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L'amour comme chemin vers Roch Hachana selon le Rav Akrich

Pourquoi la vertu conjugale et la mitsva ne sont pas un simple devoir mais l'expression de l'être aimant.

1 h 03

Rav Rony Akrich

Ensuite : L'homme que Dieu cherche plutôt que ses offrandes, 1 h 10

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shalom les coulams, shalom à nos chers téléspectateurs. Je vous rappelle que le cours de la dernière fois est déjà en ligne, donc pour faire chazara, c'est très aisé. Et la raison en est non pas simplement que les gens de Honolulu puissent écouter Rony Akrich, mais que ces étudiants puissent faire chazara comme il se doit.

Nous avons vu la semaine dernière, dans Michée, le prophète Michée, de l'époque du milieu du Premier Temple, une chose absolument essentielle. D'abord, nous avons vu le prophète, comme tout prophète, monter sur son en plein Jérusalem et haranguer la foule. Nous avions vu que la manière de haranguer la foule, c'était avec sarcasme et cynisme. Nous sommes maintenant dans Michée, chapitre 6, versets 6 et 7, qui concernent le sarcasme et le cynisme de Michée. Or, au verset 8, il y a une réponse aux deux questions cyniques et

sarcastiques du prophète, une réponse au ton qu'utilise le prophète et surtout au sens qu'il donne à ces phrases-là. Le verset 8 est essentiel parce qu'il est, bien évidemment, la réponse au sarcasme du prophète: Adonai. C'est la techouva qu'on entend chez Michée, la même techouva, ou une ressemblante. Quand je dis la même techouva, la même réponse, je parle dans le sens de la tension et de la densité du verbe. Et cette réponse est claire: ce que Hachem exige de toi, toi, l'homme, vous avez vu ? Adam.

Ce n'est pas simplement que je m'adresse à toi pour te dire ce que je voudrais te dire, mais je dis à toi, qui, dans ce sens, doit être entendu comme Adam, c'est-à-dire que, parce qu'il y a dans le toi la belle et la bête, le toi que j'interpelle, contrairement, ou pas contrairement d'ailleurs, à la volonté de dans le texte, c'est de faire valoir la prépondérance de la belle sur la bête, et pas autrement. C'est clair.

Nous avions terminé avec cela. J'ai pensé, c'est pour ça que j'ai demandé les Tanakhim, que depuis tout à l'heure je réfléchis: est-ce que je vais dans Yeshayahou ou est-ce que je vous fais ce que je voulais vous faire, le texte du Rav Kook ? Je crois qu'on va faire le Rav Kook, et on verra. On laisse ça pour entre Roch Hachana et Kippour. Je continue sur le même ordre d'idée, c'est-à-dire sur le filigrane de la pensée qui vient signifier, ostensiblement, la prépondérance de l'identité morale de la manière d'être homme sur toute autre identité, folklorique, religieuse, ou ce que vous voudrez. Le sens du Tanakh, de sa première page, Béréchit, jusqu'à sa dernière page, dans Divré Hayamim, est un sens univoque de l'identité morale de la manière d'être homme.

En clair, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais ce que dit de manière sarcastique Michée, c'est: « Venez-vous m'amener des béliers, des huiles ? » Pour les petits Juifs français qui parlent mal français, ils diront: « Arrête de nous faire zarma ». Bon, c'est un peu le langage de la rue. Mais nous nous disons qu'il y a là, dans le sarcasme de Michée, la tentative de cesser de faire du zèle religieux. Ce que je cherche, dit Michée, et on l'a vu ensemble, ce n'est pas ce que tu m'amènes, mais c'est toi que je cherche. On avait bien entendu ce que ça voulait dire, ce présentiel de Roch Hachana et Kippour: éviter toutes les manières de se présenter pour débiter une prière. Le débit n'est que dans la boisson. Mais les débits de prière, ça n'existe pas. C'est-à-dire ?

Donc, lorsque je veux essayer de vous faire entendre ce qu'il veut dire, Michée, mais pas seulement Michée, on aurait pu voir Yeshayahou, on le verra, Yirmiyahou, qui est à la fin du Premier Temple, et dans la rue, il invective carrément dans les faubourgs de la ville: « Arrêtez votre cirque ! Cessez vos démonstrations ! Arrêtez de penser qu'il est possible, à travers les avoirs que vous penseriez m'offrir, qu'il y ait la condition de pouvoir être et devenir. » Je répète. Est-ce que vous pensez sincèrement que votre présence, à travers vos avoirs, vous permettra de définir l'être que vous êtes au devenir ? Non. Bien sûr que non. Tous ceux qui agissent comme cela agissent par crapulerie spirituelle.

Nous allons voir maintenant un certain nombre de choses. On va voir le Rav Kook et ce qu'il dit dans Orot HaTechouva, mais Maïmonide aussi. C'est bien ? Quand j'emploie le mot techouva, la racine c'est ? Chouv. Chouv a trois occurrences. Lesquelles ?

Revenir, répondre, et le troisième, celui qu'on emploie le plus: repentir. Retour, réponse, repentir. Or il n'est possible qu'il y ait un repentir que s'il y a véritablement une question à laquelle vous auriez osé accorder une réponse, et que, conscient de la réponse à la question qui est la vôtre, vous pensiez qu'il faille revenir, d'où le repentir. Est-ce que vous suivez le raisonnement logique ? Sans la question... Shalom Arav Naam. Merci.

Mes amis, les rendez-vous que nous avons avec l'histoire sont des rendez-vous qui nous demandent d'être à l'heure. C'est très important, la ponctualité. La ponctualité, comme on disait, Daniel, c'est comment pour les seigneurs ? La politesse des rois. Alors je suis désolé, mais si nous sommes Benim et Aminim, et nous sommes aussi Benim et Lachim, des enfants de rois, la ponctualité ne sert pas seulement au respect du maître qui vient enseigner, mais au respect de la leçon. Le respect de la leçon. Et puis imaginez que vous ayez un grand rendez-vous et que vous arriviez en retard. Comment feriez-vous ? Lorsque le rendez-vous ne serait plus, et que vous seriez dans l'attente de ce que vous avez manqué, c'est très grave. Très, très grave. Parce que je prends les choses dans leur dimension intérieure, profonde, réfléchie, émotionnelle. Je ne considère rien à la surface, même pas vous.

Donc, le mot techouva, repentir, réponse à la question. Parce qu'il y a réponse à la question, il y a un repentir. Et lorsqu'il y a un repentir, il y a, dans le concept établi par le Rav Kook, qui est bouleversant, révolutionnaire, après la réponse à la question qui m'amène au repentir, à la remise en question, le retour à mon identité naturelle, c'est-à-dire à l'ontologie de l'être que je suis.

Je dirais, et vous devez noter, je vous ai déjà dit qu'il faut noter: il n'y a rien de marqué dans le ciel, même si on vous a chanté cette Ramona-là. Il n'y a rien d'écrit dans le ciel. Pour le Rambam, la techouva, je veux que vous notiez cela: la techouva est un mouvement naturel de l'âme ou de la conscience. More Nevoukhim, le Guide des égarés, Rambam. C'est bien ? La techouva est un mouvement naturel de l'âme ou de la conscience. Lorsque je dis mouvement naturel de l'âme et de la conscience, c'est-à-dire que mon regard va se porter sur moi, pas sur les autres, attention, sur moi, sur mon comportement et sur ma manière d'être.

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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

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