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Le Livre des Juges : Gédéon refuse l'idole

Gédéon détruit l'autel de Baal et réclame d'être jugé, Yoach défend son fils face aux gens de la ville.

55 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Yiftah le Guiladi, un mal-aimé devenu chef d'Israël, 55 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Dix minutes de pause. Allez, reprenez vos places. On est au chapitre 6. Shalom lachem. Chapitre 6, c'est Chofetim, et on est au verset, Parachat. On avait vu les versets 25, 26, 27, donc on est au 28. Ça tombe bien: la semaine prochaine, c'est aussi Parachat Kohach. La force, c'est intéressant, non ? Yom Yerouchalayim, Bekohach. Et Yom Atzmaout, Behe. D'accord ? C'est intéressant. À la fin, rappelez-le-moi.

Je vous donnerai un cadeau avant de partir, concernant le Hé et la Parachat. Vous savez bien ? Pas maintenant, à la fin. Bien. Oui ? Sur le Coran, prêtre ou pontife ? Oui, eh bien à la fin. Tu me diras si tu as trouvé quelque chose. Ah non, ah bon, vous savez bien, vous n'avez rien trouvé, vous savez bien. Je vous dirai ce que c'est à la fin aussi. Les deux choses qu'on dira à la fin, vous me les rappellerez. Bien.

Alors, on avait vu que l'Éternel était apparu et avait engagé un dialogue avec Gideon, et qu'il lui a demandé de briser l'autel que son propre père avait construit. D'accord ? On avait expliqué pour quelle raison il demandait cela à Gideon, alors qu'il avait déjà été choisi comme libérateur d'Israël: pour quelle raison venir lui demander une action tout à fait personnalisée, par rapport à un engagement collectif ?

Qu'avait ordonné l'Éternel ? On avait répondu à cela, bien entendu. J'avais appelé ça le « Compagnon de la Libération ». D'ailleurs, même sur Internet, ça s'appelle le Compagnon de la Libération. Ensuite, il lui avait dit non seulement cela, mais que, lorsqu'il détruirait l'autel de son père, il devait en construire un autre, celui-ci, mais en l'honneur de l'Éternel Dieu d'Israël. Mais ce qu'il fera sur cet autel, c'est quoi ? Il sacrifiera ce fameux taureau consacré à l'idolâtrie. Il devra consacrer ce taureau à l'Éternel et le brûler, l'encenser, sur le bois qui avait servi au culte d'Astarté.

C'est-à-dire: on s'était demandé pour quelle raison utiliser le taureau destiné à l'idolâtrie, le bois d'Astarté, etc. On voit comment utiliser, plutôt transformer, le mal ici. Le sanctifier lui donne une autre dimension. On avait parlé, je donne tout de suite la parole, de Chol et de Kodesh. Le Chol, Zechaloul, c'est-à-dire un contenant évidé, qui est sous vide. Le Kodesh est donc le contraire: c'est utiliser ce vide pour lui donner toute son ampleur, toute sa consistance. D'accord ? Bien.

C'est comme la chambre à air, qui est vide; on la gonfle, elle permet au pneu de s'y adapter, et elle vous permet surtout d'en faire une roue qui vous permet de rouler. Non ? Tout d'abord: lorsque l'air a été évacué, comme consistance de la chambre à air, il est évident que vous n'allez pas loin. De manière générale. Ici, c'est lui, l'Éternel, qui demande à Gideon d'utiliser cela.

On le sait parce que l'événement va être réalisé comme témoignage devant les habitants d'Ofra. C'est-à-dire qu'il y a un message, tel que je vous l'ai dit: le fait que vous ayez fauté est une évidence, une certitude.

Mais dire que de cette faute je ne devrais pas retirer un enseignement, quel qu'il soit, ou faire de cette faute un tremplin qui me permettrait de me transcender, c'est-à-dire de devenir plus grand, c'est la raison de la leçon. C'est dire: oui, il est possible de faire cela.

Sanctifier pour sanctifier. Lorsque le peuple est rentré, au cours de sa conquête, au milieu de ces villes idolâtres cananéennes, il pourrait prendre leurs moyens, leurs utilités idolâtres, pour se servir lui-même. Mais ici, l'Éternel intervient lui-même, demandant, au vu et au su de l'ensemble de la population, de permettre à cette population, au-delà du geste résistant et révolutionnaire que fait Gideon, qu'il y ait un enseignement. Dans cela, il y a celui que je viens de dire, c'est-à-dire: oui, vous, moi, nous tous, nous avons fauté. Qu'est-ce que nous faisons avec l'événement faute ? Comment dit-on « faute » en hébreu, puisque nous y sommes ?

Un élève: Chet.

— Chet, je préfère ce mot-là. Chet, c'est la faute, d'accord ? Mais quelle est la racine de chet ?

Le arti, en hébreu. Je crois que je vous l'avais déjà dit. Le arti, c'est bander son arc, tirer la flèche et rater la cible. Qu'est-ce que la faute ? La faute, c'est avoir engagé, s'être engagé dans un processus pour une finalité X, Y, Z, et avoir complètement raté l'objectif. Zechet. Rappelez-vous un autre mot concernant la faute, qui est important à se rappeler: Avera. Ça vous dit quelque chose ? Quelle est la racine d'Avera ?

— Ever. Oui, ce n'est pas « passer outre ». C'est passer outre, oui: en passant outre, je me retrouve de l'autre côté, c'est-à-dire que je ne suis pas sur le bon chemin. Par contre, ça rejoint les artis, d'accord ? J'ai un objectif que j'ai voulu atteindre, et je suis passé à côté. Il y a donc soit passer outre et ne pas atteindre l'objectif voulu, soit avoir tenté cet objectif et ne pas avoir réussi, avoir raté sa cible en quelque sorte.

Mais vous voyez, Avera, c'est se trouver, ma marche, de l'autre côté. En français, quand on était gosse, on disait « marcher à côté de ces pompes ». Dans ma jeunesse à moi, on disait « marcher à côté de la plaque », comme si la plaque était le lieu voulu, et marcher à côté de la plaque était le lieu non voulu. Donc, avant, je disais Avera, j'ai dit « autre », mais c'est Ever. C'est les artis, c'est raté. C'est le sens qu'il faut garder et préserver.

Vous vous rendez compte à quel point, simplement avec la langue, vous venez d'apprendre quelque chose ? Je n'ai pas dit « Avera c'est faute » et « Chet c'est faute ». Non. Mais vous êtes entré dans la sémantique de la langue, et à travers cette sémantique, le travail linguistique fait que vous avez une notion, et vous allez toute votre vie vous en rappeler. Vous savez pourquoi ? Parce que c'était hyper imagé. Alors que si je vous avais dit: « Ne sois pas dans la faute, mon fils. » Amen. C'est-à-dire que ça nous laisse des relents comme ça. Ce n'est pas du tout pareil: l'image, ici, sur la sémantique de cette langue, vous permet d'appréhender ce que j'ai expliqué.

Bien. Parachat: on est au verset 28. Je traduis. Alors c'est vrai, comme je disais à notre ami tout à l'heure, dans votre lecture simple, un verset comme celui-là peut paraître rébarbatif. Je cherchais le mot, vous m'excusez: il peut paraître rébarbatif. Pourquoi ? Parce que, dans votre manière, même en comprenant l'hébreu ou en le traduisant en français, rien n'est clair. Mamash, rien n'est clair.

C'est comme quand je prends, dans le prophète Yeshayahou, où l'Éternel dit à Yeshayahou: «... des eaux du Siloé qui s'écoulent lentement ». Vous allez me dire: « Mais qu'est-ce que tu veux dire ? » Vous allez lire ça demain dans le prophète …

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