Les derniers jours de David et la question d'Avichag
Comment le roi David, affaibli, est réchauffé par Avichag, et ce que le récit enseigne sur la succession.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Le sens prophétique de l'histoire d'Israël, 59 min
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Bon Ero Tov, à tous nos téléspectateurs également. Shalom, shalom. On commence. Je ne fais que terminer l'introduction qui fut la nôtre, à savoir que vous allez inscrire sur vos cahiers la didactique d'étude, c'est-à-dire de quelle manière nous allons étudier, afin que vous sachiez comment vous présenter devant les textes au fur et à mesure que nous les ferons.
Vous marquez Chitat Limoud, la manière que nous allons avoir pour étudier: Kriya, c'est-à-dire que nous lisons le texte; Sheéla, c'est la question, dont il va falloir relever ici l'intérêt; et Havana, c'est la compréhension. Je répète: Chitat Limoud: deux points, Kriya, c'est la lecture, Sheéla, c'est la question, Havana, c'est la compréhension.
Maintenant, à la ligne, nous arrivons à devoir inscrire Ma, Er, Lama. Ma, c'est quoi ? Er, c'est comment ? Lama, c'est pourquoi ? Vous mettez Ma, Er, Lama. À côté de Ma, ce qui m'intéresse, vous avez en tête: essayez de rentrer le plus rapidement possible, et en baissant la tête, parce que vous êtes vus en direct. Et prenez un Tanakh, Melachim Aleph voyellé, cahiers, crayons et tutti quanti, puisque nous sommes en études et pas en congés. Donc je répète: Chitat Limoud, Kriya, Sheéla, Havana.
Ensuite, ligne après ligne: Ma, Er, Lama. Le quoi ici ? Ma katouv, Er katouv, Ve lama katouv. Ma katouv, qu'est-il écrit ? Er katouv, comment est-ce écrit ? Ve lama katouv, pourquoi a-t-on écrit cela de cette manière ?
Mais je ne m'arrête pas, dans ce Ma, Er, Lama, au simple Katouv. Je veux rajouter: vous avez mis Ma, Er, Lama, Katouv aux trois rangs, mais à côté de Katouv, rapidement, s'il vous plaît. Essayez d'être à l'heure, ça me dérange énormément. Et à côté de Ma katouv, il y a Ma kara, Er kara, Lama kara. C'est-à-dire: Ma kara, qu'est-il arrivé ? Comment est-ce arrivé ? Pourquoi est-ce arrivé ?
Nous sommes dans ce que nous appelons la didactique, c'est-à-dire la manière d'étudier. Ceci va être explicité une fois pour toutes, et nous ne reviendrons jamais plus là-dessus, parce que c'est à travers l'expression didactique que nous allons travailler.
Ma katouv, Ma kara, Er katouv, Er kara, Lama katouv, Lama kara. Il y a une femme qui… Je veux vous dire: tu n'as pas de Tanakh ? Tiens, prends le mien. Moi, j'en ai dans la tête. Il y a une chose que je rajouterai: dans la ligne Ma katouv, Ma kara, je mettrai les deux flèches de « cela entraîne que ».
David, à côté d'Avner, il y a de la place. Allez-y, et surtout, essayez d'arriver à l'heure. Vous direz au Rav précédent: Monsieur Rony Akrich est très, très à cheval sur les horaires. Nous sommes à Melachim, à la page. Ceux qui sont en retard devront prendre la loi didactique de l'étude du Tanakh de l'heure, euh, de l'heure prochaine.
Donc, à la ligne Ma katouv, Ma kara, je mettrai les deux traits fléchés en disant: cela nous entraîne vers quoi ? Cela nous emmène à savoir si nous sommes capables, à travers le tableau que je vous ai dessiné, d'entendre quel est le message pour les générations. Car vous savez que le livre que vous avez entre les mains n'est pas là pour vous raconter l'histoire qui s'est déroulée.
Chaque texte inscrit dans les vingt-quatre livres, de Béréchit à Divrei HaYamim Bet, est là pour vous enseigner, à travers ce qui fut, quelle est la leçon pour votre génération. Il y a dix ans, ici même, nous avons étudié Melachim. Nous avons posé les mêmes questions: Ma katouv, Er katouv, Lama katouv. Nous avons lu.
Nous avons lu la même chose il y a dix ans, comme aujourd'hui. La question posée a été pratiquement la même il y a dix ans et aujourd'hui. Mais là où le bât blesse, c'est que lorsque je vous ai dit Havana, la compréhension des questions posées, dans leur côté épique et cardinal, les réponses seront différentes. Pourquoi ? Parce que nous savons aujourd'hui des choses que nous ne savions pas à l'époque. Et donc l'appréhension, comme la compréhension du texte, dans la leçon qu'il possède, dans l'intrinsèque du texte, est différentielle. Est-ce que c'est clair ? Pas de question.
Lorsque je dis qu'il y a un limoud, le limoud est poré, c'est-à-dire source d'étude. Si le limoud que vous êtes en train de faire… Et c'est valable pour tout, hein, la didactique que je vous donne ici. Enfin, pour le Tanakh, bien entendu, parce que c'est LE livre des livres, le Kodesh HaKodachim de la littérature hébraïque, puisque sans ce livre, il n'y aurait pas de littérature hébraïque.
Et lorsque nous rappelons la mémoire d'un de nos maîtres, et ô combien célèbre, le Rav Yehouda Léon Ha-Kohen zatsal, lorsqu'il venait nous dire qu'il était étonné devant l'étonnement de chacun, lorsqu'il rentrait chez son Rav et voyait tellement de livres: la réflexion du Rav était de lui dire: ne vous étonnez pas de ce à quoi vous croyez, mais étonnez-vous que nous sachions si peu et que nous ayons tellement besoin de livres. Car si nous savions, nous n'aurions besoin que d'un seul livre: votre livre, devant vous.
C'est-à-dire, et encore, le Midrash vient et dit: si nous étions véritablement capables de savoir, nous n'aurions besoin que des cinq premiers livres et du livre de Yehoshoua. Mais c'est une autre histoire. Donc rappelez-vous que votre rôle à vous, moi je connais mon rôle, votre rôle va être, à travers cette didactique: Kriya, Sheéla, Havana, Ma katouv, Ma kara, Ma'hu sheded oroth, Er katouv, Er kara, Lama katouv, Lama kara.
Il faut vous imprégner de cette didactique-là. Sinon, vous allez passer à côté des textes essentiels. La Michna ne vient expliquer que le texte ici. La Guemara va discuter sur la Michna, qui est venue expliquer le texte d'ici. Et lorsque les Amoraïm vont devoir disputer le sens de la leçon, ils se disputent par des versets du Tanakh.
On raconte cette histoire amusante: deux étudiants de Bné Brak, de la yeshiva de Ponevitch, se rencontrent, et l'un dit à l'autre: « Mon père m'a fait un cadeau extraordinaire. » — « Ah bon, et lequel ? » — « Il m'a offert un livre où il y a toutes les citations de la Guemara. » Or son père lui avait acheté un Tanakh.
Donc, essayez de comprendre ce que je veux dire à travers ce que je dis, et surtout ce que je ne dis pas. Vous êtes avec moi ? Alors, on commence. Et lis-nous le premier verset.
— Ve'hamélekh David zaqen ba bayamim, va'yavo'u bagadim, va'yekassouhou, va'lo yihom lo.
Bon, on va prendre ce verset pour commencer. On va commencer doucement et ensuite, au fil des semaines, prendre la vitesse de croisière. Pour l'instant je veux aller doucement. Il faut que vous mettiez en pratique ce que nous venons de dire comme présentation didactique.
Ve'hamélekh David zaqen ba bayamim, va'yavo'u bagadim, ve lo yihom lo: c'est versé à lèvres. Vous devez avoir le texte devant les yeux …
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