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Parachat Pinhas (25/06/13)

59 min

Rav Yossef David

Ensuite : Voir ce que l'on a entendu : Réhé et la consolation, 41 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Ok, donc on va voir plusieurs sujets dans la paracha. Le premier sujet concerne le nom de la paracha: en fait, tout ce qu'on raconte ne s'est pas passé dans cette paracha. Cela s'est déjà passé à la fin de la paracha de la semaine dernière. Mais on n'a pas eu le temps de parler de la semaine dernière, puisqu'on n'a pas eu le cours de la semaine dernière. Donc, paracha de Pinchas: on va commencer par raconter ce qui s'est passé.

Une manière pas très moderne, on va dire: si on avait fait passer Pinchas dans la justice israélienne, il aurait pris vingt ans. Ok ? Et pourtant, HaKadosh Baroukh Hou dit: « Ouais, bien, Pinchas, kol HaKavod. » Ok ? Ça ne veut pas dire que moi je vous incite à aller faire des choses pour lesquelles vous allez en prendre pour vingt ans. Je ne pense pas que ce soit une bonne solution. Mais sachez qu'il y a parfois des situations extrêmes,

où il y a des gens qui vont faire des actes extrêmes, très rares, et c'est ça qui va permettre de sauver le peuple juif. C'est ce qui va se passer avec Pinchas. Pinchas va faire quelque chose qui n'est pas marqué dans la halakha. La halakha va « mourir une canne », si vous voulez; dans les livres, ça ne doit pas être marqué. Et malgré tout, il va le faire, et ça va permettre de sauver le peuple juif.

Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai résumé. Tout le peuple juif était en train de faire deux avérot. Premièrement,

aller avec des goyot. Deuxièmement, faire de l'avodah zara avec elles. Vous comprenez, ce sont deux problèmes différents: a priori, aller avec des goyot, c'est un problème, mais pas forcément l'avodah zara, ce n'est pas forcément lié. Et donc ils ont commencé à faire ça, et ils sont allés avec des filles de Midian. Ok ? D'où vient cette idée, d'où a-t-on un rapport avec les filles de Midian ? Dans la paracha de la semaine dernière, il y a Bil'am qui a tout essayé pour détruire le peuple juif, et il a vu que ça n'a pas marché. Il a dit: « Écoutez, peuple juif, il y a son dieu qui le protège, on ne peut rien faire. Mais je sais que le Dieu du peuple juif n'aime pas tout ce qui est prostitution, tout ce qui est rapports interdits. Il n'aime pas ça. Donc envoyez-leur vos filles. »

Il l'a dit au roi de Midian: « Envoyez-leur vos filles. Elles vont les faire fauter, et ne vous inquiétez pas, c'est Hachem lui-même qui va s'occuper d'eux. » Ok ? Donc, tout ce qu'on vit ici, c'est là que ça a commencé: c'est dans la paracha précédente. Mais en général, les paracha sont coupées d'une manière…

…il y a une logique. Là, tout d'un coup, à la fin d'un événement, on change de paracha. Ezra, quand il a séparé les paracha, aurait très bien pu couper avant la fin, Vayera, Pinchas, Tetsaveh… Vous comprenez ? Ça paraît bizarre. Et pourquoi c'est coupé comme ça ? Pourquoi Ezra l'a-t-il coupé ainsi ? Parce que tout ce qui s'est passé, c'est à cause de Bil'am. C'est un conseil de Bil'am: faites tomber les juifs, Dieu s'occupera d'eux. Vous avez compris l'idée ?

Donc, c'est la raison pour laquelle l'événement de Pinchas est marqué dans la paracha de Balak. Tu as noté ? Tu as noté ? Attends, attends. Donc, ça, c'est pour Pinchas. Maintenant, ce que la paracha m'a raconté, c'est ce qui s'est passé après, les conséquences et tout. Maintenant, je vais raconter pourquoi c'était problématique, pourquoi Moshé Rabbeinu, alors qu'il affrontait beaucoup de crises, avait du mal, était piégé ici. Tu sais pourquoi il était piégé ? Tu sais pourquoi il était piégé ?

Parce que sa femme, Moshé, c'est la fille de qui ? Tsipora, la fille de qui ? Nahran ? De la fille de Yitro, qui était Kohen de Midian, prêtre de Midian. Donc, à la base, quand le chef de la tribu de Chimon vient dire à Moshé: « J'ai une nouvelle femme. Comment je la trouve ? » Moshé répond: « Elle est midianite, qu'est-ce que tu fais avec elle ? » Et lui: « Ah bon ? Et toi, tu te maries avec quoi, dis-moi ? »

Ah, Moshé avait plein de réponses à donner. Mais attends, moi, je l'ai convertie. Toi, tu ne l'as même pas convertie. Il dit: « Attends, je vais la convertir. » Alors il dit: « Ouais, mais regarde, je fais une avodah zara avec elle. » Il dit: « T'inquiète pas, je vais la faire entrer dans ma maison, la balle va arrêter de faire de l'avodah zara. » Donc vous comprenez que le targhil qu'a fait Zimri, le chef de la tribu de Chimon, c'était un targhil auquel Moshé avait du mal à répondre, parce qu'il savait que ce n'était pas bien. Il savait que…

Et euh, et j'ai affaire à des gens.

Ce sont exactement les gens qui ne peuvent pas faire avancer l'histoire. Imaginez: vous trouvez des gens qui sont droits, qui aiment Am Israël, qui sont sionistes, et qui sont très droits. Et qui disent: « Bon, c'est une décision de l'arbitre, eh bien on va la respecter, et on va se battre pour elle. » Vous imaginez ? Imaginez que l'arbitre a reçu de l'argent. Ou que le juge a reçu de l'argent, et qu'il l'a corrompu. Ces gens-là, vous savez ce qu'ils vont faire ? Ils vont se battre pour la décision du juge. Parce que c'est le juge. D'accord ?

C'est-à-dire que parfois, quand vous dirigez un pays, quand vous dirigez un peuple, quand vous vous occupez de politique, comme Oshér Beno ou Pinchas, eh bien, si vous êtes des gens droits et idéalistes, mais que vous ne voyez pas qu'en face de vous il y a des gens corrompus, et que vous n'avez pas forcément les outils pour le voir (Oshér Beno, vous voyez, il n'avait pas les outils), vous risquez de vous faire avoir. Ok ?

Il y a aujourd'hui en Israël des gens dans la politique qui sont droits, très droits même, purs, qui aiment Israël, et ce sont eux qui ont tout détruit en Israël. Tout. Ce sont des destructeurs. Ah, les décisions, c'est la majorité, on doit les respecter. Attends, ils ont triché ! « Ah, c'est la majorité, on doit respecter. » Vous comprenez ? Donc, quand on a des gens comme ça, parfois dans le peuple de Midian, parfois dans les dirigeants du peuple,

eh bien on a besoin de gens comme Pinchas, qui vient dire: « Attendez, où en êtes-vous ? Vous êtes en train de faire n'importe quoi. » Il entre et s'occupe tout seul de Zimri. Vous comprenez ? C'est lui qui va restaurer la balance. Donc ça, c'est bon pour Pinchas: il a compris tout le récit, tout le background. Et là on comprend pourquoi le Saint béni soit-Il est du côté …

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