Le roi, l'État et la conquête de la terre selon Yehoshoua
Pourquoi Yehoshoua vieillit sans avoir achevé la conquête, et ce que cela dit de la responsabilité politique.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Les deux pierres de Josué : souvenir et autel, 1 h 04
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Il y a un sujet sur lequel je vais vous entretenir à propos de Yehoshua. Vous allez prendre le chapitre. La vérité, on n'a pas besoin de lire grand-chose, mais c'est surtout le développement de ce qui est écrit. Chapitre 13, Yud Gimel, verset Aleph. Shalom Boker Tom Lekulam. Yehoshua, chapitre Yud Gimel 13, verset Aleph, verset 1. Ve Yehoshua Zakèn Ba Bayamim.
Je n'entends pas. Il y a un Tanakh là-bas ? Vous avez tous un Tanakh ? Ensuite, il y a une description de tout ce qui n'a pas encore été conquis. C'est-à-dire ? Donc, la première phrase est celle qui m'intéresse.
Et vous allez voir pour quelles raisons elles m'intéressent d'abord et avant tout. Ve Yehoshua Zaken Ba Bayamim, Vayomer Hachem Elav, et l'Eternel lui dit: Ata Zakanta, tu as donc vieilli, Bata Bayamim, ici les questions, c'est-à-dire que tu arrives à la fin de tes jours, Ve Aretz Nishera Arbe Meod Lerishta, et il reste encore nombre de territoires sur cette terre à conquérir.
Quel était le rôle premier de Yehoshua ? Celui de conquérir la terre d'Erets Israël. Nous nous rappelons que Moshe lui a interdit de rentrer en Erets Israël, pour des raisons qui ne sont pas notre sujet maintenant. Yehoshua reçoit l'ordonnance de Moshe, mais la confirmation divine qu'il est celui qui prendra la direction militaire et politique d'Israël. Et cette direction militaire et politique a une seule et même fin: celle de conquérir la terre d'Israël.
Donc, le fait d'arriver à un âge, entre guillemets, stam, canonique, et de ne pas avoir finalisé la raison même de la nomination, va entraîner que, au sein du peuple, il puisse y avoir, dites-le, quoi ? Bien avant une scission, une division, qu'est… Non, voilà, la première chose, c'est ce que Chmuel dit, c'est-à-dire un reproche. Comment peux-tu être arrivé à cet âge-là et nous laisser dans une situation où la terre n'est pas conquise complètement ?
Et donc d'être dans une situation précaire face à une adversité dont nous ne savons pas ce qu'elle deviendra, étant donné que si Yehoshua vient à mourir, nous n'avons pas encore entendu qu'il ait la volonté de nommer qui que ce soit à la suite, c'est-à-dire à la poursuite de l'événement Israël. Donc, le reproche.
C'est un reproche concernant, j'ai dit, la situation précaire. Pourquoi, dites-le-moi, vous, pourquoi j'utilise le terme de précarité concernant le fait que Yehoshua n'a pas terminé le labeur qui lui était dévolu ? Quelle est cette précarité ?
— Oui, mais moi ma question, c'est…
Qu'est-ce qu'il y a dans le fait de ne pas avoir accompli sa mission jusqu'au bout qui soit si précaire que nous avons besoin de le signaler ? Non, ce n'est pas ça. Il faudra continuer à guerroyer. Mais quelle est la… Essayez de prendre les choses par leur début. La mission de Yehoshua est de quoi ? On en a parlé au tout début de l'année.
— En terre d'Israël.
Pour pouvoir établir Israël sur son terroir, quel était le rôle que devait jouer Yehoshua ? Conquérir. C'est-à-dire, concrètement, qu'est-ce qu'il devait faire ? Combien de peuples ?
— Sept !
Non, avant qu'il parte, il leur a donné trois propositions. Vous vous rappelez lesquelles ? Soit se soumettre, soit se battre, soit s'enfuir. Mais en tout état de cause, il y avait ici une affirmation, qui était que la loi sera la loi d'Israël. On se soumet, on se démet, ou on s'enfuit. C'est-à-dire ? Et dans le fait de se démettre et le refus de se démettre, c'est la guerre. C'est un casus belli, comme nous disons en latin.
C'est-à-dire ? Maintenant, le fait que Yehoshua n'accomplit pas, quelle est, je vous demande, la précarité conséquente du fait que je n'ai pas conquis ? Essayez de faire un parallèle avec aujourd'hui. Enfin, ce n'est pas compliqué ! Par quoi ? Quel est le phénomène géopolitique dont il est question aujourd'hui ? C'est-à-dire ?
— Oui, ça veut dire que quoi ? Qu'est-ce qu'on a laissé faire ?
Absolument ! C'est d'un point de vue logique, je veux dire. Et on n'est pas à Sciences Po, en géopolitique, pour essayer de comprendre ce dont il est question. Mais c'est de cela: si la conquête devait être faite, il fallait que la loi d'Israël… Non pas que tout soit à bannir et à démettre, mais il fallait que chaque peuple reconnaisse l'État d'Israël comme étant l'État hébreu.
Que demande Monsieur Netanyahou à la direction politique de Hamareka, le peuple vide américain ? Qu'est-ce qu'il leur demande ? Il leur demande de quoi ? Que les… les…
— (…)
L'entité magique qui s'appelle l'entité palestinienne doit reconnaître l'État d'Israël comme étant l'État des Juifs. L'État juif et l'État des Juifs.
C'est-à-dire, on est en langue d'évolution. Un jour on viendra où, comme aux informations en France, on appellera cela l'État hébreu. Mais pour l'instant ce n'est pas clair dans l'esprit de beaucoup d'énergumènes chez nous, qui ne comprennent pas encore quelle est véritablement la finalité vers laquelle nous tendons. Nous tendons…
…de manière qui ne s'entend pas de deux façons, vers la réhabilitation de l'identité de l'être hébreu. Je vous ai dit depuis le début de l'année: cherchez l'hébreu qui se cache dans le juif que vous êtes. Le juif est caduc parce qu'il est fractal. Et donc, dans cette fraction de l'identité, il est important de retrouver le nombre entier, qui s'appelle l'hébreu. Ce n'est pas une gloire de dire: je suis juif.
Donc, il y a ici une précarité du fait que, au sein d'Israël, il y a eu quel livre, qu'on a pris au choix ? Chofetim. Tout le problème du livre des Juges va être le problème de devoir se mesurer avec des entités tribales qui sont restées parmi nous, qui ont une langue, qui ont une histoire, qui ont une culture, et qui revendiquent elles aussi cette terre.
C'est-à-dire que, lorsqu'elles s'affirment à travers ces quatre composantes, elles s'affirment comme un peuple. Car le peuple est un groupe humain lié par une même langue, une même histoire, une même culture et une même terre: droit international, vous savez ? Et donc elles s'affirment en tant qu'entités, à leur manière à elles, nationales. Le problème des Chofetim va être de se mesurer à une culture étrangère, à une manière d'être étrangère.
La précarité dont il est question ici, c'est: est-ce que les enfants d'Israël vont réussir à affirmer leurs droits et leurs devoirs, ou bien vont-ils être influencés par la culture environnante ? Mais ils vont être… Ils vont être influencés par la culture environnante. C'est la raison même de la venue des juges, à chaque fois.
Car à chaque fois il sera question du mal qu'ont fait les enfants d'Israël aux yeux de l'Eternel. Et alors, à ce moment-là, une peuplade se lève contre Israël. Et à ce moment-là, qu'arrive-t-il ? Eh bien, ils se mettent à se lamenter. Un juge vient, et la terre se repose pendant quarante ans. Mais toute l'origine est là, dans cet événement qui fait que nous n'avons pas conquis toute la terre.
Cours de Machon Meir
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— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
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