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Parachat Michpatim (21/01/14)

1 h 02

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Mikets (26/11/13), 56 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Donc, nous rentrons dans une paracha qui est un sprint de la Torah. Alors que dans tout le livre de Béréchit, on a peut-être deux mitsvot, trois, et après ça va tout doucement, une mitsva, le Korban Pessa'h, avec les mitsvot autour et tout. Là, on rentre vraiment: comme on a beaucoup de paracha dans le livre de Devarim, ici, dans le livre de Chemot, on a vingt-trois mitsvot assez, trente mitsvot au total, assez. Pour le moment, c'est un record. Ok ?

Donc, vingt-trois mitsvot positives et trente mitsvot négatives. C'est beaucoup, parce qu'on n'est pas habitués à ça. Même dans la paracha Térouma, on avait quand même quelques mitsvot, avec les Dix Commandements et tout ça, mais on n'atteint pas tout ça. Dans la paracha Térouma, on avait trois mitsvot assez, quatorze mitsvot, l'autre assez. Donc, pour vous dire qu'on a beaucoup, beaucoup de détails, c'est difficile de couper la paracha en parties. On n'a pas vraiment de sujets: il y a toutes sortes de halakhot qui se suivent, avec un lien logique quand même entre elles, mais…

Pour couper la paracha en parties, j'étais obligé, plus ou moins, de le faire de manière artificielle. J'ai réuni une quinzaine de thèmes, euh, une douzaine de thèmes, que vous pouvez choisir si vous voulez, c'est dont on peut parler. Qui sont les douze ? En général, on n'arrive pas. Ok ? Bon. Alors, on commence le début par les dinim, oui, par les lois qui concernent les…

Les esclaves hébreux, dinim, et Éved Ivri. Et là-dessus, directement, se pose la grande question: pourquoi la Torah autorise-t-elle l'esclavage ? C'est quand même une bonne question, hein ? C'est une question que vous devez vous poser; si vous ne la posez pas, vous avez un problème. Sachez une chose: à chaque fois qu'on va dans… la clé de tous nos chiourim, ce sera la phrase de, qui dit: ce n'est pas parce que quelque chose est marqué dans la Torah qu'il est vrai, mais c'est parce qu'il est vrai qu'il est marqué dans la Torah.

Est-ce que vous comprenez la différence entre les deux phrases ? Non ? Alors je vais expliquer pourquoi j'ai le bréviaire, je vais expliquer pourquoi. Il y a des gens qui l'ont dit, des gens qui l'ont dit. Bon, ça me paraît tordu, mais bon, c'est marqué dans la Torah, alors oui, c'est forcément vrai. Ok ? Cette approche est fausse. C'est parce que c'est vrai, et c'est complètement vrai: c'est quelque chose qu'on est capable d'expliquer complètement en dehors de la Torah. Sans Torah, on est capable d'expliquer, d'une manière intellectuelle, pourquoi c'est vrai.

D'un point de vue moral, pourquoi c'est vrai ? D'un point de vue social, pourquoi c'est vrai ? Et, d'ailleurs, c'est marqué dans la Torah. L'approche des mitsvot, telle que moi je l'ai faite, telle que je vous demande de les faire, telle qu'on les fait dans le chiour, c'est toujours dans ce sens-là: il y a quelque chose qui est marqué dans la Torah, alors j'aimerais comprendre pourquoi c'est vrai, avant que ce soit marqué dans la Torah. Et puis, bon, écoute, si c'est faux, Hachem l'a dit, on ne va pas le dire quand même, ça ne se fait pas. Ok ? Dans le chiour, on n'a pas peur d'affronter tout.

C'est-à-dire que toutes les questions, les contradictions, les choses sur la Torah qui ne nous paraissent pas logiques, les choses qui ne nous paraissent pas morales, on va en voir. Parce que dans la Torah, il y a des hommes qui vendent leurs filles. La Torah, la Torah: il y a un père qui vend sa fille. Comme servante. Moyen, non ? Eh bien, dites-le, il ne faut pas avoir honte. Donc, sincèrement, c'est logique, si la Torah le dit ? Et on ne va pas le rendre logique avec un tampon, avec tous les autres cache-misère, parce que c'est marqué dans la Torah. Vous comprenez ? Donc ça, c'est l'approche de tous les chiourim. Et donc, si vous prenez des notes et que vous retenez les arguments, c'est tout à fait l'approche que vous pouvez avoir face à des gens qui ne sont pas religieux.

Parce que les gens qui ne sont pas religieux, la dernière chose qu'ils vont accepter, c'est que c'est marqué dans la Torah, comme argument. Ok ? C'est la dernière chose avec laquelle vous pouvez les convaincre. « Oui, mais c'est marqué dans la Torah. » « Convaincs-moi et je te croirai. » Ok ? Donc nous, on n'utilisera jamais cet argument: « c'est marqué dans la Torah ». Évidemment, si on est là, c'est parce qu'on croit dans la Torah. Mais ce n'est pas pour ça qu'on étudie ici. On veut que ce soit accordé entre votre cerveau, votre compréhension du monde, vos valeurs, et ce qui est marqué dans la Torah. Je veux que ça soit unifié. Comprenez ? Et pas parce qu'on vous l'a tordu vers là-bas. Ok ?

Le Rambam dit: quelqu'un qui a un problème entre sa compréhension du monde et la Torah doit travailler jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de problème, plus de… plus de différends entre les deux. Donc, le premier problème sur lequel on tombe dès le début de la paracha, euh, c'est: Ki tiknè èved Ivri, quand tu achèteras un esclave hébreu, c'est-à-dire un esclave juif, il travaillera pendant six ans, et la septième année, tu le libéreras. Bon, pourquoi la Torah autorise-t-elle d'avoir un esclave ? Déjà, premier argument assez facile: le din de l'esclave hébreu dans la Torah, c'est un din très cool. Le mec n'a qu'un seul coussin, il faut qu'il le donne à son esclave, ça va. Ce n'est pas la fin du monde. Ok ? Donc, à la base, le premier argument qu'on peut donner…

Quand on dit « esclave », ce que nous appelons esclave, dans tout le reste de l'humanité, on n'appellera pas forcément esclave quelqu'un qui est un travailleur. Ok ? Malgré tout, la Torah parle d'esclave, et il y a quand même plus de contraintes sur un esclave que sur un travailleur. Un travailleur peut dire: « Bon, je donne ma démission. » Un esclave, il ne peut pas. Donc il y a quand même une contrainte en tant qu'esclave: tu ne peux pas le frapper, tu ne peux pas faire ce que tu veux avec lui. Ça ne t'appartient pas, c'est en gros la force de travail qui t'appartient, et encore d'une manière limitée. Tu ne peux pas le faire travailler le jour et la nuit. Bon, il y a toutes sortes de…

…toutes sortes de lois à ce sujet. Mais, bon, ça ne me suffit pas. Donc la Torah propose quand même à quelqu'un d'être vendu comme esclave. Alors, il y a deux cas, uniquement, qui permettent à un juif de devenir esclave. Est-ce que vous les connaissez ? Oui, oui. Hé, oui. Deux cas. Comment il s'est fait vendre ? Ah, voilà.

Premier cas, ok ? Le cas le plus court: quelqu'un qui a volé. Vous savez que dans la Torah, il doit rendre …

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