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Les deux pierres de Josué : souvenir et autel

Deux ordonnances de Moshé sur les pierres (Devarim 27) et ce que Yehoshoua accomplit au Guilgal.

1 h 04

Rav Rony Akrich

Ensuite : Josué 7 : la faute d'Akhane et la responsabilité partagée, 1 h 01

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, boker tov. On va étudier cette traversée du Jourdain qui fut la nôtre la semaine dernière, mais de manière moins historiosophique. Aujourd'hui, on va vous faire travailler d'une autre manière, et à la fin on donnera bien évidemment la leçon du tout.

Ouvrez le Tanakh, livre de Devarim, chapitre 27, versets 2 à 5. Prenez un Tanakh dans la main, puisque ce n'est pas écrit dans le ciel; c'est du ciel que ça a été écrit pour nous. On se rappelle qu'au moment de la traversée du Jourdain, Yehoshoua demande aux Cohanim de se mettre, de mettre les pieds dans l'eau.

Essayez d'être rapides sur le sujet, sinon le temps qui nous est imparti ne suffit pas à une leçon. Entraînez-vous durant la semaine à vous donner des noms, des chapitres, des numéros, des versets, et jouez à trouver le plus vite possible. Non, j'ai dit chapitre 27, versets 2 à 5. Le chapitre, c'est le chapitre, le verset, c'est le verset. Verset Beit HaDreh.

Donc, il y a dans cette traversée du Jourdain un moment épique et intéressant, qui n'est pas seulement ce que nous avons vu la semaine dernière, à savoir la présence des Cohanim, porteurs de l'Arche d'Alliance, à l'intérieur du Jourdain même, qui miraculeusement s'est ouvert, mais d'une manière différente de celle de la Mer des gens. Là, il n'y avait pas deux pans, mais un seul pan, une seule muraille qui, quelques kilomètres en amont, avait stoppé le courant, le reste dévalant vers la mer Morte.

Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est de voir comment il se fait qu'il y a une ordonnance de Moshe concernant des pierres, concernant un but vis-à-vis de ces pierres. Et d'un autre côté, lorsque nous allons continuer dans Yehoshoua, là où nous en sommes, nous allons découvrir que ces pierres sont toujours présentes, mais peut-être de manière différente, dans un entendement différent. Si vous voulez ouvrir les fenêtres, parce qu'il fait une chaleur, il n'y a même pas d'air qui circule.

Donc, je lis chapitre 27, versets 2 à 5. Vous comprenez bien que nous ne sommes pas encore dans Yehoshoua. Mais si je viens vous faire entrer dans le livre de Devarim aujourd'hui, c'est une étude, une démarche didactique. C'est-à-dire essayer de comprendre comment le Tanna travaille et pourquoi l'auteur a écrit comme il a écrit. Cela va vous demander non plus de rentrer dans le trip de Rony Akrich et ses folies philosophiques, mais d'essayer, de manière plus appuyée, de comprendre le texte et de voir comment il est possible de se sortir d'une épine dialectique. C'est-à-dire, il y a fait.

« Et lorsque tu traverseras le Jourdain vers la terre que l'Eternel, ton D., te donne, tu élèveras un monument de pierre, et tu n'oublieras pas de les enduire de chaux. Et tu écriras toutes les paroles de la Torah sur ces pierres, en traversant le Jourdain, afin que tu puisses entrer sur la terre que l'Eternel te donne, la terre où coulent le lait et le miel, ainsi que l'Eternel, D. de tes pères, te l'a promis. »

Ve'ayah be'ovrechem et ha-Yarden: lorsque vous traverserez le Jourdain, élevez ce monument de pierre, Hakim lekha avanim et veshadtem, que je vous ordonne aujourd'hui. Be'Har Eval: élevez ce monument sur la montagne d'Eval, sur la montagne ou au pied de la montagne, ce n'est pas précisé. Be'Har Eval, vesharta otam bashid: et tu les enduiras de chaux.

Vebanita sham mizbéa'h Hachem Elokekha: et là-bas, à Eval, tu construiras pour moi un autel, un autel pour l'Eternel ton D., un autel de pierres. Lo tenif aleyhem barzel: sur ces pierres, tu ne soulèveras pas de fer. Cette construction de ce monument de pierre ne sera pas entachée par une conjonction avec le fer, quel qu'il soit. C'est bien ? Vous avez compris de quoi on parle ? Maintenant, je vous demande: il y a deux injonctions ici, quelles sont-elles ?

Selon le texte, quelles sont les deux injonctions de Moshe ? C'est Moshe qui parle, hein. Vous vous rappelez ? Dans Devarim, c'est Moshe qui s'exprime; ce n'est pas une dictée, c'est Moshe qui parle. La première, au verset 2: tu élèveras un monument de pierre. À quel moment ? C'est le premier commandement. Le deuxième ?

— Faire un autel au Har Eval.

Deux commandements. Pour l'instant, remarquez ce qui est écrit. Je vous demande, dans le verset Beit, la fin du verset Guimel, qu'est-ce que le verset Guimel nous donne comme raison de ce que demande ici Moshe ? Tu élèveras un monument de pierre et tu l'enduiras de chaux. Pour quelle raison ? C'est le verset Guimel, si ça vous aide.

— Oui. Qu'est-ce qui est étrange dans le verset ?

— Écrire les paroles de la Torah.

C'est-à-dire que tu as enlevé un mot, et pourtant c'est le mot essentiel de la phrase. Qu'est-ce qu'on dit à propos de cela ? Quelqu'un se rappelle, l'a vu dans sa vie ? Bechivim leshonot.

C'est-à-dire, Rachi, dans les soixante-dix langues. La Torah doit être écrite sur ces pierres. Qu'est-ce qu'on entend par une Torah transcrite sur des pierres ? Qu'est-ce qu'on veut envoyer comme message ? Que l'Eternel soit diffusé partout ?

— On dirait gravé.

Oui, c'est la gravure. Rappelez-vous que gravé en hébreu, Harout, est le même terme que pour parler de liberté, Herout. La liberté, ce n'est que ce qui est gravé sur les parois de votre conscience ou de votre cœur, si ce n'est les deux ensemble, puisque nous l'avons déjà explicité, selon ma manière de l'expliciter. Oui, oui, oui. On va entendre le bruit de la feuille, excusez-moi de tous ces dérangements.

J'ai dit que ce qui est gravé, c'est la liberté. Car l'expression pleine et entière de la liberté ne peut se réaliser qu'à travers ce qui n'est pas une partie de moi-même, mais tout moi, c'est-à-dire gravé dans mon essence créatrice.

— Oui, bien sûr, ça va bien. Ok.

Ok, zeh sedèr. On peut dire cela comme ça. Je n'avais pas pensé à ce que tu dis, mais on peut le dire. Le point sur lequel je voulais vous amener, c'est bien évidemment le fait de prendre un monument sur lequel on doit écrire la Torah. Entre parenthèses, quand je dis écrire la Torah, je pense à Béréchit, HaTsav, Devarim. Qu'est-ce que j'écris ? Ça pourrait être les Dix Commandements, mais sinon, c'est Devarim.

Quel est le livre que le roi lisait lors du rassemblement, à la fin de la septième année de Chemita, les mitsvot ? Quand, chaque septième année, le roi faisait une déclaration publique, à travers quel livre ? Devarim.

C'est-à-dire ? La chaux est un enduit qu'on met sur les murs. C'est-à-dire ? On utilise la chaux pour enduire le mur et le consolider. On consolide aussi le béton avec de la chaux. La chaux a servi aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale, à assurer que la destruction des corps, dans les fosses communes de l'Europe, serait conservée comme détruite. Il y a donc un résidu dans la chaux.

Cours de Machon Meir

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