Parachat Naso (29/05/12)
Rav Yossef David
Ensuite : Le nazir, entre chute et élévation dans le désert, 38 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Introduction à la paracha de Nasso
Bon, c'est chaud. Le Rav HaBeim, la paracha de Nasso, une paracha qui traite de plusieurs thèmes, qu'on va tous rendre d'actualité, comme d'habitude, bien que aucun n'ait l'air d'actualité. On va commencer au début de la paracha. On continue en fait, si vous voulez, la suite de la paracha de Bamidbar. On a une énumération de différentes familles, avec la fonction de chacune.
Dans la paracha de Bamidbar, on avait énuméré les différentes familles d'Israël. Dans la paracha de Nasso, on fait la même chose à l'intérieur des familles des Lévi'im: dans chaque famille, elle a telle fonction, celle-là porte telle partie du Mishkan, celle-là porte l'autre partie, et ainsi de suite.
La question qu'on avait posée, déjà: pourquoi a-t-on besoin d'une énumération des familles dans la paracha de Bamidbar ? La première explication qu'on avait donnée, c'est qu'en fait, ce sont ces familles-là qui vont hériter de la terre d'Israël, et chaque famille va hériter une portion de la terre d'Israël.
Deuxième question qu'on pourrait se poser aujourd'hui, puisqu'on ne sait même pas à quelle tribu on appartient, donc encore moins à quelle famille. Théoriquement, d'après ce que disent les Hakhamim, et d'après ce qui se passe au niveau des témoignages de la Torah, on est descendants de Binyamin ou de Yéhouda. Sauf les Kohanim et les Lévi'im, qui sont descendants de Lévi, et les Éthiopiens, qui sont descendants de Dan, d'après nos témoignages.
## Les tribus à l'époque messianique
Donc on ne sait évidemment pas aujourd'hui à quelle tribu on appartient. Maintenant, parmi les choses qui doivent se passer à l'époque messianique, il y a le fait que chacun doit savoir à quelle tribu il appartient, et peut-être même à quelle famille il appartient. Et d'après ça, on pourrait dire exactement quelle part de terre lui appartient, puisque ce sont des choses nécessaires pour restituer le Yovel et, d'après certaines opinions, la Chmita de Raita et tout. Ok ?
Tout ça pour nous dire pourquoi l'importance des familles: les familles ont chacune leur rôle. Quelle importance d'appartenir à une famille, ou encore plus à une tribu ? En galout, le Kazbro a fait un plan: quand on était en diaspora, toutes les tribus ont été effacées. C'est-à-dire que plus personne ne savait à quelle tribu il appartenait. Je vous explique pourquoi.
Chaque tribu a une personnalité différente, vous avez remarqué. On voit dans les Brakhot, chacune a des choses qu'elle aime, des choses qu'elle aime moins, des choses dans lesquelles elle est forte, et d'autres moins fortes. Imaginez que déjà, quand on était dispersé parmi les peuples, on avait un danger de s'assimiler. Si en plus on était dispersé entre tribus, c'est-à-dire si chacun avait gardé sa tribu, alors bi-ch'Hachem, on n'aurait pas survécu à la galout.
Ce qui restait en galout, c'était l'essence du peuple juif, ce n'était pas les tribus. Les tribus se sont mélangées. Petit à petit, quand le processus messianique y revient, on fera revenir les tribus. Bé'ezrat Hachem, j'espère qu'il y aura quelqu'un de finalement intelligent dans le gouvernement, qui pensera à ramener les dix tribus qui restent. Ça ne demande pas beaucoup d'efforts, mais ça peut nous permettre de ramener dix à quinze millions de juifs supplémentaires et de changer un petit peu la carte du Moyen-Orient. On en a déjà parlé. Un des Yalev du Rav Siboudan...
On a fait des études sur les différentes tribus et on les a trouvées. Elles se sont dispersées un peu dans le monde. Certaines se trouvent dans des régions qui vont être compliquées. Mais en Afghanistan, c'est pas compliqué: dans les livres d'Amir al-Khim, quand les tribus se sont fait disperser, il est marqué chaque endroit où elles ont été dispersées, et ce sont des endroits qu'on peut retrouver aujourd'hui. Ce qu'il y a de marrant, c'est qu'elles n'ont pas bougé. On a des descendants de ces gens-là qui ont été convertis à l'islam au XIe siècle, en Afghanistan, donc convertis de force.
Ils ont gardé des minhagim juifs et des minhagim arabes en même temps. On ne peut évidemment pas les forcer, mais on peut quand même les ramener.
— Non, pas du tout. D'abord, on n'en ramène pas un seul s'ils ne se convertissent pas. Parce que ces gens-là, contrairement aux juifs éthiopiens qui sont restés juifs, ne sont pas restés juifs. Donc on ne peut pas les ramener sans les convertir.
— Il ne reste pas juif parce qu'on n'a pas de trace. On n'a pas de traces sur leur judéité. Ça n'a pas été assez puissant, ce truc qu'on en fabrique un autre.
Donc, vous imaginez bien qu'étant donné qu'on les a perdus de vue, et qu'on n'a pas gardé de contact avec eux, on ne peut pas, objectivement, les considérer comme juifs. Si on ne peut pas être sûr... Ils ont fait Khazak. On ne peut pas considérer comme juifs des gens qui ont bougé, en quelque sorte. Ok ? Ça, c'était pour les tribus.
## Où se trouvent les tribus
Maintenant, comment sait-on où elles sont ? Parce que c'est marqué dans la Torah: il y en a qui sont restés dans la rivière de Gozan, avec un point, un truc. Et il y a aujourd'hui en Afghanistan une rivière qui s'appelle Gozan. Donc ce n'est pas compliqué d'aller les trouver là-bas. Après, on les a cherchées, on les a trouvées. C'est-à-dire qu'on a trouvé des gens qui étaient descendants de ces gens-là. Donc on pourra les ramener à l'État d'Hachem. J'espère que quelqu'un y passera.
Ce rapatriement ne demande pas beaucoup d'efforts, proportionnellement aux résultats qu'on peut avoir. C'est beaucoup plus facile, disons, de faire venir un million de juifs convertis d'Afghanistan qu'un million de juifs des États-Unis. Ouais, largement. À moins que les États-Unis s'écroulent, alors là ils viendront tout seuls. Largement. Quatre-vingt-cinq pour cent d'Israël, c'est le désert, le Néguev.
T'inquiète pas, on va s'occuper d'eux. On va les former. Au début, c'est sûr qu'ils ne vont pas tous devenir ingénieurs, la première génération, mais comme on l'a vu chez les Éthiopiens, petit à petit, ils se sont adaptés. Ils commencent déjà à être dans les universités. Ça prend, en général, deux générations pour s'intégrer. Les Marocains, quand ils sont arrivés ici, aucun n'était à l'université. Aujourd'hui, Hachem merci, ils sont dans les universités. Ils s'intègrent.
C'est-à-dire que ça ne se fait pas en une génération: n'importe quelle aliya ne devient pas automatiquement israélienne. Même l'aliya qui a le plus envie de s'intégrer, c'est l'aliya russe, qui a le désir d'intégration le plus fort qu'on ait vu dans cette dernière aliya. Et donc, on les voit dans les unités combattantes et tout ça, et ils ne sont pas complètement intégrés. Bon, écoutez, ils ne vont pas venir... Je fais confiance au Saint béni soit-Il. Je fais confiance au Saint béni soit-Il.
Sachez que, dans la vie, on fait plein de projets. Il y a ceux qui marchent et ceux qui ne marchent pas. Il y a des fois où on a la bra'ha, ça marche. Si quelqu'un décide de faire un projet comme …
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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