Le putsch d'Adonia contre la succession de David
Adonia s'élève par orgueil, se constitue un parti et un char, tandis que David et Nathan refusent de s'y mêler.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Les derniers jours de David et la question d'Avichag, 1 h 00
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chapitre 1, verset 5, pardon. Nous avions vu la semaine dernière la fin de vie de David, l'arrivée d'Avishag à Shounamit, et nous allons maintenant entrer dans le vif du sujet. Vous connaissez les règles d'enseignement, donc nous pouvons commencer à gravir les échelons du Tanakh.
Versets 5 et 6, c'est ce que je viens de lire. Nous allons les voir ensemble. Je traduis. Vous vous rappelez: Kriya, she'ela, havana. Ve'Adonia ben Hagit. C'est clair, on n'a pas besoin de traduire. Mitnaseh, les mots: ani emlokh, vayas lo rekhev ufarashim, vehamishim ish ratsim lefanav. Mitnaseh, cela veut dire qu'il s'enorgueillit. C'est d'ailleurs mitnaseh. Nasé, en hébreu, c'est le sujet, la forme possessive de nasé: être le sujet.
C'est s'assujettir à soi-même, c'est l'orgueil. Vous avez donc là, à travers la terminologie elle-même, une sémantique qui vient vous enseigner une leçon. Être le sujet de soi, c'est bien évidemment ce que nous essayons de faire. La problématique de ceux qui veulent être de manière exacerbée le sujet d'eux-mêmes, c'est qu'ils peuvent tomber dans l'autosatisfaction du sujet, c'est-à-dire être orgueilleux.
Est-ce que c'est clair, ou y a-t-il une question ? Adonia, la première présentation que nous avons dans le texte: vous ne savez pas qui est Adonia ? Bon, il est le fils de Hagit. Qui est Hagit ? Une épouse de David. Oui. Ils sont tous fils de David, mais si l'on veut les signifier, il faut les signifier par rapport à la mère. Le père est singulier, mais les mères sont plurielles. Il vaut donc mieux dire la mère. Nous n'en avons pas encore parlé.
Ve Adonia ben Hagit mitnaseh, les mots... Cela veut dire, bien entendu, « les mots », ani emlokh, vayas lo rekhev ufarashim. Asseyez-vous, messieurs, le cours commence à midi. Vous savez qu'on peut dire les mots autrement: on peut dire dabar.
Peut-être vous l'ai-je appris ? En tout cas, si je ne vous l'ai pas appris, je vous le dis maintenant. Ledaber est un langage de rudesse, alors que lomar est un langage de tendresse. Vous venez de recevoir une clé gratuite pour entrer dans le Tanakh. Je vous l'ai dit et je vous le répète: la majorité d'entre nous, avant d'étudier le Tanakh, écoutons la lecture de la paracha ou de la haftara, et nous ressortons de la Beit Knesset de la même manière que nous y sommes entrés, sans rien avoir compris du sujet.
Il faut des clés pour pénétrer la teneur, la tension et la densité du texte. Voici une clé: lorsque la phrase dit lomar, on n'a pas voulu dire dabar, et lorsqu'elle dit dabar, on ne veut pas dire lomar. Vous allez vous en rappeler avec le mémo technique que je vais vous enseigner. Abba medaber: quand le père parle, c'est le droit et le devoir. Ima omeret: parce que la mère dit, c'est l'amour, c'est-à-dire la consolation, si vous voulez. Vous voyez dans quelle terminologie: le premier, le droit et le devoir; ani medaber, ani omeret. Clair ? Parfait.
« Les mots: Ani emlokh ». Moi, je règnerai. Vayas lo rekhev ufarashim. Il s'est construit, enfin, il s'est fabriqué un char. Imaginez le char, vous êtes allés au cinéma dans votre vie. Ufarashim, les cavaliers; vehamishim ish ratsim lefanav, et cinquante hommes courent devant lui. Imaginez la scène, à la Cecil B. DeMille, Metro Goldwyn Mayer.
Et vous voyez là un homme qui nous interpelle, parce qu'il n'y a rien d'autre en amont que le fait qu'Adonia, fils de Hagit, s'est fait un char, qu'il a pris des cavaliers, qu'il a pris des soldats qui courent devant lui. Qu'est-ce que vous entendez quand je lis cette phrase, qui est l'introduction à nos versets d'aujourd'hui ?
Qu'est-ce que vous entendez ?
— Il part à la guerre.
Quelle guerre ? Il y a Feméon... mais quelle guerre ? Moi, je... Shalom aleikhem. Ah oui. Passez à mon bureau. Vous avez là aussi un maître d'océan. Hachem... même si vous ne le saviez pas avant, où allez-vous tomber ? Revenons à nos moutons. La réflexion de notre ami est juste. Ce qui me manque, c'est la précision de la terminologie employée. Partir en guerre, oui, mais je n'accepte pas ce que tu me dis, parce que je connais l'histoire, bien entendu. Dans le texte, il n'y aura pas de guerre, et je vais dire tout de suite pourquoi. Par contre, j'accepte ce qui m'a été dit, je ne sais plus où: on part en guerre, enfin, pour la couronne, pas contre, mais pour, bien entendu.
La terminologie employée ici... Je vous livre un certain nombre de choses que nous n'avons pas le temps d'aller voir. Si notre cours avait lieu tous les jours, une heure par jour, on serait en train de jongler avec le Tanakh. Sachez simplement que cette manière d'avoir pris un char, d'avoir mis des cavaliers devant, et d'avoir mis devant les cavaliers des coureurs en armes, il l'a apprise de son frère aîné, Avshalom, qui était le fils, non pas de Hagit, mais de Maaca: je l'ai noté pour ne pas me tromper. Il y avait tellement de femmes que je me trompe toujours. Le fils de Maaca, donc. Il y avait une autre femme, Ahinoam, dont le fils est Amnon. Mais Avshalom, que vous ayez ou non entendu cela, je vous le dis maintenant:
Avshalom a véritablement pris les armes contre son père. David s'enfuira de Jérusalem et se réfugiera chez son mekhoutan, c'est-à-dire le père de la femme de son fils, en territoire de Moab, pour préparer la revanche, car il part de Jérusalem avec armes et bagages. Mais Avshalom a pris les armes, et pas seulement pour prendre le pouvoir. Vous entendez le mot que j'utilise ? Pour prendre le pouvoir. Il voulait contrer le pouvoir de David. Ici, non. Nous sommes dans un cas de figure qui ressemble, mais qui n'est pas la même chose, car il n'y aura pas de conflit armé. J'accepte donc le mot « guerre », mais où est la guerre ici, le conflit ? Parce qu'en fin de compte, lorsqu'on agit comme ça...
Adonia ben Hagit. Moi, j'aurais une question à vous poser. Je la pose parce que je joue le rôle de l'élève et du professeur. À part Adonia ben Hagit — son char, ses cavaliers, ses soldats — il n'y a personne d'autre là. Qui s'intéresse à ce qu'il est en train de faire ? La question est: dans quel contexte cela se situe-t-il ? Nous avons vu que David n'avait pas choisi de successeur. Rien n'a été dit. C'est ce que nous avons décidé en classe, mais rien n'est écrit. Nous restons collés au texte. Ce que je constate, c'est qu'Adonia ben Hagit agit de cette manière. Je vous demande de rentrer dans sa tête et de me dire ce qui se passe.
Notre ami a bien fait de poser la question, car il a relevé le sujet il y a un instant. Avshalom a été tué par Yoav, et Amnon, l'autre frère, a aussi été tué. Adonia est donc le troisième du nom, …
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