Parachat Beha’alotekha (21/05/13)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Behar (05/05/15), 54 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Il y a plusieurs sujets, a priori indépendants, dans la paracha. Il y a aussi une particularité que j'ai remarquée: il y a deux noun à l'envers dans la paracha. C'est la seule fois où cela apparaît dans la Torah.
Ils sont inscrits dans le Séfer Torah lui-même. Dans le Séfer Torah, on voit deux noun à l'envers. En général, les lettres de la Torah sont à l'endroit, pas à l'envers. Le fait qu'il y ait deux noun à l'envers veut dire qu'il ressort quelque chose. Il y a une signification à cela. La Torah n'est pas simplement des lettres. Si vous regardez le sens de la lecture, de droite à gauche, si on croise un noun, c'est comme si on fermait quelque chose. C'est donc une fermeture. Si on en a un deuxième, on continue à refermer. Cela va durer deux fermetures, comme deux livres, en fait.
On verra cela quand on y arrivera. Le livre de Bamidbar est le livre dans lequel la Torah parle de différents mechberim, de différents problèmes que le Bluch veut affronter. D'abord à l'échelle individuelle, comme on l'a vu dans Bamidbar, en assaut. Ensuite, petit à petit, à l'échelle collective, à l'intérieur du peuple et à l'extérieur du peuple.
À chaque fois, on voit Moshé Rabbénou réagir pour nous donner la solution: que faut-il faire là-bas ? Donc on commence avec la Ménora. On commence comme ça: Hachem parle à Moshé, et Moshé parle à Aharon, qui va allumer les lumières vers le Ohel Moèd. Dans toute la paracha de Nassó, on parlait des douze tribus, et la tribu de Lévi était à part. On ne lui avait pas donné de korban, elle n'avait pas fait de sacrifice.
Ils pouvaient s'en sentir un peu à part. Moshé leur dit de ne pas s'inquiéter, car il y a dans... j'aurais aimé dire que les gens ne se valent pas tous. Aharon était un peu vexé de voir qu'il ne participait pas au hanoukat hamizbéa'h. Moshé lui dit: ne t'inquiète pas, toi tu as un rôle très important, puisque c'est toi qui allumes les lumières. C'est ce qu'il a acheté. On va voir dans cette paracha l'achèvement de quelque chose qui s'est déjà passé avant.
Les lévi'im vont prendre la place des bekhorot. Le bekhor sert a priori d'éducateur dans la famille. Quand le père n'est pas là, c'est toujours le bekhor qui prend sa place. Il y a des lois de kavod spécial pour le bekhor qu'on doit respecter un peu plus. Il était donc logique que, quand il y avait un danger de faire la faute du veau d'or, dans chaque famille, le bekhor aurait dû arrêter cela. Or il n'a pas fait son rôle, il a perdu cette autorité, cette smikha, en partie, en tout cas là où elle était encore réservée pour le travail dans le Beit Hamikdach. C'est donc les lévi'im qui vont faire le travail à sa place. Ils vont remplacer les bekhorot.
Dans cette paracha, on va donc assister au passage des lévi'im, qui vont petit à petit avoir le rôle qu'ils vont avoir et qui vont remplacer, en fait, les bekhorot. Voilà la première partie.
On raconte comment on fait la Ménora. C'est quelque chose d'un peu miraculeux, parce qu'elle ne doit pas être faite de pièces assemblées. Elle doit être faite d'un seul tenant: on la mettait dans un moule, on versait l'or, et on sortait la Ménora d'un seul coup. Celui qui a un peu travaillé l'or, moi je n'en ai pas fait, mais j'ai entendu des gens qui en ont fait, sait qu'il est impossible de faire quelque chose d'aussi compliqué sans l'assembler. Quand l'or se brise, c'est très compliqué de faire un objet d'un seul bloc comme ça.
D'après les calculs, elle était creuse à l'intérieur. Cela complique encore beaucoup la construction, parce que déjà, c'était en une seule pièce, et c'était compliqué, alors creuse à l'intérieur. Il aurait fallu mettre des tuyaux. Cela aurait été vraiment une galère. On dit donc que c'est un miracle. La Ménora va être allumée et va servir à l'intérieur du Beit Hamikdach et du Michkan dans le désert.
Deuxième partie: on va voir que les lévi'im vont recevoir leur rôle. On va leur dire: maintenant vous êtes à l'intérieur du Beit Hamikdach, vous allez faire tout le travail autour du Beit Hamikdach, pour le garder, pour le servir, pour chanter. Savez-vous chanter ? Ceux qui ne savent pas chanter, ils vont devoir ouvrir les portes. Il vaut mieux qu'ils sachent chanter, comme ça c'est plus sympa comme travail. J'imagine que pour les portes, on trouvera peut-être une solution automatique, dans ce pas Chabbat. Mais bon...
En gros, les lévi'im chantaient, parce qu'il faut quand même qu'ils... Qu'est-ce que c'est, eux, qu'est-ce que c'est Samer ? Là, au Beit Hamikdach, c'est Ich Samer. Si ce ne sont pas les lévi'im, ils sont là pour mettre en place. Tous ceux qui ont assisté à une chira, à des gens qui chantent ensemble, se rendent compte que c'est quelque chose qu'on ne peut pas remplacer. C'est quelque chose d'unique, au niveau de la vira, de l'angoisse.
Vous avez déjà vu: on peut chanter tout seul à la maison, mais quand on chante tous ensemble, quand il y a plein de gens qui chantent ensemble, et en plus c'est un grand groupe, cela crée complètement... La personne se transforme là-bas. On sort complètement quelqu'un d'autre. Et les lévi'im, ça va être leur travail. Le Rav Chaki explique que quand on fait le calcul, on voit qu'une tribu entière va s'occuper de chanter. Ce sera son rôle.
Si on regarde aujourd'hui en Israël, on a quelques centaines de personnes qui ne font que chanter. Quelques centaines de personnes, peut-être deux mille personnes en tout en Israël, qui chantent. Imaginez plusieurs dizaines, peut-être des centaines de milliers de personnes, toute la journée, qui ne font que chanter. Elles apprennent à chanter, elles font de la musique... Imaginez un truc comme ça: la musique entière, dans le monde, risque de changer. Elle va évoluer.
Si tout d'un coup on a des dizaines de milliers de personnes qui s'occupent essentiellement de cela, on peut dire que tout l'art, toute la musique dans le monde, risque de changer, d'évoluer et d'avancer. Là, il n'y a que quelques centaines de personnes qui chantent en Israël, et ça avance comme ça avance. Mais imaginez qu'il y en ait vraiment qui veulent se perfectionner là-dedans, pour obtenir des résultats qu'on ne peut pas encore imaginer. Cela fait partie des choses qui auront lieu, on n'y est pas encore.
Mais déjà, savoir chanter quand on est lévi, c'est bien. Donc on a dit que c'est le travail des lévi'im à la place des bekhorot. Deuxième partie: avodat halévi'im tahat habekhorot. Après, troisième partie: dans le Séfer avec la Téhila, on nous raconte les halakhot de Pessa'h, les lois de Pessa'h, y compris Pessa'h Chéni, tout ce qu'on doit faire quand on est à Pessa'h.
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