Josué face contre terre : détresse ou engagement
Le verset 6 : Josué se prosterne après la défaite d'Aï et interroge l'Éternel sur le sens du revers.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Yehochoua, Moché et la supplication qui console, 58 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Yehoshoua, chapitre 7. Moshé, merci de fermer la porte. Pasouk Zayin. Bon, Shalom lekoulam, Boker Tov, Chavouaa Tov. Bonne année grégorienne à ceux que ça intéresse. Comme je n'ai aucune connaissance avec Grégoire, cela ne m'intéresse donc pas. Et je vous rappelle que ce soir c'est Rosh Hodesh Chevat.
Nous avions vu les premiers versets du chapitre 7, qui nous ont intéressés concernant ce que je vous avais dit.
Il y avait donc ici trois parties distinctes. La première concernait la fraude relative à l'anathème. La deuxième, la présence dans l'histoire de ce nouveau personnage, Akhan, de la tribu de Yehouda, qui va prélever de l'anathème. Et troisièmement, la colère de l'Éternel concernant la fraude qui vient d'être réalisée.
Je ne reviens pas sur ce que nous avions dit, puisque tout est enregistré, filmé, écrit, etc. Vous passez au verset 6, toujours dans le même chapitre. C'est là où nous devons nous rendre aujourd'hui. Alors allons-y. Verset 6, vous y êtes: Vayikra Yehoshoua simlotav vayipol al panav artsa lifnei aron Hachem ad ha'erev.
Vous allez me dire qu'entre le verset 1 et le verset 6 qui nous concernent, il y a cinq versets. Alors je jette un œil pour voir si au verset 4 et au verset 5 il y a quelque chose qui m'intéresse. Verset 4: vous vous rappelez ? La défaite, sans appel.
Ils ont battu en retraite, c'est-à-dire, nous avions expliqué tout cela. Verset 5: « Trente-six hommes sont tombés durant cette bataille, et ils ont poursuivi les enfants d'Israël jusqu'à ce qu'ils les frappent dans la descente de la montagne, et ils les rencontrèrent. »
Vayéhi, ici, bien entendu, je ne reviens pas sur le sujet, sur le concept nominal, à savoir un verbe futur transformé au passé, et le sens qu'il a, que vous devez savoir. Il s'agit ici de nous présenter la déconfiture totale du peuple d'Israël, en tout cas des trois mille soldats en question. Ce qui nous amène…
En conséquence de cette déconfiture, à l'événement que je commence à lire au verset 6. Si vous voulez bien me suivre, nous décollons. Chapitre 7: Vayikra Yehoshoua simlotav. Yehoshoua a déchiré son vêtement. Simlotav, c'est donc qu'il ne portait pas un costume trois-pièces, cuisine, salle de bain. Il était donc question d'une robe. Cela vous rappelle tout à fait le vestimentaire oriental, contrairement à certains que je ne nommerai pas, qui ne sont pas dans cette salle, bien sûr.
Vayikra Yehoshoua simlotav, vayipol al panav, il est tombé sur son visage, sur sa figure. C'est un signe de détresse, un signe de mal-être, un signe de malaise, qui fait que l'homme se retrouve la tête vers le bas, alors qu'il devrait avoir la tête haute, bien entendu.
Vayipol al panav artsa. Nous disons en français « face contre terre ». Lifnei aron Hachem ad ha'erev. Ceci se déroula tout près de l'Arche d'Alliance, et cette position de deuil, de détresse…
…et ils s'aspergèrent de poussière, si l'on peut dire ainsi. Ils se mirent de la poussière sur la tête.
Il est évidemment question ici d'un signe de deuil, bien évident. Le verset 6 m'interroge. Vous avez plusieurs signes de deuil. Pouvez-vous me les signaler, s'il vous plaît ? Déchirer son vêtement, se jeter face contre terre, et mettre de la poussière de la terre sur la tête. Oui, non, mais là, ce n'est pas marqué. Il n'y a que les philosophes qui font les œuvres. Là, il n'y a pas.
Ouf, Ezeknei Israël vayalou afar al-rosham. Nous retournons en salle d'opération, et pouvez-vous me dire ce qui se passe ici ? Oui, c'est le moins qu'on puisse dire: le vêtement déchiré, la poussière, la face contre terre. Essayez d'être un peu plus chirurgical dans votre opération. C'est ce que nous avions dit la fois dernière. Est-ce qu'il y a, est-ce qu'il est probable…
…dans un premier temps, dans une première strate d'analyse, de dire que la défaite est la conséquence, bien entendu, d'un malaise, d'une détresse que nous avions expliquée. Nous avions expliqué que les hommes étaient dans une confiance totale. Jusqu'à maintenant, nous étions dans un engagement de notre devenir où l'Éternel intervenait à tout bout de champ. C'est-à-dire que nous vivions, y compris dans la première bataille, celle de Yéricho, dans une situation, dans un contexte où l'Éternel intervenait, ivriyout. Si vous voulez éternuer, allez-y maintenant, comme ça on le dit pour tout le monde. Non, ce serait plutôt à dire.
Et il y a ici, bien entendu, une prise de conscience. Non pas que l'Éternel ne soit pas présent, mais dans l'épreuve, nous l'avions dit la dernière fois: dans la première épreuve où nous sommes mis face à face avec nous-mêmes, nous avons échoué. Ce n'est pas tant la défaite qui défait l'homme ici et le met dans une situation d'endeuillé, que ce que je vous demande de définir et de décrire…
…non pas comme une première strate d'analyse, mais comme quelque chose relevant d'une analyse plus profonde. À savoir que la réaction de Yehoshoua et des anciens… vous ne voyez pas le peuple se mettre dans cette situation. Il est question de Yehoshoua et des anciens. Je vous demande donc ce que ressentent Yehoshoua et les anciens pour se mettre dans une situation publique de cette manière, et que veulent-ils dire, ou envoyer comme message, par leur réaction telle qu'elle est décrite ici ?
Les prénoms, excuse-moi, allez-y, en avant. Shmuel. Tu vois, tu ne peux pas tomber. Alors. Juste. Juste. Et il y a autre chose ? Ok, tu préfères la première partie. Ok. Toi.
— Il y a fait méode. C'est-à-dire qu'en tant que chef de file, il marque ici un temps d'arrêt. Dans ce deuil présenté publiquement, il y a qu'ils sont eux-mêmes responsables de ce qui s'est passé. Ils ne se retournent pas contre le peuple, ils ne se retournent pas contre les soldats, ils se retournent…
…contre leur propre, non pas contre, à l'égard de leur propre responsabilité, pour émettre un message, que Shmuel a émis, et que nous allons entériner d'autant plus. En tout cas, ils prennent leur rôle de responsables à cœur.
Il y a là une responsabilité, non pas comme nous l'avons étudié, et nous allons y revenir un instant aujourd'hui, à savoir une responsabilité partagée au sein de l'ensemble du peuple, mais la responsabilité politique, dévolue ici aux dirigeants d'Israël, comme à tout dirigeant, quel qu'il soit, comme au chef de famille par exemple. Tu voulais dire ? Dis-le quand même.
— Oui, il y a peut-être de ça, mais de toute manière il fallait faire confiance aux hommes.
La problématique à laquelle nous sommes confrontés dans ce deuil-là, ce n'est pas qu'il fallait se remettre totalement à l'Éternel. C'est justement là que le bât blesse. Il y avait peut-être une conscience consécutive de quarante ans de pérégrination dans le désert, et d'une première entrée en matière dans la traversée du Jourdain, dans la conquête de Yéricho, où les choses s'étaient passées…
…ni plus ni moins que miraculeusement. Et c'était peut-être là le fait que Yehoshoua et les anciens d'Israël prennent conscience qu'ils avaient peut-être échoué dans un domaine essentiel, à …
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