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Parachat Nitzavim-Vayeilech (27/08/13)

50 min

Rav Yossef David

Ensuite : Le premier jour de Pessa'h, convocation de sainteté, 31 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Parachat Nitsavim Vayélekh. On a donc deux paracha qui viennent clôturer, clôturer quoi ? L'année. Puisque la paracha de Nitsavim est toujours la dernière paracha de l'année. La dernière paracha qu'on lit dans l'année, c'est toujours Nitsavim. Et ça veut dire quoi, Nitsavim ? Nitsavim, ça veut dire vous vous tenez debout, ou vous vous tenez tout court. Ok ? Ça veut dire que quelque chose qui te tient, mais fermement.

Avec éternellement, même, dira-t-il. Si vous voulez, vous avez Atem nitsavim, vous, le peuple juif. Moshé s'adresse à eux, il dit: vous êtes éternels, vous vous tenez debout. Et d'un autre côté, Atem nitsavim, vous vous tenez debout le jour de Roch Hachana, le jour du jugement. Puisque Roch Hachana, c'est le jour du jugement, et Kippour le jour du pardon. Le jour où on est jugé, c'est a priori Roch Hachana.

Et donc on comprend pourquoi… Kippour, c'est Kapara. Et y a trois moments, ok ? Le moment central, le premier, celui qui ouvre le jugement. Le jugement commence à Roch Hachana. Là-bas, la majorité des jugements se font. Oui, il y a des tsadikim, des rechaïm, des benonim… On est jugé par rapport à nos actes, par rapport à une équation de la morale d'un Israël. Non, bon, c'est alors, tu ne jugez pas. J'ai plusieurs degrés d'explications de ça. Il y a autre chose que je voudrais vous dire sur Nitsavim Vayélekh.

Vous avez remarqué que souvent la paracha de Nitsavim va avec Vayélekh. Maintenant, c'est l'inverse, vous avez remarqué ? Nitsavim, c'est-à-dire vous vous trouvez debout, immobile, fixe. Vayélekh, qui est-ce qui dit Vayélekh ? Qui est-ce qui part ? Hachem. Si vous voulez, vous avez une antinomie, une opposition: d'un côté, vous avez Nitsavim, les Bné Yisraël qui se tiennent; de l'autre côté, vous avez Vayélekh, Moshé Rabbénou qui part. Et c'est nécessaire, parce qu'il fallait que Moshé Rabbénou parte pour que nous, on continue. On l'expliquera plus longuement quand on parlera de la paracha de Houkat, de la faute, entre guillemets, la raison pour laquelle Moshé Rabbénou ne rentre pas en Israël. Mais vous voyez déjà que, pour que nous, on rentre en Israël, pour que nous, on soit éternels, il faut que Moshé Rabbénou ne soit plus là.

Imaginez quelqu'un qui est aussi grand que Moshé Rabbénou, qui a tous les mérites de la terre. Partout où il va, tout se fait très facilement. Vous avez vu combien de temps Moshé Rabbénou a mis pour conquérir toute la Jordanie ? Une partie de la Syrie ? Deux semaines. Il arrive avec son bâton. Qu'est-ce qu'il y a de problème ? Og, roi du Bashan, un coup de bâton. Mais non, c'est bien, on est content. Le problème, c'est que nous, on n'a pas fait grand-chose. Et si vous voulez que les Bné Yisraël fassent l'histoire, eh bien, avancez dans votre destin, et Moshé, malheureusement, est obligé de partir. Il est trop grand pour nous. Il est obligé de nous laisser pour que nous, on commence notre histoire.

Et vous allez voir que dans le livre de Yehoshoua, il y a des miracles, mais ils sont beaucoup, beaucoup plus petits. Ce sont des miracles qui permettent de gagner une bataille. Ce ne sont pas des miracles, enfin, c'est le rapport entre l'ouverture de la mer et l'ouverture du Jourdain. Quand les Bné Yisraël sont rentrés en Israël, le Jourdain va s'ouvrir comme la mer, la mer Rouge, elle s'était ouverte, n'est-ce pas ? Mais le Jourdain, c'est un fleuve, quoi. Ce n'est pas la mer. Donc ce n'est pas du tout le même miracle, ce ne sont même pas les mêmes niveaux de miracles. C'est à peu près le rapport entre Yehoshoua et Moshé. C'est le rapport entre les miracles qu'on a dans la Torah et les miracles qu'on a quand on rentre en Israël.

Petit à petit, les miracles vont devenir de plus en plus cachés. Jusqu'à aujourd'hui, on continue à avoir des miracles dans toutes nos guerres, dans tout le temps, dans l'histoire d'Israël. Mais ce sont des miracles qui passent à travers l'histoire, c'est-à-dire que ce sont des miracles qui sont hester panim, cachés. C'est la paracha: que HaKadosh Baroukh Hou agit d'une manière hester panim, d'une manière cachée, à travers l'histoire, comme dans la Méguilat Esther. HaKadosh Baroukh Hou agit, mais on ne voit pas qu'il est là. On sait qu'il est là, parce qu'il y a toutes sortes de choses qui marchent trop bien, et qui marchent sur les plans en plus, mais ce n'est pas d'une manière trop visible, telle que c'était dans la sortie d'Égypte.

Pourquoi, à votre avis, HaKadosh Baroukh Hou ne fait-il pas de miracle ? Parce que pour lui, c'est aussi facile de faire un miracle que de ne pas en faire. Pour HaKadosh Baroukh Hou, c'est la même chose. Mais il y a autre chose: HaKadosh Baroukh Hou, malgré tout, influence l'histoire, mais d'une manière plus cachée. Pourquoi HaKadosh Baroukh Hou ne fait-il pas de miracles ? La Guemara dit qu'il est avare, entre guillemets, en miracles. Il ne fait pas beaucoup de miracles. Pourquoi ? HaKadosh Baroukh Hou peut faire des miracles. Bon, pour avoir la émouna. Et puis c'est aussi une question de maturité. Quand un Israël, c'est des petits enfants, alors ils ont besoin d'un grand miracle pour croire en Dieu. C'est ce que dit le Rambam: les Bné Yisraël, à la sortie d'Égypte, étaient comme des bébés.

Il faut de très, très grands miracles pour croire en Hachem. Alors que nous, Baroukh Hachem, on voit un arbre en Erets Israël, on rencontre HaKadosh Baroukh Hou, on voit l'accomplissement des prophéties. Aujourd'hui, étant donné qu'on a mûri, qu'on a grandi, on est capable de voir la hachgaha, la providence, l'intervention divine, pas seulement dans de très grands miracles. Donc on en a aussi, mais pas forcément, pas comme la certitude d'Égypte, à travers des miracles qui sont plus dans la nature. Mais la raison essentielle pour laquelle HaKadosh Baroukh Hou ne fait pas de miracles, c'est qu'un miracle, la nature en souffre beaucoup. C'est un viol de la nature, le miracle. La nature a des lois, et quand on va l'obliger à changer ses lois, c'est très difficile pour le monde. Le monde n'a pas été créé pour ça. Donc HaKadosh Baroukh Hou va toujours faire le minimum de miracles. Le minimum pour que ça marche.

Même si vous avez remarqué, dans la sortie d'Égypte, quand la mer va s'ouvrir, HaKadosh Baroukh Hou n'appuie pas sur un bouton, la mer s'ouvre, il n'y aura pas de problème. Pourquoi est-il écrit: « Et il y eut un vent qui vint de l'est pendant toute la nuit, et à la fin, la mer s'ouvrit » ? Il y a beaucoup de vent, il peut ouvrir la mer tout de suite. Donc même le miracle de l'ouverture de la mer Rouge, qui est a priori le plus grand miracle qu'on ait vu, va se passer le plus naturellement possible. Avec beaucoup de vent, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que la mer s'ouvre. A priori, à la limite, ça aurait été possible. On serait …

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