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Shaoul face à la menace philistine et son impatience

Comment Shaoul, après sa victoire sur Yavesh Gilad, prend le commandement face aux Philistins et ce que lui reproche Shmuel.

1 h 05

Rav Rony Akrich

Ensuite : Shaoul, Chmouel et la question de la responsabilité, 59 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, on commence. Ben Shana Shaoul beMalkhô, shenté shanim Malakh al Yisraël. Il est clair ici dans ce verset qu'on va nous raconter le règne de Shaoul lui-même. En tout cas, il en est à sa deuxième année de règne. Vayivhar lo Shaoul shloshet alafim Yisraël, il a choisi trois mille hommes.

Il y a quelque chose que nous n'avions pas vu ensemble, parce que le temps qui nous est imparti ne nous permet pas de tout voir, bien entendu. En tout état de cause, lorsque Shaoul a été choisi, il a fallu qu'il prouve qu'il était véritablement l'homme, le personnage, le monarque que l'on cherchait. Et ceci va se prouver grâce à sa victoire contre Yavesh Gilad, qui se trouve de l'autre côté du Jourdain, contre les Ammonites.

Et lors de cette guerre, je vous le dis en résumé, très résumé, il va réussir à mobiliser les enfants d'Israël en tant que soldats, parce qu'une confiance énorme s'installe concernant le fait que Shaoul a bien été choisi par l'Éternel, par Shmuel, le prophète de l'Éternel. Et donc, en fin de compte, l'Éternel et Shmuel ont répondu à la demande du peuple. Vous vous rappelez ? Sim-lanou melekh kekhol ha-goyim, mets sur nous un roi comme toutes les nations. Nous voulons un roi. Même la contrariété ressentie par Shmuel concernant cette demande…

En conséquence de quoi ? Lorsque Shaoul prend position, c'est-à-dire monte sur le trône, la première chose qu'on va lui demander, c'est de prouver qu'il est un monarque. Vous vous rappelez ? Pour quelles raisons ont-ils demandé ? Quels d'entre vous répondent ? Pour quelles raisons sont-ils venus voir Shmuel ? Vous vous rappelez leur phrase ? « Tu as vieilli, tes enfants ne suivent pas ton chemin », et quoi ? Quel était le grand souci ?

Des anciens qui en parlaient, je crois, représentaient la vox populi, la voix populaire. L'autorité, oui, mais surtout, qu'est-ce qui dérange ? Quelles étaient les raisons essentielles de cette demande d'un roi, d'une autorité politique pour diriger Israël ? Quel est l'élément qui les poussait plus que jamais à demander un roi ?

Pas le problème d'éducation nationale, pas un problème économique, pas social. Oui, mais pour réaliser quoi ? Parce qu'ils étaient entourés de peuples hégémoniques qui n'aspiraient qu'à conquérir Israël et à entériner leur conquête. Ça ne laissait pas tranquilles les enfants d'Israël. Imaginez être dans une situation où vos pays limitrophes se retrouvent être supérieurement belliqueux, et supérieurement non seulement de qualité, mais de quantité aussi. La chose est absolument insupportable.

Regardez, à notre époque, combien de guerres avons-nous menées, réellement ? Auriez-vous pensé un seul instant qu'il fût possible de mener une seule de ces guerres sans qu'il y ait une véritable autorité politique, souveraine, indépendante, en Israël ? Bien sûr que non ! Bien sûr que non ! La France en 40, lorsque le gouvernement déménage de Paris, se réfugie à Bordeaux et s'enfuit, la France est en défaite, la France est en faillite. Ce ne sera qu'un gouvernement prêtant allégeance au pouvoir hégémonique de l'Allemagne nazie, qui fera qu'un semblant de pouvoir politique se fera jour. Mais la France n'est plus rien. Elle ne redeviendra quelque chose que lorsqu'il y aura une autorité politique voulant combattre afin de mettre à bas ceux qui veulent l'abattre. C'est ce que demandent les enfants d'Israël. On ne demande pas un roi pour avoir les festivités de la cour.

On sait que c'est dépendant. Vous vous rappelez ? Shmuel a donné aux enfants d'Israël les tenants et les aboutissants de la royauté. Vous aurez un roi, mais bien entendu, ce roi ne sera pas seulement pour faire la guerre. Il va y dicter des lois, des décrets, etc. Vous aurez des droits et des devoirs. Vous n'aurez pas que les droits. Vous aurez des devoirs aussi.

Alors, après, il y a Bechkilad, où l'armée, véritablement, l'armée d'Israël, on pourrait presque dire une mobilisation générale des enfants d'Israël. Parce que quand le meneur est suffisamment charismatique et qu'il reflète un idéal auquel la majorité adhère, il est bien évident que la mobilisation va être générale. Vous n'avez pas de gens qui vont dire: « Moi, je suis pour l'amour et pas pour la guerre. » À ce moment-là, la mobilisation est totale.

Parce que les enfants d'Israël ressentent non seulement le danger inhérent à l'environnement qui est le leur, dans le Moyen-Orient d'antan, mais aussi, et bien sûr, et surtout, parce que maintenant, il y a une autorité capable de brandir l'épée et de dire: Mi lakhem élai, qui se retrouve avec moi, avec l'Éternel. C'est-à-dire que nous combattons au nom d'Israël, pour assurer à Israël ce devenir et cette pérennité.

Dans le moment qui m'intéresse de vous amener aujourd'hui, j'ai juste résumé l'histoire de Yavesh Gilad, mais sachez que la victoire de Shaoul va bien entendu amener les enfants d'Israël à consacrer, on va dire comme ça en français: si Shmuel a sacré Shaoul, la victoire de Shaoul contre Yavesh Gilad va faire que les enfants d'Israël vont consacrer Shaoul. C'est-à-dire que, consacrer, ils vont être également collaborateurs de ce sacre. Shaoul est bien le représentant du peuple d'Israël, voulu par l'Éternel, accepté par Shmuel, et entériné par les enfants d'Israël. Entériner, c'est comme quand tu poses le cachet, le sceau: c'est dire d'accord, validé.

C'est bien. Alors, j'étais au Pesouk Bet. Et sur la montagne de Béthel, Yonatan, qui est le fils de Shaoul, et le reste du peuple, le reste des combattants, a reçu la permission de retourner dans ses pénates. Je mets pénates entre guillemets, parce que j'aime pas le dire, mais des fois ça me sort comme ça. Les pénates, ce sont les statues romaines qu'il y avait à l'entrée des maisons romaines. Donc, en vérité, c'est une mauvaise expression, on s'en excuse d'avance.

Il y a là deux chapitres, le 13 et le 14, qui vont véritablement ouvrir, réouvrir, l'appeler par excellence, contiguë à l'événement souverain d'Israël au Moyen-Orient. Lorsque Shaoul va être élu roi d'Israël, il y a une guerre, parmi peut-être toutes les guerres qu'il aura à mener, qui fut, qui est, et qu'on espère qu'il ne sera plus, des plus essentielles.

Contre qui, depuis que nous sommes sur cette terre, le combat est-il mené ? Abraham, Yitzhak, Yaakov, les Shoftim, Shimshon, le plus célèbre. Et puis nous en avons fini avec Eli, et nous arrivons à la royauté. Nous ne sommes plus sous la judicature, nous rentrons dans la monarchie royale, mais rien n'a changé. Il y a un ennemi qui reste le plus probant. Quel est-il ?

Non, mais non. Les Philistins. Pourquoi les Philistins sont-ils les ennemis les plus probants ? On a étudié depuis le début de l'année, normalement vous devriez le savoir. À mon avis c'est sans appel: parce qu'ils habitent à l'intérieur même d'Erets Israël. Où est le siège d'habitation des Philistins ? Quelles sont les cinq villes qui les marquent ? Gaza, Ashdod, Ashkelon, mais ça, c'est la même ligne. Le triangle qui les ramène, c'est la côte méditerranéenne, vers un triangle, la ville de Gath, c'est-à-dire, comme si on disait aujourd'hui à peu près Kiryat Gath. C'est ce …

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