Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Rabbi Eliézer HaModaï : profaner, mépriser, nier la Torah

La Michna 3:11 : les quatre manquements qui privent de la part au monde futur, selon Rabbi Eliézer HaModaï.

50 min

Rav Amram Levy

Ensuite : PIRKEI AVOT {Series 5772} (24/10/12), 1 h 00

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Tov, shalom. Nous commençons aujourd'hui le Pirkei Avot, la Michna 11. Vous avez tous le texte devant vous ? Chapitre 3, Michna 11. Rabbi Élazar HaModaï dit… Vous y êtes ? Rabbi Élazar HaModaï, ça va ?

Rabbi Élazar HaModaï dit: « Ha-mekhalel et ha-kodachim, ve-ha-mevazeh et ha-mo'adot, ve-ha-malbin peney havero ba-rabim, ve-ha-mefer berit shel Avraham avinu, ve-ha-megaleh panim ba-Torah shelo kehalakha, afilou yech bo Torah ou-ma'asim tovim, ein lo ‘helek le-olam ha-ba. » Jusqu'ici.

Rabbi Élazar HaModaï dit. Rabbi Élazar HaModaï. HaModaï, cela veut dire de la ville de Modeïn. Vous savez, il y a aujourd'hui la ville de Modeïn, à 50 minutes d'ici. Donc Rabbi Élazar HaModaï. Je reprends: Rabbi Élazar HaModaï dit. HaModaï vient du mot Modeïn. Il était originaire de la ville de Modeïn. Il enseignait.

Celui qui profane les choses sacrées, kodachim, c'est-à-dire tout ce qui est sacré. Par exemple les sacrifices et les fêtes. Tout ce qui est sacré dans le judaïsme: celui qui le profane. Ve-ha-mevazeh et ha-mo'adot: celui qui méprise, qui a du dédain.

Mo'adot, cela vient du mot moèd. Qu'est-ce que vous avez appelé moèd ? Ce sont les fêtes. Donc celui qui méprise aussi les fêtes. Ve-ha-malbin peney havero ba-rabim: malbin, cela veut dire celui qui fait blanchir le visage, c'est-à-dire, en d'autres termes, celui qui fait honte à son prochain ba-rabim, devant un public. Celui qui fait rougir son prochain et qui lui fait honte devant le public.

Ve-ha-mefer berit shel Avraham avinu: celui qui nie, celui qui détruit l'alliance de notre père Avraham. De quelle alliance s'agit-il ici, d'après vous ? La Brit Mila, hazak, la circoncision. Ve-ha-megaleh panim ba-Torah shelo kehalakha: celui qui explique la Torah d'une manière non conforme.

À la tradition. C'est-à-dire qu'il explique la Torah de manière non conforme, même s'il a des connaissances. Celui qui explique la Torah d'une façon non conforme à la tradition, à ce que disent les hakhamim, l'explique à sa façon. Il pense qu'il est beaucoup plus sage que les hakhamim.

Afilou yech bo Torah ou-ma'asim tovim: même s'il a la connaissance de la Torah et qu'il accomplit de bonnes actions, il n'a pas de part au monde futur. Voilà l'enseignement de Rabbi Élazar HaModaï.

Je répète: Rabbi Élazar HaModaï était de la ville de Modeïn. Et plusieurs fois dans la Guemara, lorsqu'il se posait un problème, ou bien lorsqu'on voulait éclaircir quelque chose qui n'était pas clair dans la Guemara, la Guemara dit: « Nous avons besoin de HaModaï. » Qui est HaModaï ? Rabbi Élazar HaModaï. Parce qu'il était tellement sage qu'il éclairait les hakhamim de sa sagesse sur les problèmes qui se posaient devant eux.

Un petit historique sur Rabbi Élazar HaModaï. Il était disciple de Rabban Yohanan ben Zakkaï, qui était nassi du Sanhédrin. Rabbi Élazar HaModaï est aussi l'un des éminents savants qui se sont trouvés à la tête de notre peuple après la mort de leur maître. Après la mort de Rabban Yohanan ben Zakkaï, il faisait partie de l'équipe qui dirigeait le Sanhédrin à Yavné. Son célèbre compagnon était Rabbi Akiva, avec qui il était très lié. Il a aussi pris une part active à l'insurrection de Bar Kokhba. Rabbi Élazar HaModaï était, je crois, l'oncle ou bien le cousin de Bar Kokhba. Vous connaissez la révolte de Bar Kokhba, qui s'est révoltée contre les Romains. Malheureusement, bien qu'elle ait été soutenue, et bien que Rabbi Akiva y ait participé, elle a perdu la guerre contre les Romains.

Rabbi Élazar HaModaï était son cousin, je crois, si je ne me trompe pas. Et bien qu'il soit son cousin, à la veille de la guerre contre les Romains, Bar Kokhba l'a soupçonné de vouloir faire un compromis avec les Romains.

Donc il l'a tué. Il a tué Rabbi Élazar HaModaï, malheureusement.

Nous allons développer un peu les sentences et l'enseignement de Rabbi Élazar HaModaï. Première sentence, premier enseignement: ha-mekhalel et ha-kodachim, celui qui profane les objets sacrés. Ces objets sacrés se rapportent principalement aux animaux désignés comme offrandes, les korbanot.

Si on prend par exemple un veau, un bœuf ou un mouton pour le sacrifier au Beit Hamikdash, avant de le sacrifier on peut en disposer comme on veut. On peut l'égorger pour le manger, on peut utiliser sa chair, on peut utiliser sa peau. On peut l'égorger là où on veut. Mais une fois qu'on a dit que cet animal-là va être sacrifié en tant qu'holocauste, en tant que sacrifice expiatoire, alors là, il est déjà sacré. On n'a pas le droit de l'immoler en dehors du Beit Hamikdash. On n'a pas le droit d'utiliser sa chair ni sa peau du tout, puisque tout doit être donné soit aux kohanim, soit consumé.

Une fois qu'il est sacrifié, il est désigné en tant qu'offrande. Donc, si on prend un animal qui a été désigné comme offrande au Beit Hamikdash, comme sacrifice expiatoire, comme olah, holocauste, ou comme action de grâce, chelamim, toutes ces catégories de sacrifices ont des prescriptions, des lois qui les concernent.

Il y a des sacrifices, par exemple, dont on parle dans la prière du matin, dans les korbanot du matin, qui peuvent être consommés seulement le jour même, ou le jour et le lendemain. Et tout ce qui reste après... S'il reste une partie de l'animal immolé au-delà du délai prescrit par la Torah, elle doit être consumée par le feu. Elle ne doit pas non plus être consommée en dehors du délai prescrit par la Torah. Si on fait cela, si on la consume en dehors du Beit Hamikdash, ou si on consomme sa chair au-delà du délai prescrit par la Torah, on a profané les choses sacrées.

C'est ce que dit Rabbi Élazar HaModaï: celui qui profane les choses sacrées n'a pas droit au monde futur. Pourquoi ? Parce qu'une chose sacrée, c'est comme s'il niait la sainteté de HaKadoch Baroukh Hou. Or c'est HaKadoch Baroukh Hou qui a prescrit toutes les lois concernant les choses sacrées. Est-ce que c'est clair ?

C'est ce qu'il nous enseigne dans cette première sentence. Non, pas tout à fait... Il n'a pas encore... Non, non. Dans l'histoire, ce monsieur-là allait pour le consommer pour lui-même. Ce n'est pas pour le sacrifier en tant qu'offrande. Si on l'avait désigné, c'est fini: il fallait l'immoler au Beit Hamikdash. Voilà.

Comment ? C'est hors sujet. On en parlera après le cours. Ce qu'on a évoqué le matin, puisque vous insistez, je raconte l'histoire. La Guemara nous raconte à propos de Rabbeinu HaKadosh: quelqu'un conduisait un veau, ou un mouton, pour l'emmener à l'abattoir.

Vous savez que l'animal sent d'une façon instinctive qu'il va être abattu. C'est un instinct que l'animal a. Alors le veau s'est sauvé de son maître et est allé se réfugier sous la robe de Rabbeinu HaKadosh. Rabbeinu HaKadosh a dit à l'animal: « Vas-y, c'est ton destin, tu as été désigné depuis la création »

pour être sacrifié. Non, pas sacrifié, il ne s'agit pas de corbaniser. Pour être immolé, pour être égorgé, pour te consommer. À ce moment-là, dans le tribunal du ciel, ils ont dit: puisqu'il n'a pas eu …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

27 cours du Rav Yaakov Nahon, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pirkei Avot, Pensée juive, Pirké Avot, Étude de la Torah, Michna.

  1. 14
    Pirké Avot : l'œil mauvais et le piège de l'argent
    Mishna 11 du chapitre 2 : ce qui arrache l'homme à son monde, et l'argent comme pierre de touche du Talmid Hakham.
    50 min
  2. 15
    Pirkei Avot : soin de la prière et ne pas se croire perdu
    Rabbi Shimon enseigne l'exactitude dans le Chema et la Amida, et la Techouva même pour le pécheur.
    47 min
  3. 16
    Pirkei Avot : honorer la Torah et les Sages, mida keneged mida
    Rachi sur le respect dû aux livres de Torah, et le jugement favorable ou négatif porté sur les Sages.
    50 min
  4. 17
    Pirkei Avot : le maître, l'élève et la responsabilité
    Le premier chapitre de la Michna Avot : relation maître-élève, écoute et sens du « bon nom » selon Rambam et Rabbénou Yona.
    43 min
  5. 18
    Rabbi Eliézer HaModaï : profaner, mépriser, nier la Torah
    La Michna 3:11 : les quatre manquements qui privent de la part au monde futur, selon Rabbi Eliézer HaModaï.
    En cours de lecture
  6. 19
    PIRKEI AVOT {Series 5772} (24/10/12)
    1 h 00
  7. 20
    Table, repas et paroles de Torah selon Rabbi Shimon
    Le repas devient table de Hachem quand on y parle de Torah ; sans Torah, il n'est qu'un repas vide.
    46 min
  8. 21
    Pirkei Avot, Michna 11 : l'orgueil du savant et le juge
    Pourquoi la Michna compare le juge orgueilleux à un sot, et comment la science de Torah appelle l'humilité.
    57 min
  9. 22
    Pirkei Avot 2:16 : la tâche est grande, mais tu n'es pas libre de t'en dispenser
    Rabbi Tarfon rassure ceux qui craignent de ne pas achever l'étude et les mitsvot, et explique pourquoi la récompense ne doit pas être le moteur.
    49 min
  10. 23
    Rabbi Akiva et les quatre barrières protectrices
    Pirké Avot 3,13 : jeux, tradition, vœux, dîmes et silence comme protections de la Torah et de la sagesse.
    50 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav