Parachat Teruma (21/02/12)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Teruma (27/02/17), 54 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Quatre parachiot sur la construction du Mishkan
Bon, alors, écoutez. Paracha Térouma, on va rentrer dans quatre parachiot. Là, vous allez avoir du mal, je crois. Enfin, il y a Ki Tissa au milieu pour vous consoler. Il y a Térouma, Tetzavé, Vayakel, Pekoudé, quatre parachiot qui traitent de la construction du tabernacle, de la construction du Mishkan. Donc, nous qui étions habitués à à un pas souple, ok ? Là, on a quatre parachiot sur le Mishkan. Il va falloir être capable d'encaisser ça. Alors…
Énormément de détails, et c'est une première question que je vous pose, puisque j'imagine qu'il y a plein de questions. Pourquoi a-t-on besoin d'autant de détails pour le Mishkan ? Parce que c'est dur, oui. Pourquoi d'autres, oui ? Parce qu'on ne construit pas n'importe quoi, oui, voilà. On ne peut pas se tromper. Il y a quelque chose d'autre de logique: c'est le Beit Hamikdash, le Beit Hamikdash en petit. Après, les dimensions du Beit Hamikdash vont être les mêmes en multipliant. Oui, mais ça, tu pourrais dire que c'est autre chose. Pourquoi, dans ce cas, le Mishkan a-t-il besoin d'autant de précisions ? Et on va voir que ce n'est pas seulement sur le Mishkan…
Aussi pour les korbanot, il y a énormément de précisions. Alors, pourquoi tant de détails pour le Mishkan ? C'est encore une première question très importante. Exact, il y a des choses qu'on va apprendre du Mishkan, mais du mien général, je vais vous expliquer pourquoi. Il y a des lachot où, comme on l'a dit, en abasouk, en inversé, on nous donne toute une société qui va être construite. Des fois sur un vav, des fois sur un trait comme ça, par exemple, d'où l'on sait que les dayanim ont le droit de mettre à mort quelqu'un, parce qu'il y a marqué.
Avec un trait, Tirsar. Ok ? Non, parce que… Donc ça veut dire qu'on peut dire Tirsar, puisqu'il y a un passik au milieu. Ça veut dire que, parce qu'on aurait pu croire, ça voudrait dire Minachar, HaKadosh Baroukh Hou lui-même s'en occupera. Comme il y a des fois où vous pouvez mettre… C'est ce que ça veut dire. D'où c'est que les dayanim eux-mêmes ont l'obligation de mettre quelqu'un à mort dans certains cas, où il faut chercher un petit peu. Ok ? Alors, parce qu'il y a marqué lo avec un tirsar. Donc, vous imaginez toute une société de pénalités, tout un système punitif qui est basé sur un passik. Et là, on a quatre parachiot pour expliquer le Mishkan.
Alors, j'explique. Tout ce qui touche à l'ordre social, ce sont des choses qu'on peut comprendre. Il suffit que la Torah nous dise: voilà, on a le droit de punir, on a le droit de faire ça. À ce moment-là, l'homme peut comprendre, parce que finalement il vit dans une société, et il y a des choses qui sont logiques. On appelle ça des michpatim. Mais dans tout ce qui est houkim, tout ce qui est loi que l'homme ne peut pas deviner tout seul, dont la compréhension dépend des pesoukim de la Torah, des secrets de la Torah… Évidemment, HaKadosh Baroukh Hou ne peut pas nous dire: allez, vas-y, faites-moi un Mishkan, débrouillez-vous. Il est obligé de nous expliquer chaque chose. Ok ? Toutes les choses de la Torah Chébealpé, toutes les choses de la Torah Chébiktav… D'abord, ça, c'était… Il y a beaucoup de choses qui étaient… Bonne question. Question supplémentaire, on va essayer d'y répondre: pourquoi ?
Le Mishkan, il n'est pas dans la Torah Chébealpé. Pourquoi doit-il être enseigné dans la Torah Chébiktav ? Parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on a apprises oralement. Par exemple, je vous donne un exemple. On a une mitsva de faire des tsitsit. Ok ? Bon, d'accord, les tsitsit, c'est bien, on sait qu'on a une mitsva comme ça. Finalement, il y a un pasouk, bon, deux pesoukim pour les tsitsit. Mais quand même, c'est compliqué: il y a un fil bleu, il y a des fils blancs, il y a des nœuds, et tout ça. Donc, il y a une Torah Chébealpé derrière ça. Donc, c'est votre question: pourquoi le Mishkan ne viendrait-il pas avec une Torah Chébealpé ?
Bon. Là, ça ressemble à la question qui a été posée avant. Le Mishkan doit être extrêmement précis. Ok ? La Torah Chébealpé a… Quand on a besoin de quelque chose de très, très précis, où chaque détail, s'il n'est pas respecté, peut rendre l'ensemble invalide, alors c'est la Torah Chébiktav qui s'applique. Ça ne peut plus être la Torah Chébealpé. Parce que la Torah Chébealpé, eh bien, il y a plusieurs Torot, plusieurs manières d'interpréter les pesoukim, plusieurs avis, et à la fin il y a une conclusion qui est atteinte par la discussion, et on ne veut pas de tout ça pour le Mishkan. Non, pas sur le Mishkan. C'est trop précis, c'est trop central.
Donc voilà, la question la plus importante, c'est: pourquoi a-t-on besoin d'un Mishkan ? Hachem l'a dit. Ah bah oui. Hachem ne le règle pas à son goût. C'est une très bonne réponse, on va l'approfondir. Oui ? Non. Alors, cet argument… Il y a un midrash qui va dans ce sens-là, qui dit: « Pourquoi faites-vous des korbanot ? » Alors ça, c'est un midrash, c'est lui qui le dit. Alors là, il dit: « Ah, c'est bon, alors là j'ai tout compris. » Voilà. Vous allez voir comment c'est lui qui dit un midrash. Donc, il y a dans un midrash quelque chose dans ce sens-là: les Juifs veulent faire de l'idolâtrie. Et dans l'idolâtrie, vous savez que le principal acte religieux, c'est de faire un sacrifice.
## Le korban, acte de rapprochement
Et moi, dit HaKadosh Baroukh Hou, je ne veux pas que vous fassiez de l'idolâtrie. Donc, plutôt que vous fassiez des sacrifices pour des idoles, faites des sacrifices pour moi, et ça grand. Ok ? Donc cette idée voudrait dire que tous les sacrifices… Et ça, c'est quelque chose qu'on peut trouver: celui qui ne comprend rien au Moré Nevoukhim, il va le trouver dans le Moré Nevoukhim. Dans le Rambam, dans le Guide des égarés, c'est marqué ce que je vous dis. Mais non, ce n'est pas du tout
ce que… L'intention, c'est ce que je vous ai dit. En tout cas, celui qui ne comprend rien va comprendre ça. Donc ça voudrait dire que le Beit Hamikdash, et il y en a des centaines d'halakhot, des millions de détails… C'est un grand mediaval. C'est vraiment parce qu'il y a l'idolâtrie, et tout et tout. Hachem ? Ce serait un peu juste. Ah, ils ont fait le veau d'or, alors bon, il n'y a pas le choix. Mais non, il y a un problème dans tout ça: les sacrifices
existaient bien avant le veau d'or. Ok ? Vous avez entendu parler quand même d'Abraham Avinou qui fait des sacrifices ? Adam Harichon, dans le midrash. Ok ? Caïn et Abel: donc ce sont des choses qui sont connues.
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