L'humilité de la mère face à l'orgueil, selon le Rav Partouche
Pourquoi la mida de la gaava chez la mère touche plus profondément les générations futures.
Rav David Partouche
Ensuite : Étude de la Torah, sciences et lumière cachée de la prophétie, 28 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Alors regardez, on est à Mout Kaf Bet. À Mout Kaf Bet, on continue le sujet de Yaan ki gavou benot Tsion, à cause des filles de Sion, du comportement des filles de Sion, ce qui a entraîné la destruction de la société d'Israël. On a parlé des mots de cette même génération. C'était la gaava, c'était l'orgueil, ce qui a entraîné un certain comportement au niveau des filles d'Israël.
Mais toute la société était touchée par ça, et à cause de cela, HaKadosh Baroukh Hou a détruit le peuple, la notion d'Israël. On avait expliqué quel est le rapport avec la gaava. La gaava, c'était cette incapacité de l'homme à voir le bien chez l'autre, parce qu'il était concentré sur sa propre personne. En étant concentré sur sa propre personne, il ne voyait pas les avantages.
Les bonnes choses qui étaient chez autrui, il ne voulait pas s'attacher à autrui. Ce qui entraîne une société divisée, partagée, une société qui est seulement là dans le but que les autres la regardent, l'adorent, lui donnent des honneurs. Et il n'y a plus de lien entre les hommes. Les hommes sont uniquement des ennemis les uns des autres. Et le seul attachement que la personne aura avec les autres personnes, c'est dans le but de recevoir,
au lieu de s'attacher à l'autre pour apprendre de l'autre ou pour donner à l'autre. Alors on est à Kaf Bet. Vous avez page Kaf Bet, au premier paragraphe: Lo ken hi hévra idéalit. Vous l'avez ? Lo ken hi hévra idéalit. La société idéale n'est pas comme ça. La Michna nous dit: Eizehi hi derekh yecharah shé-yidabek ba adam: quel est le droit chemin que l'homme devra suivre ? Rabbi Yehoshoua dit: haver tov, un bon ami.
C'est-à-dire que dans Pirké Avot, les Maximes des Pères, on enseigne ce qu'est un droit chemin, et pour s'attacher à ce droit chemin, c'est d'avoir un haver, d'avoir un ami. Haver, en hébreu, ça vient du mot hibour, se lier, s'attacher à. Un bon ami, c'est ça que la Michna nous dit au sujet de derekh yecharah, d'un chemin droit. Tu veux être dans le droit chemin, alors il faut avoir un bon ami. Qu'est-ce que la définition d'un bon ami ?
Un ami qui est bon, c'est un ami qui va lui faire une remontrance. Kshé roé ohto oseh davar shé-lo nohagoun. Lorsqu'il le voit faire une chose qui n'est pas convenable. C'est-à-dire que, lorsqu'on veut donner la définition de mon ami, un bon ami, un haver, un vrai camarade, c'est la personne qui, lorsqu'elle voit que tu te comportes mal, est la première à te le dire. Sada ?
Même du temps de la Michna, on sait que plus personne n'est capable de faire des remontrances. Les remontrances, il y a trois conditions pour faire une remontrance. Mitsva, hokhe'ah tokhi'ah et amitekha. C'est quoi amitekha ? C'est à ton ami. En français, ça donne « ton ami ». Amitekha: ami, c'est quoi ? Imi, qui est avec moi. Celui qui est avec moi.
Et ami te dit: celui qui est avec toi dans les mitsvot. C'est-à-dire que s'il est à ton niveau, alors tu as le droit de lui faire une remontrance. Mais s'il n'est pas à ton niveau, tu n'as pas le droit de lui faire une remontrance. Qu'est-ce que ça veut dire, niveau ou pas niveau ? Trois conditions pour faire une remontrance. Première condition: tu vois quelque chose de mal chez l'autre, il faut lui dire que c'est pour son bien, pas par intérêt personnel. Si tu dis à quelqu'un une chose mal qu'il a faite, alors tu as le droit de lui dire, et même c'est un devoir de lui dire, c'est une chose de la Torah.
Mais à condition que toi, il soit clair que c'est pour son bien que tu es en train de lui dire. Pas lui dire: tu dis ça pour lui faire une remarque et lui faire mal. Pas pour le blesser, mais pour son bien. Deuxième condition: il faut que l'homme qui reçoit la remontrance sache aussi que c'est pour son bien. Que ce que tu es en train de lui dire, ce n'est pas pour le critiquer, c'est pour son bien que tu lui dis cela. Troisième condition: pour la tokhe'ha, il faut que tu sois sûr que, lorsque tu vas lui dire ça, il va le faire, il va réparer son erreur.
Si tu vas parler et qu'il ne va pas réparer l'erreur, interdiction de dire la tokhe'ha, la remontrance. Donc, celui qui est capable de rentrer dans ces trois conditions, alors il aura la mitsva de la Torah de faire une tokhe'ha, de faire une remontrance. Sinon, on n'a pas le droit. L'exemple qu'une fois le Rav Tzukerman avait donné, c'est: quelle est la mitsva de la tokhe'ha ? Par exemple, tu dis: « Shimon, Shimon, regarde, ton portefeuille, tu as perdu ton portefeuille. » Ça manque. Il n'aurait pas dû perdre son portefeuille, de l'autre côté.
Shimon, il sait que ce que tu es en train de lui dire, c'est pour son bien. Toi, tu lui dis, c'est pour son bien. Et on est sûr que Shimon, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va réparer la faute. Il va prendre le portefeuille et il va le remettre dans sa poche. Ça marche ? Mais si tu fais des remontrances et que la personne ne répare pas, interdiction totale de faire une remontrance. Pourquoi ? Parce que le but de la remontrance, c'est le letaken, c'est réparer le mal.
Lehotsi'ah ha-ra'. Il y a marqué aussi, dans la Torah: hokhe'ah tokhi'ah et amitekha, avec l'objectif que et qu'il n'y ait plus de faute. Mais si, à cause de la remontrance, la personne va continuer à faire le mal, elle va devenir maintenant mezid. Jusqu'à maintenant, peut-être, elle était shogué'a et elle ne savait pas trop. Maintenant, elle rentre dans une phase plus dure encore. Maintenant, même si elle le sait, elle va continuer à le faire. Alors, ça grandit son mal, plutôt que ça lui permet de sortir du mal.
Donc, amitekha, les deux ou trois autres personnes avec qui vous avez le droit de faire des remontrances, ce sont les parents aux enfants. Les parents ont le droit de faire des remontrances aux enfants. Bien sûr, il faut voir comment, de quelle façon, etc. Mais les enfants savent pertinemment que les parents sont là pour les éduquer. Donc, même s'ils reçoivent des remontrances de leurs parents, c'est une vraie parole. L'inverse est totalement interdit. Tu n'as pas le droit de contredire tes parents. Tu as le droit de dialoguer, oui, mais tu n'as pas le droit de contredire tes parents.
Même s'ils ont tort. Surtout pas, hein, tu n'as même pas le droit de le dire. Ton père te dit, ou ta mère te dit, « dananana », et toi tu regardes, tu dis: « Ah, ouais, t'as raison. » Interdiction totale. Parce que tu remets en question leur avis. Tu as réfléchi, tu as dit: « Ah, ouais, peut-être que t'as …
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