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Parachat Pinhas (08/07/14)

1 h 02

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Pinhas (09/07/12), 1 h 02

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, Bo'ei Abayim, paracha de Pinhas. Les parachot du livre de Bamidbar sont toujours d'actualité, quand on revient en Erets Israël. La paracha de Pinhas commence, comme vous le savez, à la fin de la paracha de Balak, puisque toute l'histoire de Pinhas est déjà passée dans la paracha précédente. Quand on arrive dans la paracha de Pinhas, on est déjà dans les remerciements pour Pinhas. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je vous rappelle.

Bilam a essayé, pendant un moment, de maudire Am Israël, et ça n'a pas marché. À la fin, il a donné un conseil à Balak: ces gens-là, on ne peut pas les détruire, parce que Hachem est avec eux. Par contre, si on les fait fauter, Hachem lui-même s'occupera d'eux. Prenez la ruse, faites-les tomber, on va les faire fauter, et après, on n'a pas besoin de les maudire, Hachem est avec eux. D'où l'idée de Balak, de Bilam pardon, d'envoyer les femmes de Midian pour faire fauter les Juifs, pour qu'ils aillent là-bas avec des femmes étrangères et qu'ils fassent de l'avodah zara, de l'idolâtrie. Et évidemment, quand il y a de l'idolâtrie, en général, on s'en prend en pleine figure, au niveau des positions avec les gens. Donc il a compris la technique de Bilam. C'est une technique d'une grande agilité, puisqu'aujourd'hui, les Goyim continuent à faire ça avec Israël.

À ce moment-là, il y a toute une histoire avec Moché Rabbénou. Une épidémie arrive, et Moché Rabbénou envoie tous ceux qui sont avec lui, la tribu de Lévi en général. Ils vont et ils disent au juge de tuer tous ceux qui font de l'idolâtrie, comme la Torah le dit. Or c'étaient juste des gens qui faisaient ça, ce n'était pas tout le peuple. Et tout d'un coup, on a le chef d'une tribu, donc quelqu'un de très haut placé, qui vient et qui dit: moi, je prends une femme avec moi, la fille d'un roi de Midian, et je la prends avec moi, ça y est, je la mets dans ma tente.

Vous savez, la prendre dans sa tente, c'est symbolique. Ça veut dire: je la prends pour femme. Si, par exemple, il avait été avec elle dans un champ, on aurait dit: bon, il est parti là-bas, il ne l'a pas prise pour femme. Là, il l'a fait rentrer, vraiment, il l'a fait rentrer dans le camp. Vous comprenez ? Et n'oubliez pas que Moché était marié avec une femme. Vous vous rappelez qui c'est ? C'est Tsipora. Qui venait d'où ? De Midian. La femme de Moché, il l'avait convertie, c'est une certitude, mais elle venait de Midian.

Donc le chef de la tribu de Chimon arrive comme ça avec la femme, il la présente. Le midrach nous raconte qu'il la présente à Moché et lui dit: qu'est-ce qui se passe avec cette femme ? Toi, avec qui t'étais marié déjà ? Rappelle-moi. Toi aussi, tu t'es marié avec une fille de Midian. Moché, il avait dix mille choses à répondre: la mienne n'est pas bat Guerra, la tienne est feuillée, la mienne est convertie, la tienne n'est pas convertie, il y a plein de raisons à donner. Mais à ce moment-là, il ne savait pas quoi répondre. Et à ce moment-là, il y avait Pinhas.

Pinhas, celui qui va devant tout le monde avec une aramit, eh bien, les Kanaïm, les zélés, viennent et les tuent. C'est-à-dire sans beth din, sans enquête, sans procédure. C'est très rare, les mitsvot où quelqu'un a le droit de prendre la loi en main et de tuer quelqu'un d'autre. Il n'y en a que deux dans toute la Torah. L'autre, c'est le moser, quelqu'un qui vient et menace un Juif de le livrer aux Goyim. En galout, malheureusement, c'était très courant: il y en a un qui dit, si tu ne donnes pas tant d'argent, je vais dire aux Goyim que tu as dit du mal du roi, ou un truc de ce genre, et c'est terminé pour lui. Dans cet endroit-là, on a le droit de le suivre. Si je dis que c'est halakha, je vais en prison. Donc, inutile de vous dire que ce n'est pas halakha qu'on doit appliquer aujourd'hui.

Mais le Rambam, dans le Chorash, il n'y a pas de makhloket: dans l'Eksposkim, et dans la galout, sachez que ça se passait régulièrement. Régulièrement, il y avait des Juifs qui menaçaient d'autres Juifs de le faire, et les Juifs, pour se défendre, faisaient ça. Il faut comprendre: vous êtes détachés de tout ça aujourd'hui, parce que vous êtes en France. Qu'est-ce qu'un Juif va dire sur vous ? Il n'y a pas de danger. Mais imaginez un Juif en Russie, ou un Juif dans un pays arabe il y a trente ans: n'importe quelle chose qu'on dit sur vous, si vous êtes juif, directement, il y a un risque de peine de mort. Ils ont la gâchette très facile.

Donc ça, c'est un des dinim du moser, évidemment. Là, c'est le seul din où il n'y a pas besoin de Sanhédrin, pas besoin d'autre chose, on l'exécute sur place. Donc, inutile de vous dire qu'aujourd'hui, je ne vous conseille pas de faire ça, parce qu'aujourd'hui, ce ne serait pas la bonne solution.

Pinhas connaissait cette halakha: bo'el aramit, Kanaïm pogim bo, celui qui met dans son lit une aramit, une femme d'Aram. Et ce n'est pas seulement une femme d'Aram, c'était n'importe quelle femme étrangère, et dans ce cas-là, Kanaïm pogim bo. Donc Pinhas s'est levé, il est entré dans la tente de Zimri. Il y est entré avec son bâton. Les gens le reconnaissent, parce qu'il était quand même de la tribu, il était petit-fils d'Aaron. Ils lui demandent ce qu'il fait là, et il répond: moi aussi, je veux participer à l'orgie. Alors il dit: si on a la tribu d'Aaron avec nous, on a gagné.

Il rentre comme ça, il avait sous son habit la partie métallique de sa lance. Il entre dans la chambre de Zimri, où il y avait Kozbi bat Tsour, la fille d'un des rois de Midian. Ils en parlent tous les deux, ensemble, pendant qu'ils viennent faire leur acte. Et il les fait sortir devant tout le monde. Il faut quand même pas mal de miracles pour lever deux personnes ensemble avec une lance.

Il y a beaucoup de midrach qui a été fait là-dessus, pour qu'ils ne soient pas impurs, pour toutes sortes de choses. Et il les a montrés à tout le monde, donc ils ont photographié tout ça, et ils sont là depuis des milliers d'années. Voilà l'histoire de Pinhas, pour ceux qui ne s'en rappellent pas, telle qu'elle est racontée dans le midrach, parce que dans la Torah elle n'est pas aussi détaillée.

Pinhas va recevoir plein de remerciements, la Torah va lui donner des éloges. Elle va dire qu'il a vengé ma vengeance, qu'il a réalisé ma vengeance. Et le terme de vengeance est un terme extrêmement impopulaire dans les sociétés christianisées, comme Israël et l'Europe.

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