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La volonté, moteur de la techouva selon le Rav Kook

Pourquoi la techouva exige un engagement de tout l'être, et comment la volonté éveille la pensée et l'âme.

51 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : La techouva naturelle, corporelle et psychique, 51 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Pnimiout Hey. Le titre, le titre, c'est ou c'était inconnu. Mahoute Arekhit, une dimension de la souffrance qui accompagne le péché. C'est la souffrance de l'âme. Yissourei HaTechouva, c'est la souffrance qui accompagne la techouva. Malgré le fait qu'on fait techouva, qu'en principe ça doit aboutir vers une dimension de joie,

mais pendant la techouva, il y a des moments de souffrance, et finalement la guérison vient. Le thème de la guérison après la techouva, c'est ce que le Rav désigne ici en termes de, voyez le texte, Marpé et Aratan. Marpé*, voulant dire guérison, qui apporte sa lumière avec. Les quelques textes qu'on va faire maintenant nous préparent aussi au chapitre suivant,

qui va beaucoup parler du thème de la volonté telle qu'elle est inscrite à l'intérieur de la techouva. Ça s'appelle en hébreu Hatzon. C'est le Hatzon, qui est la volonté, finalement, qui est à la base même de notre mouvement de techouva. Bon, on va prendre d'abord dans notre *Yud Dalet le petit paragraphe. Gary, tu vas nous lire ça. Tu lèves ta voix très fort.

Pas mal d'hébreux aussi à prendre sur le chemin, donc pour nous c'est un texte riche. C'est évident pour chacun de nous que si on parle de techouva, c'est déjà un engagement très sérieux. On ne peut pas considérer qu'on rentre dans un domaine authentique de techouva

tant qu'il n'y a pas un engagement de tout notre être. Donc le thème de la volonté est essentiel pour la techouva. C'est sûr que si je veux faire techouva, c'est quelque chose de sérieux, d'authentique. Donc la volonté est absolument nécessaire. Se laisser aller et ne pas prendre… Si on veut faire techouva, on se trouve dans une situation dans laquelle l'homme se rend compte que ça ne va pas.

Il est conscient que ça ne va pas, parce qu'il a fait des choses qu'il ne faut pas. Et la prise de conscience qu'on devrait mettre en marche un processus de techouva, quand elle ne vient pas, c'est douloureux pour l'homme. Le Rav parle de ça. Il parle de la souffrance de l'homme qui voit qu'il n'arrive pas à réveiller en lui-même des forces pour s'engager dans une techouva authentique. Et d'autant plus que…

Pour faire vraiment une techouva authentique, il faut utiliser notre capacité intellectuelle. La différence essentielle qu'il y a entre le monde de notre pensée et le monde intérieur, qui est lié à la liberté, à la techouva et à l'action humaine, c'est que la pensée est facilement réversible. Ce n'est pas difficile de penser une possibilité ou une autre, qui est le contraire.

Ça se passe facilement au niveau de la pensée. Mais au niveau de l'engagement de l'homme, c'est sûr que non. Quand un homme s'engage dans une direction, il est déjà engagé dans cette direction. Pour aller ailleurs, c'est tout un changement. C'est pour ça que, quand on veut faire techouva, on essaie d'introduire notre pensée avec sa capacité de réversibilité, et de considérer les choses dans tous les sens, à l'intérieur de notre monde de sentiments

et d'engagement intérieur, notre psychologie intérieure, qui est beaucoup moins réversible que ne l'est la pensée. Et c'est quand cette pensée rentre en jeu et commence à travailler pour essayer de corriger les choses qu'on peut arriver à mettre en marche notre techouva. Mais cette force intellectuelle ne peut commencer à travailler que si vraiment on fait ça de tout notre cœur. S'il n'y a pas la volonté,

il n'y a pas moyen de mettre en marche réellement nos forces de réflexion pour faire notre techouva. Est-ce que vous comprenez ce que je dis ? La volonté, c'est celle qui permet de mettre en marche des processus intellectuels forts, puissants. Elle prend sa source quelque part, à l'issue de la rencontre, à cet endroit où se retrouve la rencontre entre notre âme et notre nefesh.

Le nefesh, c'est cette zone dans laquelle se trouve le mérite, la liberté, le choix. La bonne volonté qui est en nous fait partie de cette présence divine qui est au fond de nous-mêmes, qui est notre âme. Qui est, d'après ce que nous disons, une étincelle de divinité qui est au fond de nous-mêmes.

Je parle essentiellement d'un Israël chez lequel c'est une dimension beaucoup plus forte encore que déjà un homme qui, tout homme, a déjà une dignité intérieure. Mais un Israël est encore plus touché par cette dimension-là d'une âme présente. Il faut laisser… La grande difficulté, c'est quand l'homme ne laisse pas, à cause d'un certain intérêt, son âme apparaître, parce qu'il n'est pas intéressé à écouter sa conscience.

Parce que ça remet en question peut-être d'autres plaisirs, d'autres intentions. On ne veut pas faire sortir trop notre conscience, parce que si je la fais sortir, ça dépend d'autre chose. Mais quand l'homme veut faire techouva, c'est quand il décide, finalement, de permettre à son âme de s'exprimer. Vous allez voir le texte. Ici, il s'agit de quelqu'un qui est en train de faire émerger sa volonté.

C'est toujours très difficile de savoir où est-ce que ça commence réellement. Mais c'est sûr que quelqu'un qui veut faire techouva et qui sent que c'est difficile, il vient à Yerouchalaïm et il rentre au Makhon Meir. Tu comprends ce que ça veut dire ? Il va chercher un lieu dans lequel on s'occupe de ça, dans lequel il y a un état d'esprit, dans lequel on veut faire ça. Il y a un volume éducatif, un volume culturel, un volume de désir spirituel qui te met

en situation pour faire techouva. Je pense que quelqu'un qui sent que c'est difficile, mais qui sent qu'il faut faire techouva, ce qu'il faut lui conseiller, je suis sûr, ce n'est pas de rester tout seul dans son coin. Dans quelle mesure, au Makhon Meir, on s'occupe de techouva ? La plupart des gens qui sont au Makhon Meir ne sont pas forcément des baalei techouva. Ce sont essentiellement des bons juifs qui veulent

agrandir leur judaïsme. Ils ont déjà une base, des gens qui ont déjà souvent fait l'école juive avant. Tous, mais souvent, et qui veulent voir les choses en grand, à l'intérieur d'Israël, dans le contexte de Jérusalem. On voit les choses autrement, parce qu'il y a une grandeur. Mais c'est sûr que parmi nous, il y a des baalei techouva. J'en suis. On vient de loin, et on fait notre chemin. Et autour de ça, c'est sûr que

il y a des moments dans lesquels on n'a pas de force, des moments dans lesquels il faut aller chercher l'endroit. C'est sûr qu'il y a des endroits qui sont meilleurs que d'autres, il y a des moments qui sont meilleurs que d'autres. Il faut l'aider. Ici, le Rav parle de ça. On va reprendre le texte à nouveau, en regardant de plus près. Bon, leshaer… Leshaer, c'est apprécier, mesurer.

Le mot leshaer est en rapport avec le mot chiour. Le mot chiour veut dire mesure, ok ? Donc, leshaer, on ne peut pas mesurer, on ne peut pas imaginer, mais enfin, mesurer, c'est une bonne traduction. Et ta'tsahar, la souffrance… Tu vois où on est là, Emmanuel ? Tu as un texte ? *Sha'ar …

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