quelque chose que, soit par perte, soit par manque, nous considérons, avant de le trouver, comme précieux. Ça peut être quelque chose de précieux financièrement, ou sentimentalement bien entendu.

Il y a quelque chose de récurrent dans le texte biblique, c'est le concept de la racine darash, doresh, qui donne midrash, drasha, et que l'on retrouve tout au long du texte biblique. Lorsqu'on demande à quelqu'un de donner une drasha, par exemple, c'est de dire quelques mots de Torah. En vérité, c'est une mauvaise traduction. Drasha, midrash, vient d'abord et avant tout du verbe exiger, anidrash: j'exige.

Mais drasha est aussi ce que l'on vient faire dans ce bureau des objets trouvés, c'est-à-dire demander, s'enquérir, examiner. Donc, en fin de compte, la drasha, bien avant d'être donnée, est d'abord ce que nous exigeons de nous-mêmes: ce que nous cherchons, la quête que nous menons vis-à-vis de ce que nous pensons avoir perdu.

C'est la raison pour laquelle j'ai dit qu'il avait plus raison que son voisin, étant donné que, plus que nous avons perdu, je crois que nous sommes conscients, oui et non, de ce qui nous manque.

La grande question dans ce que nous allons lire, c'est: que cherchons-nous dans la vie ? Écoutez bien ce que je dis. Que cherchons-nous dans la vie ? Article défini, bien avant vie. Et que cherchons-nous dans notre existence ? Et là, il y a le possessif. Il y a donc non seulement la définition que nous accordons à la vie, mais il y a aussi de quelle manière posséder l'existence.

Vous voyez, ce sont des propos qui sont, d'une certaine manière, radicaux, mais d'une autre manière cardinaux, c'est-à-dire essentiels, fondamentaux. Et il est bien évident que c'est à cela que nous sommes appelés, n'en déplaise à certains qui se concentrent essentiellement sur le fait de savoir comment mettre un pied devant l'autre. Ce n'est pas banal ni inutile, mais ce n'est pas l'essentiel. Car l'essentiel, dans les pas qui sont les nôtres, est de savoir d'où viennent ces pas et où vont ces pas, afin d'essayer de reconnaître, dans chacun de ces pas, une raison d'être.

Voilà, c'est ce que je voulais vous dire en introduction. Mais on va passer au texte. On passe. Que cherchons-nous ? Posséder notre existence, ça veut dire comment en devenir les véritables propriétaires. La vie, j'ai dit, c'est la définition que nous donnons à la vie, article défini. Quelle est la définition de la vie, et de quelle manière posséder l'existence ?

Vous avez tous un Tanakh, les enfants ? Je vous remercie. Donc nous y allons, verset 6: Ko amar Adonaï. Vous connaissez cette formule: ainsi parle l'Éternel. Vous vous rappelez même la définition de Adonaï que nous donnons par rapport à Elohim; nous l'avons déjà dite.

Al shloucha pichei Israël: trois fautes qu'auraient commises, trois erreurs, trois manquements d'Israël. Veal arba lo achivenou: et pour la quatrième, qui viendrait être, comme nous l'avons dit, la goutte qui fait déborder le vase, eh bien, je suis obligé de réagir. Réagir à quoi ? Vous allez voir, étonnamment, qu'en aucun cas, dans ce passage, et je vous ai dit que j'avais une faiblesse pour Amos, il est le prophète non pas seulement à partir duquel, mais essentiellement celui qui va nous montrer la définition de la vie et comment posséder l'existence.

Non pas dans la contingence de l'homme vis-à-vis de Dieu, mais dans la contingence de l'homme vis-à-vis de l'autre homme. Seulement, seulement. Et au chapitre 8, je crois, nous aurons un sous-entendu, mais encore une fois dans les rapports de l'homme avec l'homme: un sous-entendu que ces hommes que nous allons rencontrer, et ils vont vous étonner, faisaient Chabbat et commémoraient Rosh Hodesh, c'est-à-dire la néoménie.

Voilà, vous avez un peu l'image d'ensemble de ce dont il est question. Je pense que ce sera un des grands moments de votre année que de lire et de découvrir ce qui est écrit ici, bien qu'une heure soit insuffisante, je vous le dis de suite.

Quelle est la quatrième faute qui va faire déborder le vase ? Al mihram ba-kesef tsadik: lorsqu'ils ont vendu à prix d'argent, à prix de monnaie sonnante et trébuchante, le tsadik. Non, pas celui qui a une auréole autour de la tête. Essayez d'oublier cette image trompeuse et erronée du tsadik et de l'espèce d'auréole qu'il y a autour de lui.

Le tsadik, c'est-à-dire le juste, est celui qui a été capable d'ajuster le monde à la justice de la création, et qui a été capable d'ajuster à la création divine la justice qui lui était dévolue. C'est-à-dire que le tsadik est le juste capable …

Cours de Machon Meir

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