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Vayavo'u ad Hevron : monter pour donner un sens

Pourquoi Yehoshoua décrit-il si précisément frontières et villes, et ce que la conquête exige de ceux qui s'installent.

55 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Les espions de Josué et Rahav la tenancière, 1 h 03

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

D'abord, shalom à tous et à nos chers téléspectateurs. Dans ce que nous avons étudié cette année à propos de Yoshua, nous avons parlé essentiellement de ce dont s'occupe Yoshua, c'est-à-dire de la conquête d'Erets Israël. Il y a quelque chose pourtant… Ce qui éveille ma curiosité, c'est de voir à ce point un descriptif aussi précis: pas seulement des combats qui vont être menés, mais des frontières qui concernent les différentes tribus, les frontières qui concernent le pays d'Israël, et aussi, je dirais, mais entre guillemets, les frontières de la définition de ce qu'est chaque tribu.

Premièrement et essentiellement, je me suis interrogé, parce que si la guerre va prendre sept ans, mais qu'elle ne termine pas tout, l'installation en Erets Israël va prendre sept années. Or, vous serez d'accord avec moi que la chose nous laisse pantois, si ce n'est quoi, lorsque nous comprenons bien aisément qu'il fallut sept années pour conquérir les sept peuples, la terre d'Erets Israël. Mais une fois que, soi-disant, la terre serait conquise, pour quelle raison faudrait-il sept années pour s'y installer ? Et c'est là que le bât blesse. C'est là qu'il faut véritablement porter une attention, je dirais, toute particulière à cet événement-là.

Il y a quelque chose qui nous est décrit, mais peu vous importe le sujet. Si une bonne âme veut bien fermer la porte, je lui en serai gré, merci d'avance. Et dans le Talmud même, du traité de Guittin, il y a une espèce de discussion concernant les frontières entre Binyamin et Yehouda. Vous savez ô combien…

Et on va prendre ces deux exemples-là, parce qu'on pourrait les prendre tous les douze, bien entendu. Mais il est clair que ces deux exemples seront probants. Les frontières entre Binyamin et Yehouda sont d'abord des frontières qui concernent la tribu de Binyamin et la tribu de Yehouda. Ce qui m'intéresse, c'est aussi les villes que l'on va trouver chez Binyamin et chez Yehouda. Chez Yehouda, par exemple, Rébon. Chez Binyamin, Yerouchalayim. Ce qui m'intéresse, ce sont les frontières, et vers où ces frontières se dirigent-elles ?

Quand je sais que Binyamin se situe sur des hauteurs, alors que Yehouda est, à part Khébron, bien entendu, en descendant vers le Negev, moins élevé, il y a un rapport de l'un à l'autre qui est important. Je viens tout de suite aux faits précis. Yehouda, à son propos, la bracha qu'il reçoit, c'est: « L'Otasur Shevet, mi Ben Raglav » ou « Mehrokek, L'Otasur Shevet », « mi Yehouda ». C'est-à-dire que la royauté ne quittera jamais la tribu de Yehouda, mais également le pouvoir législatif. Si l'on reste à propos de Yehouda, regardez comme rien n'est par hasard.

Seulement ce matin, ça m'est venu à l'esprit. Lorsque je parle de Yehouda et de la ville capitale de Yehouda, et ce n'est pas un hasard, capitale ici, c'est dans les deux sens, je me rends compte que dans la paracha que nous allons lire cette semaine, une paracha dont je n'ai pas à revenir, parce que j'ai assez publié cette semaine, et en article, et en vidéo, et par écrit, en radiophonie, etc., que vous pouvez consulter, il y a quelque chose qui m'intéresse.

C'est que lorsque Moshe va donner l'ordre à ses hommes de venir espionner la terre, ou plutôt s'intéresser à ce qu'est cette terre, parce qu'il n'y croit pas, foncièrement, il n'y croit pas, l'Eternel dit à Moshe: « Chela'h lekha », c'est-à-dire que véritablement c'est ton problème, pas le mien.

D'ailleurs, dans le verset suivant, il dira, concernant la terre: « que je t'ai donnée ». Au présent. Ça veut dire que si je t'ai donné cette terre, il est bien clair que cette terre qui te fut donnée n'est pas promise. Faites attention. Ne soyez pas chrétiens. La terre n'est pas promise. La terre est donnée, elle est non seulement donnée, mais elle est aussi conjuguée au temps présent. C'est-à-dire qu'à toute époque, elle est présentement présente. Ce n'est pas rien.

Et là, Moshe leur dit: vous allez monter vers le Negev et vous monterez vers la montagne. Puis il nous est dit ensuite qu'ils vinrent jusqu'à Hévron: « Vaya'avou ad Hévron ». Eh bien, ça m'intéresse. Je vous ai fait une petite parenthèse, pour ne pas dire que vous avez été lésés concernant cette paracha de la part de Rony. Mais ce qui m'intéresse, c'est Vaya'avou ad Hévron.

Et à travers cela, vous dire ce qu'il y a dans Yoshua de si nécessairement descriptif concernant les villes, les frontières, les noms. Quel était l'intérêt, et pour quelle raison ? Lorsque je révèle ce, ce, ce si descriptif, je dis que ça a pris tellement de temps, les itnachel, vous allez comprendre tout de suite. Vaya'avou ad Hévron. J'aurais pu dire vaya'alou le-Hévron, ad Hévron, ils sont montés vers Hévron, ils sont montés jusqu'à Hévron, n'est-ce pas ? Vous auriez entendu la même chose.

Or, ici, il n'est pas dit cela, il est dit Vayavo'u. Or, le verbe employé ici, c'est le verbe lavo, lavo, qui est le verbe, et dont le substantif est bi'a, c'est-à-dire accouplement. Vous aviez déjà vu avec moi, mais je le répète ici, parce que les choses doivent être entendues, et elles sont tellement mal entendues. Non pas par des malentendants, mais quelquefois, et bien souvent, comme dans cette paracha d'ailleurs, par des malfaisants. Faites attention. Dans l'article, dans l'émission radio, je les ai appelés des justes traits d'union vauriens.

Parce qu'il y a véritablement quelque chose de spécifique. Et le texte de Yoshua vient justement nous intéresser à cela. Vous allez venir jusqu'à Hévron. Votre venue n'est pas une simple venue. Vous allez monter vers le Negev. Il n'y a pas de montagne dans le Negev. Il y a des dunes, mais il n'y a pas de montagne. Et vous allez monter vers la montagne. Bien évidemment que je monte vers la montagne. Et vous viendrez jusqu'à Hévron.

Qu'est-ce qu'il y a là ? Qu'est-ce qui est insidieusement enseigné ici ? Vous allez devoir arriver à Hévron, c'est-à-dire créer cette conjugaison avec Hévron. Vous allez y venir, parce que, lorsque Kalev ben Yefouné et Yoshua ben Noun, qui est notre sujet, arrivent à Hévron, les dix autres ne font que passer à Hévron. Ils se dirigent vers où ? Vers Nahal Eshkol.

Mais ils ne s'arrêtent pas à Hévron, pour la simple raison qu'ils ont peur de qui ? Des géants. Mais les deux qui restent, parce qu'ils veulent nous faire entendre… Et c'est peut-être la raison pour laquelle le Yoshua que nous connaissons, nous, dans les derniers chapitres de Yoshua, mais que nous découvrons ici, alors qu'il n'est qu'un simple explorateur, est significatif.

Lorsqu'ils viennent à Hévron, lorsque Moshe leur dit: vous allez monter par le Negev, vous allez monter par la montagne, le Negev, la montagne, et vous arriverez jusqu'à Hévron, c'est qu'il y a à Hévron quoi ? C'est-à-dire ?

Il y a les patriarches, je vous l'accorde, bien que vous fassiez preuve ici d'une certaine misogynie quant à la gent féminine. Il y a non seulement les patriarches, mais il y a les matriarches, …

Cours de Machon Meir

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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

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