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Josué 7 : la faute d'Akhane et la responsabilité partagée

Pourquoi les envoyés parlent à Josué avec assurance, et ce que signifie le « nous » fautif d'Israël face à l'anathème.

1 h 01

Rav Rony Akrich

Ensuite : La victoire de Yehoshoua et le moment opportun, 60 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On va faire aujourd'hui la suite, malgré le fait que trois semaines se soient passées. On se demande comment, d'ailleurs. Une fois Hanouka, une fois la neige, une fois je ne sais pas quoi, ce qui n'était pas prévu au programme, bien entendu. On est au Pérèk Zayin, c'est-à-dire le chapitre 7 de Yehoshoua, comme vous imaginez. On est ensemble ? Chapitre 7, Pérèk Zayin.

Les mitsvot et Rotsé Lavin, shalom, bon Chabbat. Tov, shalom à tous. On commence, puisque c'est filmé, et on peut dire à nos téléspectateurs non juifs qu'ils aient une bonne fête, puisque c'est leur fête aujourd'hui. Voilà, pour tous ceux qui ne sont pas hébreux. Donc, le Pérèk Zayin, et on va lire le premier verset.

Je ne reviens pas sur ce que nous avons vu les semaines précédentes, bien entendu, mais il est clair que nous sommes après la prise de Yericho, et que nous avions déjà fait entendre la problématique de la confiscation des biens, quels qu'ils soient, suite à la conquête. Dans le cas de Yericho, il était absolument interdit d'utiliser ces biens-là. Cela s'appelle en français l'anathème jeté sur les biens de Yericho. Cet anathème avait été décrété pour une seule raison: les biens conquis n'étaient réservés qu'au seul service du Temple, il n'y en a pas encore, mais qu'au seul service de Hachem. Voilà.

Donc, dans ce chapitre 7, nous allons voir un sujet qui va nous intéresser en premier lieu. Je traduis ce verset à l'effet. Il est évident que chacun de nous a les yeux posés sur la lettre, sur le mot et sur la phrase. Vous vous rappelez la note, le temps, la mesure. Donc je traduis: ils ont fraudé. En hébreu, ma'al, c'est le verbe frauder: va'yimalou bné Yisraël ma'al bachérem, c'est-à-dire que les enfants d'Israël ont fraudé quant à l'anathème dont nous parlions précédemment. Tout le monde y est ? L'anathème, c'est l'interdiction concernant les biens de la conquête. Chapitre 7, verset Aleph.

Chapitre 7, verset Aleph. Oui, voilà, c'est ça. C'est pour ça que j'ai demandé si nous y sommes, parce que pour voyager, il vaut mieux être ensemble. Vayimalou bné Yisraël maal bachérem. Écoutez bien maintenant la phrase et le rythme du phrasé. Vous vous rappelez que nous étudions l'historiosophie et combien il est important d'écouter pour comprendre les leçons de l'histoire.

Le rythme des phrasés, les verbes conjugués, les sujets, les compléments. Vous avez plusieurs semaines d'antécédents avec moi, et donc vous êtes condamnables, puisque vous le savez. Il ne fallait pas venir au cours, comme ça vous n'auriez pas su. Vayimalou bné Yisraël maal bachérem, mais les enfants d'Israël ont donc fraudé quant à l'anathème. Vayikach Achan ben Karmi ben Zabdi ben Zérah, et Achan, fils de Karmi, fils de Zabdi, fils de Zérah, qui appartient à la tribu de Yehouda, vayikach min haherem: le verbe est au début, le complément est à la fin. Il prit de l'anathème. C'est bien ? Je finis la phrase.

Et la question va vous être posée immédiatement: Vayikhar af Hachem bévné Yisraël. Et l'Éternel se mit en colère contre les enfants d'Israël. Est-ce que tout le monde a la phrase en hébreu et en français présente à l'esprit ? Ce qui nous amène, bien évidemment, à vous poser la question: qu'ai-je remarqué de détonant dans cette phrase, c'est-à-dire de pratiquement gênant dans le phrasé ?

— Non, non, non, ce n'est pas là. Non. Oui, ils ont fait une faute, mais c'est lui qui a…

— Ah, c'est ça que tu voulais dire ?

C'est-à-dire qu'il y a là, tiens, prends le mien, ce n'est pas grave. Exactement. C'est-à-dire que dans le phrasé ici, il y a ce que nous appellerons une antinomie. L'ouverture de la phrase est au pluriel, et donc l'accusation est au pluriel. La réalité est, en vérité, un singulier, et la fin de la phrase est, ici, un pluriel quant au verdict. Est-ce que vous me suivez ?

Vous êtes avec moi, oui ou non ? Dites-moi, parce que c'est très, très important. Chaque chose que nous avons faite jusqu'à aujourd'hui, y compris aujourd'hui, et jusqu'à la fin de l'année, c'est tellement peu de temps que nous passons ensemble, que je vous concentre une connaissance et un savoir incommensurables en l'espace de quelques minutes de votre histoire. Donc, rappelez-vous qu'il y a ici… Tu vas bien ? Tu comprends quand je parle français ?

— Non, tu as raison.

C'est incompréhensible. Il est clair que nous avons, s'il vous plaît, essayé d'éviter les apartés, étant donné que le temps qui nous est imparti est réduit à la portion congrue, comme vous le savez. Je reprends la phrase. Les enfants d'Israël ont fraudé, c'est ce qu'on nous annonce. Or, de manière tout à fait étonnante, dans la suite de la phrase, on me met face à une antinomie qui me paraît incompréhensible: Vayikhar Hachem bebné Yisraël.

Non, c'est le début et la fin de la phrase. Maintenant, peu importe qui soit le fils de qui. Le fils de qui, c'est de savoir qu'il y a une généalogie. Il n'est pas l'ex-idiot de l'histoire. C'est-à-dire, juste entre nous, parenthèse: Hachem, on ne le retrouvera jamais, comme on ne l'a jamais vu auparavant. Donc il a une importance temporelle, c'est-à-dire du seul moment qui nous intéresse maintenant. En dehors de ça, il ne nous a jamais interpellés et il ne nous interpellera plus jamais. Donc ici, c'est important.

J'ai dit qu'il y a une ouverture au pluriel dans le français biblique: il y a eu un drame. Je n'emploie pas le mot tragédie, je vous l'ai déjà dit. La tragédie est grecque: c'est un drame qui se finit mal. J'emploie le mot drame, parce que le drame est une tragédie qui se finit bien. C'est la différence entre les Grecs et Israël. Vous vous en rappellerez ? C'est important. D'accord ? Bon. Zayin Aleph, ok.

Donc nous avons cette ouverture plurielle. Lorsque je lis le début, qu'est-ce que j'entends ? Qui a fauté ?

— Non ! L'ouverture !

Il faut que tu prennes ton verset et que tu mettes des encoches. La première encoche: Vayimalou bné Yisraël maal bachérem, point. Ça, c'est ce que j'entends: les enfants d'Israël ont fraudé. Vayikach Achan ben Karmi ben Zabdi ben Zérah… fermez la parenthèse. La deuxième parenthèse se ferme ici. Hérem. L'hérem, c'est l'anathème.

L'anathème, en français, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est l'interdiction de toucher, d'utiliser, etc. C'est l'anathème, hein, ce n'est pas grave. Et ce n'est pas de ma faute, c'est ce qui est marqué dans le Larousse, moi j'y suis pour rien. Si vous avez des plaintes, c'est à l'Académie. Bah oui, parce qu'il était interdit de jouir des bienfaits de la conquête. Lorsque la ville est devenue hérem, c'est-à-dire qu'il y a une interdiction d'utiliser les biens de la conquête, de la victoire. C'est bien ? Comme à Yericho ici. C'est bien ? Il y a faute.

Donc nous disons ici, troisième parenthèse: Vayikhar af Hachem bévné Yisraël, et l'Éternel se mit en colère contre les enfants d'Israël. Je crois que la phrase doit être claire …

Cours de Machon Meir

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