David face à Goliath : le combat au nom de Hachem
Pourquoi David se propose seul contre Goliath, et ce qui distingue sa victoire de la force brute.
Rav Rony Akrich
Ensuite : L'Arche d'Alliance chez les Philistins, premier revers, 56 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
On est dans un chapitre qui traite essentiellement de cette histoire emblématique qui a fait vibrer Hollywood: David et Goliath. C'est bien ?
Pasouk, la Medvet, Chmouel Aleph, Perek Yudzaïn. C'est-à-dire la suite, la semaine dernière. David s'adresse à Shaoul. Vous vous rappelez qu'il est venu apporter à manger à ses frères et qu'il entend Goliath non seulement menacer mais insulter Israël et le Dieu d'Israël, ce qui choque énormément David. Son frère aîné ne comprend pas pourquoi il reste là.
Qu'est-ce qu'il regarde ? Que veut-il véritablement ? Et on s'était quittés lorsque David avait fait entendre, sans s'adresser au roi lui-même directement, bien qu'il connaissait le roi. On se rappelle du chapitre précédent, où David sert le roi Shaoul. Il le sert d'une manière particulière.
Et bien malgré cela, il ne va pas s'adresser au roi directement. On avait expliqué aussi pourquoi, mais il va faire savoir indirectement que lui serait prêt à se mesurer à ce Goliath, puisque Goliath avait fait appel d'une manière inéluctable.
Sur le fait qu'il ne voulait pas un combat, une belligérance entre les Israélites et les Philistins, mais qu'il était prêt à, comment dirait-on, éviter que le sang coule inutilement, raison pour laquelle il se propose, lui, de combattre n'importe lequel des Israélites qui accepterait le duel.
Nous avions vu, bien entendu, que les Israélites, à ce moment-là, leurs rois y compris, sont dans une situation précaire psychologiquement, étant donné qu'ils craignent ce duel-là. Et donc, David a fait savoir au roi Shaoul que lui pourrait être le candidat. Vayomer David el Shaoul.
Comme le roi Shaoul a fait appel à cet homme qui se dit prêt à engager le combat, Vayomer David el Shaoul, Al Yippol Lev Adam Alav. Qu'est-ce que vous entendez lorsque David dit Al Yippol Lev Adam Alav ? Qu'est-ce qu'il veut dire ? Bidouk ? Il ne s'adresse pas, il parle à Shaoul, mais il ne cite pas Shaoul.
Al Yippol Lev Adam Alav. D'une manière générale, il faudrait traduire par « n'ayons pas crainte ». « N'ayons pas crainte ». Essayez de vous concentrer, je n'ai pas amené de Ritaline aujourd'hui. Donc: « n'ayons pas crainte, Votre Majesté ». Mais je ne m'adresse pas à Votre Majesté.
Je parle à Votre Majesté en disant que Israël ne doit point être dans la crainte. Que les choses soient claires. Avdecha, ton serviteur, Votre Majesté, ira et combattra. Ton serviteur, c'est moi, David. C'est moi qui me propose d'aller combattre.
Et vous imaginez la réaction de Shaoul lorsqu'il voit ce petit bonhomme se proposer pour combattre le grand et gros bonhomme. Il y a là une disparité des forces qui va bien au-delà du duel. Il y a une véritable dualité ici, tant la différence est énorme. Shaoul dit à David:
Comment pourrais-tu, toi, aller combattre ce Philistin ? Toi, d'abord, tu n'es qu'un jeune garçon, sans aucune expérience. Lui est un vieux de la vieille, un mercenaire des batailles. Depuis sa jeunesse, il expérimente le combat.
Goliath a fait appel à un soldat sortant des rangs. Le jeune homme ici est de passage, et en plus il est frêle. C'est un jeune homme frêle. Il y a dans cette réponse un côté de bon papa. Tu es sympa, mais il ne faut pas exagérer. Tu n'as aucune expérience. Un soldat de mon armée, un tant soit peu, mais toi, comment irais-tu te battre ?
Et il lui dit: Ki naar ata. Je vous rappelle, mes chers élèves adorés, que dans un autre texte, celui de Yirmiyahou, le fait d'être naar, la réponse de Yirmiyahou à l'Éternel lorsqu'il le choisit, c'est:
Depuis que tu étais en gestation fœtale, je t'avais choisi comme devant devenir le prophète. Et Yirmiyahou répond à l'Éternel: « Mais moi je ne peux pas être ton prophète, lama, ki naar anokhi, parce que je suis un jeune homme, un jeune garçon. Je n'ai pas cette force, cette conscience adulte pour pouvoir te représenter. » Et là, Shaoul dit à David: « Mais tu n'es qu'un naar. Comment pourrais-tu t'engager ? »
Pour Yirmiyahou, c'est le moyen d'essayer de ne pas être. Pour David, c'est la raison d'être. Oui, bien sûr. Mais regardez où David va aller chercher sa réponse, elle est extraordinaire. Vayomer David el Shaoul: « Roé ayah avdecha. Votre Majesté, ton serviteur est un berger.
Berger de son père, les Aviv Batson, ouba, ariv et etadorv. Et un jour, alors que je faisais paître le troupeau, apparut devant moi un lion et un ours. Et l'un des deux, certainement l'ours, a pris une des génisses du troupeau et l'a emportée dans sa gueule. Ve'yatsati aharav.
Un lion et un ours se sont présentés devant moi et ont pris une génisse de mon troupeau. La peur aurait dû me figer, n'est-ce pas ? J'aurais dû chercher refuge, n'est-ce pas ? Et là, bien au contraire: Ve yatsati aharav. Je les ai poursuivis. Ve yiketiv, ve yatsaltil mipiv. J'ai frappé l'ours.
Et j'ai réussi à lui faire lâcher sa proie. Je suis au verset lamed hé. Essayez de mettre un doigt sur le texte. J'ai réussi à lui faire lâcher la proie de sa bouche. D'après ce qui est écrit par la suite, on peut penser que là, c'est le lion.
Et alors, l'animal s'est levé contre moi, et j'ai attrapé sa barbe. On imagine que c'est la fourrure du lion, bien entendu. Je l'ai frappé et je l'ai tué. Le lion et l'ours, ton serviteur les a frappés.
Et pourquoi, à mes yeux, ce Philistin ne serait-il pas comme l'un de ces animaux que j'ai frappés et abattus ? Qui plus est, plus que le lion, plus que l'ours,
cet homme est venu insulter l'honneur d'Israël en insultant l'honneur de l'Éternel. Car insulter l'Éternel, c'est insulter Israël, et insulter Israël, c'est insulter l'Éternel. Moi, jeune homme, comme tu dis, je n'aurais accepté que de défendre des intérêts matériels.
Parce que l'ours et le lion m'auraient pris une génisse du troupeau, et voyant la perte occasionnée à mon père, ne pouvant supporter une telle perte matérielle, je me serais lancé à la poursuite pour sauver le bien familial. Et alors, parce qu'il ne serait question ici que d'un simple honneur,
je ne pourrais puiser en moi les forces capables de redonner les lettres de noblesse à Israël, de redorer le blason d'Israël. Quelle leçon ! Quelle leçon ! Ne crois surtout pas que je t'ai parlé de l'ours et du lion pour te dire que je préservais le bien familial. Non.
C'est pour te montrer qu'il y a en moi une gvoura, une vigueur et une rigueur, concernant non seulement le bien d'autrui, que ce bien soit matériel ou que ce bien soit spirituel. Qu'il s'agisse de la valeur marchande de la génisse ou qu'il s'agisse de l'honneur d'Israël, nous parlons de la même chose.
Essayez d'entendre ce que je dis, parce qu'il ne s'agit pas d'une phrase prononcée seulement il y a 3000 ans. Les phrases que je vous prononce ont trait à hier, et elles ont été écrites dans ce livre qu'on appelle le Tanakh, parce qu'elles ne …
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