Parachat Chmini (18/03/14)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Chmini (28/03/16), 52 min
Début du cours (texte)
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Rabbi, parachat Chemini. Nous sommes le lendemain de Prohim, donc tout le monde est bien joyeux, béni soit Hachem. On va rentrer un peu dans la paracha. Alors, parachat Chemini*. Il vous reste une feuille ? Donnez-moi une feuille là-bas, parce que même s'il n'y a pas les solutions dessus, cela m'aidera à m'expliquer, puisqu'on ne pourra pas faire le travail s'il n'y a pas les solutions. Qu'est-ce que ce huitième jour, d'abord ? Quand on parle, on dit: c'est le huitième jour de quoi ? Vous vous rappelez ?
Parce qu'on dit: voilà le huitième jour. La paracha commence comme ça: « Et il advint au huitième jour… » Le huitième jour de quoi ? De la brit milah ? De… Presque. Presque. De l'inauguration. Ce n'est pas tout à fait pareil, parce qu'ensuite ils ont fait des korbanot chaque jour. Moi je sais qu'ils entraient et qu'ils sortaient, mais tout le monde a participé, chacun à sa manière.
Donc on parle du huitième jour de Hanouka de la inauguration du Mizbeah, qui est le Temple du désert. Et donc, c'est le huitième jour. Maintenant, dans ce huitième jour, le Rav et le Rachi, c'est ça qui est important. Il y a un thème que nous avons déjà utilisé plusieurs fois dans nos chiourim, donc on va y repasser très rapidement: c'est le concept du six, sept, huit. Vous vous rappelez ? Donc on a le six, le sept et le huit. Le six, c'est le sixième jour.
C'est le jour où l'homme n'a pas encore été créé, il n'y a pas beaucoup de libre arbitre. C'est le vendredi, c'est le jour que les musulmans ont choisi comme jour saint. Chabbat, c'est nous: c'est un jour où l'homme existe et a une responsabilité. Nous nous trouvons dans l'histoire, nous nous trouvons dans le septième jour d'HaKadosh Baroukh Hou. Le huit: nous nous trouvons dans le monde où il n'y a plus de mitsvot. Là, c'est comme l'avocat mis en bitoul: l'homme s'est élevé à un niveau spirituel où il n'y a plus de mitsvot, tout est naturel, on est déjà dans un monde spirituel. Les chrétiens ont choisi comme jour saint le huitième jour.
En prétendant que les mitsvot ont été annulées. Bon, quand on les regarde, on n'a pas l'impression qu'ils soient au niveau du mamba, mais enfin, c'est ce qu'ils se sont imaginé. Alors justement, non, ce n'est pas… Non, non, justement: le Beit Hamikdash, c'est une incursion du huitième jour à l'intérieur du septième jour. C'est-à-dire que tu veux tirer le monde vers le huitième jour, d'accord ? Tu veux faire avancer. Donc tu as un microcosme qui existe.
Qu'on va voir dans notre paracha, qui a commencé dans notre paracha: faire entrer un peu quelque chose d'étranger au monde, puisqu'il appartient au huitième jour. Dans le Beit Hamikdash, on transgresse le Chabbat: on fait la chehita, on allume le feu, enfin, on fait toutes sortes de choses. Et dans le Beit Hamikdash, on fait le contraire de ce qu'on fait d'habitude: dans ce qu'on fait d'habitude, dans le monde, on amène la vie, là, on ramène la vie en haut. C'est-à-dire qu'on élève. J'arrive à l'océan, donc…
Ce phénomène du huitième jour, inscrit ici dans le septième jour, c'est comme une greffe. Maintenant, comme c'est une greffe, comment la rejeter ? C'est ainsi qu'explique le Rav Cherki que… Tandis que le Beit Hamikdash n'appartient pas à ce monde-ci, alors il a tendance à être détruit. D'accord ? Mais le Beit Hamikdash est quand même quelque chose qui va nous permettre, si vous voulez, de goûter à ce lien entre HaKadosh Baroukh Hou et Israël, entre HaKadosh Baroukh Hou et le monde, qui nous permet de…
De faire descendre la Chekhina sur terre, la présence divine sur terre, et grâce à cela, faire avancer l'histoire, parce que les hommes ont besoin de se rapprocher de HaKadosh Baroukh Hou pour avancer. Si les gens sont simplement liés à leur propre libre arbitre et à leur propre individualité, ils ont peu de chances de faire avancer l'histoire si HaKadosh Baroukh Hou n'est pas là. D'accord ?
Donc, si Il aide en amenant Sa présence sur terre, alors Il permet aux juifs d'avoir envie d'avancer. C'est quelque chose que vous avez tous senti: cela fait environ vingt-cinq ans qu'en France, quelque chose s'est réveillé. Il y a vingt-cinq ans, le Rav, le Rav de France, Paul Stéphane Citruc, a commencé à donner des cours à la synagogue de la Victoire, il y a vingt ans. Il faut comprendre qu'à l'époque, les juifs de France n'allaient aux cours de Torah nulle part. Il n'y avait donc pas de
cours où venaient 500 personnes dans une salle. Tout d'un coup, ils se sont mis à remplir des salles de 3 000, 4 000 jeunes, qui venaient tout le temps, toutes les semaines. Bien sûr, c'était un bon orateur, et il était drôle, et tout ça. Mais il s'est passé autre chose: un phénomène qui s'est passé dans le ciel. Il s'est passé partout en même temps, parce que les phénomènes qui se passent dans le ciel influencent toute la planète, et cela a fait que le processus de la
Gueoula avançait.
Et quand la Gueoula et les Mossaïm se précisent, la présence divine descend, et quand la présence divine descend, les gens ont envie d'écouter un cours de Torah. Le fait que vous soyez au Mahon Meir, et que vous passiez un an, deux ans, trois ans à venir étudier la Torah, alors que rien ne vous y oblige, et que vous le faites uniquement parce que vous étudiez la Torah, vous approchez Hachem: cela est dû à vos mérites. Et ce qui a réveillé en vous, d'une manière générale, et évidemment cela ne relève pas de vos mérites, c'est la Zechira, ce qu'on appelle là-haut le processus de…
…retour de la Chekhina, de la présence divine sur terre, qui fait que les gens ont plus envie qu'avant d'étudier. Si l'on se rend compte que quelqu'un qui n'est pas obligé, rien ne l'oblige, mais pitom, il étudie. Vous voyez cela aussi dans le monde haredi. Dans le monde haredi, il y a quelques années, il y a eu la loi « de Rokhtal »: on leur a dit, voilà, vous n'êtes plus obligés d'étudier maintenant. Parce qu'avant, ils étaient obligés d'étudier, sinon l'armée. Alors ils sont obligés d'étudier la forstom. Dans le monde orthodoxe, haredi, enfin, je n'aime pas le mot orthodoxe. Euh…
Celui qui ne restait pas à la yeshiva — je n'ai pas dit qu'il étudiait, mais qui était à la yeshiva — eh bien lui, il est allé à l'armée. Quand il ne voulait pas aller à l'armée, ils étaient tous obligés de rester à la yeshiva. On leur a dit: maintenant vous êtes libérés, eh bien ils sont restés. Bien sûr, il y a une pression sociale si tu ne restes pas à la yeshiva et tout ça. Mais malgré tout, ils sont restés. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui …
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