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Parachat Pinhas (09/07/12)

1 h 02

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Pinhas (18/07/16), 57 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

La paracha de Pin'has commence, de manière un peu originale, alors que toute l'action se déroule déjà dans la paracha de la semaine dernière. Dans la paracha de Pin'has, toute l'action: les hommes qui vont commencer à faire des bêtises avec les filles de Midian, et le chef de la tribu de Chimon qui va lui-même faire encore plus.

D'ailleurs, j'ai une question à vous poser ici, on se la pose déjà: quelle est la différence entre quelqu'un qui commet une avéra et quelqu'un qui commet une avéra comme par exemple Zimri, qui a fait, bon, on va la prendre, dans la tente, devant tout le monde ? Pourquoi c'est grave ? Il y a des gens qui disent: qu'est-ce que ça change ? Et vous demanderez cela aujourd'hui, dans la société israélienne, dans la société occidentale: ça change quoi ? Quelle est la différence entre quelqu'un qui fait

un acte, par exemple ce qui s'est passé avec les filles de Midian, et Zimri, le chef de tribu, qui fait ça en public, avec des écrans géants ? Voilà: je rentre dans ma tente, et avec… Welcome. Je rentre dans ma tente avec la fille de Cozbi. Alors ça, il faut comprendre: il y a une grande différence entre une société où il se passe des choses qui ne sont pas forcément bien, et une société qui trouve ces choses normales. Ce sont deux niveaux complètement différents, ok ?

Une société où il y a des phénomènes qui ne sont pas forcément voulus, c'est une société qui a ses problèmes, comme toutes les sociétés de la planète. Mais une société qui va trouver que ces problèmes-là sont des choses normales, des choses qu'on accepte, là c'est beaucoup plus grave, ok ? Par exemple, les Goïm ont reçu les sept mitsvot des Benei Noa'h, et à part ça, bon, en général ils n'ont pas trop fait, comme vous le savez dans l'histoire, mais ils ont reçu encore d'autres halakhot qu'ils

ont plus ou moins tenues, et on va voir qu'ils sont en train de les perdre. Il est marqué dans la Guemara que les Goïm, les halakhot qu'ils ont tenues, s'ils voulaient, c'est de ne pas… même s'ils avaient des problèmes de yachar, des problèmes où des hommes allaient avec des hommes: tant qu'ils ne le faisaient pas d'une manière publique, tant qu'ils ne le reconnaissaient pas comme quelque chose de fondé dans leur société, qu'il y avait des lois reconnues par leurs lois, c'était, si vous voulez, moins grave.

La chose la plus grave, c'est quand ils ont commencé à… et c'est ce qui se passe aujourd'hui dans certains pays du monde… c'est qu'ils appellent, dans la Guemara, ce que nous appelons yachar. Quelle est la différence entre et yachar ? Quand il y a des perversions dans une société, il y a des perversions dans une société, mais quand toute la société dit oui, c'est normal, ce ne sont pas des perversions, alors là ça va beaucoup plus loin. Vous comprenez la problématique ?

Donc, c'est le passage violent qui s'est passé entre Maasé et Zimri: le chef de la tribu de Chimon a fait ce qu'il a fait de manière publique, et ce qui s'était passé avant. Il y a vraiment une aggravation quand cela se passe de cette manière, publique, autorisée. C'est le chef, c'est lui qui impose la loi, si vous voulez, et c'est une faute autorisée. Donc c'est beaucoup, beaucoup plus grave. Et toutes les sociétés du monde qui tombent là-dedans, c'est-à-dire qui commencent à autoriser elles-mêmes des choses qu'elles devraient combattre, et à les tolérer, une société qui pose une certaine moralité va les combattre. Une société qui a un peu la force de les combattre va les tolérer. Et une société qui a perdu tout va les accepter et les légaliser, ce qui veut dire que c'est normal et que ce n'est pas grave. Elles sont mortes.

La Grèce, par exemple, tout ça. Il faut comprendre la situation des sociétés dans le monde, et ce n'est pas seulement lié aux punitions qu'elles reçoivent d'en haut. Il y a aussi des phénomènes qui sont internes à toutes les sociétés: quand elles perdent toute morale, elles disparaissent. Ce n'est pas seulement le terrorisme. Le terrorisme, ce n'est pas… le terrorisme, c'est une lutte nationale, ok ? C'est un autre problème.

Prenez une société qui va autoriser, vous connaissez la blague du curé qui dit à son frère: « Est-ce que tu crois que nous connaîtrons un jour le mariage des prêtres ? » Il répond: « Non, nous non, mais nos enfants oui. » Ce que je veux dire, c'est que quand l'Occident commence à autoriser le mariage des hommes entre eux, il y a des gens qui voient ça et qui autorisent ce genre de choses, et cela veut dire qu'ils ont décidé de lâcher toute leur morale.

— Ils la font évoluer vers la non-morale, oui.

— Ah oui, parce que pour toi, la morale, c'est quelque chose de souple. On a défini la morale comme un système de lois dont le but est de rendre l'homme meilleur et le monde meilleur. Tu te rappelles ? On a déjà expliqué cela. Parmi les valeurs du monde, il y a la famille, c'est une des valeurs du monde. Et si tu fabriques une non-famille, des choses à la place, alors c'est déjà mal. Par exemple, quand on a fabriqué les choses qui existent en France, des relations

de concubinage rendues légales, cela veut dire qu'avant il y avait une institution qui s'appelait le mariage, et elle a été détruite. Tu comprends ? Tu as décidé que c'était moins important. L'essentiel, c'est juste de régler nos problèmes économiques avec la personne avec qui je vis et que je peux changer. Donc le conseil de famille, c'est un conseil qui a cessé d'être important. J'ai détruit quelque chose quelque part. Tu comprends ?

Donc, la société, là on parle de Pin'has, qui va faire ce que Zimri a fait: il y a des hommes d'Israël qui vont aller fauter avec les filles de Midian, mais en plus ils vont le faire de manière publique, sur la place publique, devant tout le monde. Là on va tomber beaucoup plus bas. C'est pour cela que Pin'has intervient, et il va d'ailleurs arrêter l'épidémie, parce qu'il va y avoir une épidémie où beaucoup de Juifs vont mourir à cause de ce qui s'est passé. Quatre ans… c'est passé, en fait, parce qu'elles ne se sont pas calmées. Pin'has va rentrer, il va s'énerver un peu et il va les tuer tous les deux.

— Non, c'est une bonne question, vous avez de bonnes questions, mais ce sont des questions qui demandent du temps pour répondre. Chaque fois qu'on commence avec des questions, on parle moins de la paracha après. On m'a expliqué, dans un achat de lignes, que toute morale était basée sur des niveaux, sur des…. Si je veux construire une société morale, il faut d'abord que moi je me donne à fond, le plus possible, pour mes enfants et pour ma famille …

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