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Parachat Ki-Tavo (09/09/14)

52 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Ki-Tavo (19/09/16), 54 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Nous nous trouvons dans la paracha de Kitavo, une paracha qui est célèbre pour les malédictions qu'elle contient, entre autres, et qui font toujours peur. Vous savez que, à chaque fois que l'on doit faire monter quelqu'un pour la lecture des malédictions, en général on prend soit le plus âgé, à qui il ne peut plus rien arriver, soit le rabbin dit: allez, avec les mérites, il va pouvoir... Mais souvent... Mais bon, nous, on n'a pas peur.

Un pauvre ? Ah oui, le pauvre, il va éclater. Il y a toutes sortes de choses, parce qu'il lui est déjà payé, le pauvre, donc il n'y a plus rien à payer. Une chose comme ça, moi ? Non, j'en ai. Non, c'est... Dans tous les cas, vous comprenez, c'est... Donc c'est une paracha avec ça. Il y a dedans quatre sujets au moins, que j'ai prévus et dont on doit parler. Et vous allez voir que ce sont des sujets d'une grande actualité. Donc, la paracha, je l'ai divisée en huit parties.

Non, non, pendant qu'on voit les parties, ok ? La première partie, on parle de la prière que les Juifs doivent faire quand ils montent au Beit Hamikdash. Vous savez, quelqu'un qui a dans son jardin un arbre... On n'est pas obligé d'être agriculteur pour ça. On peut avoir un jardin et avoir un arbre fruitier. Disons que c'est un arbre fruitier, des sept espèces d'Erets Israël. Bien. Alors, il y a une halakha qui dit que, dès qu'il se promène dans son champ, il voit... Tout d'un coup, il

y a un arbre, un fruit qui commence à pousser. Un nouveau fruit. Ce fruit-là, qu'est-ce qu'il fait ? Il l'entoure d'un ruban. Parce que dans une semaine, on ne pourra plus savoir lequel c'est, parce que ça bouge, ça grandit. Il l'entoure d'un ruban, et ce fruit-là, il l'amènera au Beit Hamikdash comme les prémices de la récolte, en hébreu, les bikourim. Vous voyez ? Un seul dans l'arbre. Et puis dans l'arbre d'à côté aussi ? Oui, par arbre.

Non, ce n'est pas autre chose. Ce n'est pas d'autre chose. Non, on parle de bikourim. C'est notre halakha. Le bikour, c'est le premier fruit de l'arbre. Ok ? Alors, on doit l'amener au Beit Hamikdash. On va expliquer ce concept de bikourim, pourquoi c'est le premier fruit, quel rapport, qu'est-ce que cela vient nous apporter. Et il y a une troisième chose: c'est rare, dans la Torah, de voir une prière aussi longue. Toutes les brachot, toutes les tefilot qu'on connaît et qu'on fait aujourd'hui ne sont pas marquées dans la Torah. Halakha ?

En général, cela vient soit du livre de Tehilim, soit les prophètes l'ont instauré. Pourquoi les prières ne sont-elles pas marquées dans la Torah ? Il y a marqué la mitsva de Bikourim, mais la prière elle-même de Bikourim n'est pas marquée dans la Torah. Sauf cette fila-là. Ah oui, vous voyez, elle est très longue. Et tu arriveras au Beit Hamikdash, tu diras ceci, et cela, et ça, et tu tiendras le panier dans la main, et tu lèveras. Toute la prière de Bikourim est marquée. Alors je vous l'explique. Jusqu'à la fin.

Jusqu'au début du Deuxième Temple, on n'avait pas besoin de livre de prière. D'ailleurs, si vous cherchez un livre de prière écrit en hébreu ancien, du Premier Temple, vous ne le trouvez pas. Il n'y avait pas besoin de livre de prière. Vous savez pourquoi ? Non, il ne connaissait pas partout. Non, il y avait les korbanot, mais l'homme qui habitait à Beer-Shéva, ou qui habitait à... Pas tout à fait. Oui, d'accord, et pourquoi savait-il quoi dire à Hachem ? Voilà, parce que la prophétie existait. Quand il y a prophétie, il faut que je vous explique comment cela fonctionne. La prophétie, c'est...

Justement, j'explique. Il y a des prophètes, ok ? Les prophètes, ce sont des gens qui ont la ligne directe avec Hachem. Ils posent des questions, souvent ils reçoivent une réponse. Il y a des gens aujourd'hui qui sont proches de cela, pas de Hachem. Prophètes, mamas, chameaux connaissants, je ne sais pas. Mais on travaille... Dans les prochaines années, dans moins de dix ans, on a vu une heure de prophètes. Non, il y a de très, très grandes avancées dans ce domaine. Très, très grandes avancées. Justement, cela revient. Cela revient. Je vous montrerai que cela revient.

À l'époque où la prophétie est là, je vous explique comment cela marche. Quand la prophétie est là, ce n'est pas seulement un Juif qui est prophète, ou un autre Juif qui est prophète. Il y en avait beaucoup. La Guemara nous dit qu'il y avait, dans l'histoire du premier Juif, 600 000 prophètes. Nous, on n'en a qu'une vingtaine qui sont marqués. Ceux-là ont été marqués, ceux dont nous avons besoin pour notre histoire à nous. Mais les autres n'avaient pas besoin d'écrire des livres, parce qu'ils étaient là, ils faisaient leur rôle de prophète. Et donc...

Il y avait énormément de prophètes, et à part cela, les gens, tout seuls, sans être prophètes, savaient quoi et comment prier. Ils devaient prier après avoir mangé, ils disaient des phrases, et ce qui leur sortait, c'était bessala. C'était ce qu'il fallait. Pourquoi ? Parce que tout le monde était un peu prophète. Vous comprenez ? Maintenant, qui a créé le sidour, le livre de prière qu'on connaît aujourd'hui ? Les derniers prophètes. Les Anchei Knesset HaGuedola, avec eux, les derniers prophètes, qui savaient qu'après eux il n'y aurait plus personne, donc qu'après eux plus personne ne saurait prier, il fallait très vite rédiger un livre de prières.

Et là, ils ont rédigé le sidour avec la Amida, avec toutes les tefilot qu'on connaît. Avant ? Oui, qui sera brûlée et qui est suffisamment générale pour pouvoir inclure toutes les kavanot que les vont pouvoir mettre, toutes les... Comment dit-on kavanot ? Les intentions. Là, je ne sais pas comment on dit, kavanot ? Ne vous inquiétez pas, il y a des gens qui font la Amida, ça prend trente minutes. Vous mettez la kavana et vous l'envoyez. Voilà, il y a beaucoup de parties dedans. C'est après, vous éteignez, vous mettez votre kavana là. Non, dix-neuf, mais vous mettez...

Il disait sûrement quelque chose de proche de ce que nous disons nous.

Mais s'ils disaient autre chose, c'était ce qu'il fallait. Ils savaient comment prier. Vous comprenez ? Parce qu'il y avait une prophétie dans le peuple, ok ? Et à l'échelle individuelle, il y avait des gens qui étaient prophètes. Celui qui voulait prier savait comment prier, oui. Tout le monde ne priait pas, parce qu'il n'y en avait pas un qui disait Avodah Zara. Mais celui qui ne disait pas Avodah Zara et qui voulait prier, oui. Ok ? Mais ils savaient comment prier. Il y avait un lien comme cela, très proche avec Hachem. C'est la même chose. Vous savez que c'est lié. C'est lié, vous comprenez que c'est lié.

Mais pourquoi, pourquoi c'est lié ? Le fait qu'il y ait prophétie et idolâtrie, pourquoi est-ce lié ? Quand le *Hakadosh …

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