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Yoshua face à l'alliance avec les Givonim

Pourquoi Yoshua respecte l'alliance trompeuse, et comment Givon devient un casus belli pour les cinq rois.

58 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Josué face contre terre : détresse ou engagement, 58 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Boker tov, Shalom lekoula, Manardou Matrilim, Sefer Yoshua, Perek Yod, Pasouk Kaf. Vous y êtes ? Vous m'excusez, j'ai tout écrit sur d'autres pages, donc vous allez me voir tourner des pages, mais ce n'est pas grave, on va essayer de travailler ensemble. On se rappelle, la dernière fois que nous nous sommes rencontrés, nous avons vu les habitants de Givon venir de manière, comment dire, fourbe, rencontrer les Israélites afin de vouloir être mis sous leur protection.

Des événements, quels qu'ils soient, pouvaient arriver au vu et au su, bien entendu, de ce que les Givonim déclarent à Yoshua, à savoir qu'ils ont entendu… Vous vous rappelez de quoi ils avaient entendu parler ? De la sortie d'Égypte, de la traversée de la mer Rouge. Mais ils n'avaient pas entendu parler des événements…

Enfin, en tout cas, ils n'en avaient pas entendu parler. Ils ne veulent pas rappeler les événements contemporains de leur rencontre avec Israël, et donc ils font preuve, comment dire, de fausseté. De véritables tartuffes, puisqu'ils se déguisent: ils ont des haillons pour faire preuve qu'ils viennent de loin, des sandales usées, etc., etc. Il y a faux, mes hôtes.

Donc, on se rappelle, le dernier point très important de cette rencontre, c'est qu'en fin de compte ils ont trompé les Israélites, et que ces Israélites, dans leur mansuétude, leur miséricorde, ont accepté de faire alliance avec les Givonim.

On se rappelle, c'était la fin du dernier cours: Yoshua découvre la fausseté, c'est-à-dire l'arnaque qu'il y avait derrière, et il décrète que l'on ne peut pas remettre en cause l'alliance avec les Givonim.

Mais on se rappelle, bien entendu, ce qui nous avait émus à ce moment-là concernant l'Alliance, c'est qu'elle contrecarrait le projet divin. Dans le projet divin, à la sortie d'Égypte, les choses sont clairement énoncées: il n'y a pas d'alliance avec les sept peuples qui résident sur la terre de Canaan. Et là, il y a trois propositions que le Rambam nous avait rappelées: vous pouvez rester, mais vous devenez guer toshav; deuxièmement, vous pouvez partir; troisièmement, si vous n'acceptez ni la première ni la deuxième, eh bien, ce sera la guerre. Et le vainqueur, Béréchit, profitera des fruits de cette victoire.

Donc on se rend bien compte ici de l'arnaque qui a été organisée par les Givonim. On est au chapitre 10, vous l'avez ? Il y a faux, mes hôtes.

Tu n'as pas une place pour t'asseoir ? Tu ne veux pas ? Pour que tu sois plus à l'aise, moi, pour ça… Oui. Ah, oui, oui, oui, bien sûr. Non, c'est ensuite, j'ai dit. Ensuite, nous avons découvert, bien entendu, que Yoshua avait découvert l'arnaque, qu'il y avait dans le comportement, dans la manière de faire, etc.

Simplement, sachez que ceux-ci sont montés à Givon pour poser leur jalon: les Givonim avaient fait alliance avec Yoshua, et donc la ville de Givon, qui était une ville importante, une forteresse, tombait sous la protection de Yoshua, des Israélites, et devenait propriété israélite.

Bien entendu, l'alliance était avec les hommes. Au moment où Yoshua découvre l'arnaque qui se cache derrière, il ne va en aucun cas décider de décimer les Givonim, puisqu'il est lié par cette alliance. Je vous rappelle que l'alliance est contraire à l'alliance divine. Voilà, c'est le chapitre 10. Comment ça s'explique ? D'abord parce qu'ils ont été trompés. C'est-à-dire ?

On avait dit, vous avez oublié vos questions d'il y a deux ou trois semaines. Parmi vos questions, il y avait cette réflexion: lorsque Yoshua établit l'alliance avec les Givonim, il ne sait pas qui ils sont, il s'agit d'une tribu qui viendrait de loin, donc qui n'appartiendrait pas aux sept peuples. Comprenez ? C'est la seule raison.

Ce qui est important de se rappeler, c'est que lorsqu'il découvre la supercherie, il ne peut pas remettre en question, parce qu'il y a une alliance. Ce serait se dédire.

— Oui, mais il a donné sa parole.

Il y a un acte moral ici. Et nous allons voir dans ce chapitre ce que cet acte moral entraîne, parce qu'il n'y avait rien contre l'Éternel, je vous rappelle. Enfin…

Il n'y avait rien contre l'Éternel. La réaction naturelle de Yoshua a été une réaction de mansuétude, de miséricorde. Tout simplement, n'allons pas chercher midi à quatorze heures: il s'agissait véritablement d'une réaction de mansuétude et de miséricorde. Que cela ait contrarié l'ordonnance divine, eh bien, Yoshua…

Malgré cela, lorsqu'il découvrira la supercherie, je le répète encore une fois, il les fera rester dans leur fonction, il va les punir: les Givonim deviendront les bûcherons et les puisatiers. Tout le monde sait ce qu'est un puisatier: celui qui puise l'eau. Les bûcherons, de même. C'est-à-dire que leur rôle sera un rôle purement logistique pour Israël: amener le bois et amener l'eau, d'accord ?

Maintenant, regardons le chapitre 10. On fait comme d'habitude. Vous connaissez nos règles maintenant, c'est notre règle de travail. J'espère qu'après que nous aurons terminé cette année, vous garderez ces règles afin de vous permettre de continuer à avancer.

Je vous demande simplement de voir la traduction littérale avec vos textes à vous, quand vous aurez le temps. Je vous donne ici l'esprit de la phrase, sinon cela va nous prendre trop de temps, et le temps qui nous est imparti est encore limité à 60-65 minutes.

Donc, première chose sur laquelle je vous demande de prêter attention: on continuera la semaine prochaine, ce n'est pas un problème. Je vous rappelle que la semaine prochaine vous aurez aussi deux cours. Un cours le mardi sur un sujet de pensée juive, de philosophie juive, comme on a fait hier, qui, à mon avis, j'espère, vous a intéressés, mais qui était extra.

Et aujourd'hui, Yoshua, bien entendu, mais on fera la même chose la semaine prochaine. Quelqu'un a proposé She'elot ve-Tchouvot, cela peut être le cas. Je vous préparerai quand même un cours très particulier concernant le mardi. Et le mercredi, on continuera ce chapitre, parce que je ne pense pas que nous puissions le terminer aujourd'hui.

Ne pensez pas que nous sommes répétitifs dans la didactique, mais simplement qu'à force d'asseoir cette didactique, elle va devenir vôtre. Nous prêtons attention. Tiens, garde ça à côté de toi, parce que des raseurs, il y en a toute la journée. En France, on les appelait les raseurs.

Alors, le premier verset dit quoi ? Adoni-Tsedek. C'est intéressant. Je vous fais une petite parenthèse, je ne peux pas m'en empêcher: Adoni-Tsedek, ça vous rappelle qui ? Melkitsedek, le roi de Shalem, le premier roi de Jérusalem, mais qui n'est pas Jérusalem.

Qu'est-ce que cela vous interpelle, le fait que le roi, à l'époque d'Avraham, de cette ville qui ne s'appelle que Shalem à l'époque, et à l'époque de Yoshua, celui qu'on nomme roi de Yerouchalayim ? Sachez que celui qui a écrit l'histoire de Yoshua est, à mon avis, un peu présomptueux. Il parle déjà de Yerouchalayim, qui n'existe pas encore. Celle qui existe, c'est Ir HaYevoussi, la ville jébuséenne.

Cours de Machon Meir

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La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

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