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Le paragraphe Hey : la faute, la force et la tchouva par amour

Comment une force détournée de son contexte devient faute, et comment la tchouva par amour la replace dans le sens de la vie.

53 min

Rav Yaakov Nahon

Ensuite : Orot HaTechouva : tenir ensemble l'élan et la terre, 47 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

J'écris ici, avec vous, le paragraphe « Hey » de la page P-Gimel. Au bas de la page P-Gimel, à l'intérieur du Pé-Beth, on regarde le paragraphe « Hey ». Allons-y: on fait une première lecture en hébreu, ensuite on va essayer de traduire et de comprendre.

Et puis, tout le particulier se trouve devant lui-même, et le mauvais est mauvais devant lui-même, et il a un bon et un mauvais prix. Et quand il repart de l'amour, tout de suite, s'éloigne de lui la lumière de l'amour de l'Alma de Yehouda, que tout s'organise en lui, pour une seule couture.

Avant de s'engager dans le texte, je crois qu'il faut comprendre ce qu'on appelle Ra. C'est quelque chose qui est utilisé pas comme il faut.

Ce sont des forces qui sont utilisées de façon exagérée et pas dans leur contexte. Par exemple, les yetser. Ce sont des forces qui ont pour but de pousser l'homme à faire des choses qui sont pour sa vie. Mais quand il se lance dans ce yetser lui-même, pas dans le contexte général, il ne fait que ça.

À ce moment-là, ça devient quelque chose d'exagéré. La façon la plus forte, c'est quand on est à la recherche du yetser, au détriment de tout, même si c'est la femme du voisin. C'est-à-dire que, dans ce cas-là, on est à la recherche du yetser en lui-même, mais pas pour ce pour quoi il a été créé. À ce moment-là, on est dans un contexte qui est un contexte de Chet. Mais si tu reprends cette force-là dans son contexte, et que tu la situes là où elle a été, pourquoi elle a été faite,

elle se situe dans un contexte général. Elle a sa raison d'être. Elle n'est pas ici. Elle n'est pas venue ici pour faire du mal. On peut, si on l'utilise mal, la faire évoluer vers le mal. Mais en elle-même, cette force, dans son contexte général, est juste. Si je prends du piment, si je ne vais manger qu'un verre de piment, ce n'est pas idéal. Mais ce piment, dans son contexte, a sa place.

C'est un peu tout ce qui se passe, c'est un peu dans ce genre-là. Il y a un côté dans le yetser, un côté dans la faute. La faute, c'est exagérer cette force-là dans une direction qui n'est pas celle pour laquelle elle a été faite dans un contexte général. Parce qu'elle est venue pour participer à un contexte. Dans cette participation, elle a son rôle. Par exemple, les yetser qui sont venus pour aider un couple à vivre ensemble et à s'aimer entre eux ont leur place.

Mais quand on va à la recherche de ces yetser, on ne les utilise pas dans le contexte qui est celui d'aider un couple à s'aimer davantage, ou des choses comme ça. Ça fait son sens. Ça devient un fait. Peut-être. Peut-être que ça peut être compris dans ce sens-là. Mais… pas forcément, enfin. En général, ce qu'on appelle sont des forces qui sont puissantes, qui ont leur raison d'être, mais quand on ne les écoute qu'elles, et qu'on n'est intéressé que par elles, et qu'on ne connaît qu'elles, à ce moment-là, c'est un problème.

Alors, ici, Adam [Hotè]. Ils sont en train de faire une faute. [Oub'Almah de Perouding]. Le mot Perroud veut dire séparation. Donc il est dans un contexte, c'est un contexte de monde séparé, de forces séparées. Il fait ça pour ça, mais il n'est pas lié à l'ensemble. [Ve'az kol prat ou prat, omet bifnei hatsmon]. Chaque détail, chaque participation à la vie de sa façon: elle est vécue indépendante, avec le côté négatif aussi. [Ve'ara ou ra bifnei hatsmon].

[Ye'shlo ère'ha ou'mazik]. Le mal est un mal en soi-même. Il a une valeur de mal et de nuisance. On va essayer d'avancer ensemble. Ce n'est pas facile, mais essayons ensemble de bien comprendre. Aidez-moi. [Ye'shlo ère'ha ou'mazik]: il est vraiment nuisible. Nuisible. Mais azik, c'est nuire.

Maintenant, quand il dit [Kesh'ou shav me'ahava], de façon générale, shav me'ahava veut dire faire techouva dans un contexte dans lequel la vie a un plein sens, et je retrouve l'amour de Dieu. C'est-à-dire que ces forces qui sont là, quand je fais techouva par rapport à elles, la techouva que je fais par rapport à elles, c'est finalement les situer dans la vie. Parce que si je fais techouva be'ahava, ça veut dire que toute ma vie a un sens.

Et que j'oriente les choses dans le bon sens. Et l'expérience que j'ai de la faute, je l'utilise maintenant dans le bon sens, dans son contexte. [Azoumer, vekeshe, ushav me'ava]. Lorsqu'il fait techouva par amour, c'est-à-dire pour considérer que toutes ces forces-là ont leur sens dans la vie, elle est située dans leur sens.

[Mit nocetz alav or havaya shel alma de Yehouda]. Le mot mit nocetz est lié au mot nitzot, qui veut dire une étincelle. Mit nocetz, enfin, luit, se réveille: une lumière, lui quelque chose, lui sur lui, lui sur la personne. Or havaya shel alma de Yehouda: la lumière de la vie de l'alma de Yehouda, du monde où les valeurs s'unissent entre elles. Il va expliquer que tout, toutes les forces, s'organisent.

C'est une lecture qui n'est pas toujours classique, mais qui est très belle. Je crois qu'il faut aller dans ce sens-là, parce que l'organisation, c'est dans le sens de la lumière cachée à l'intérieur de ça. Il y a une puissance intérieure qui dirige tout ça. L'organisme, c'est une force, c'est l'âme qui est à l'intérieur, qui est gardée.

Et vous voyez, il insiste: dans le contexte du lien général des forces qui sont présentes, dans le contexte général, dans son rôle, chaque chose a sa place, il n'y a pas de mal. Le mal, mitztaref, dans le sens de se rejoindre, s'unir, il y a fait.

Et la tov, les tabellos. Le mot tabello, c'est tvalim. Tvalim, ce sont les condiments qui donnent les épices. Alors, le mal s'unit au bien. Apparemment, les tabellos, c'est pour épicer, pour donner un goût acquis. Mais ça peut être lu dans un autre sens aussi: c'est les tabellements.

Les tabelles, est-elle Tara ou est-elle Tov ? C'est ça. Alors, c'est ça. Mais il y a une expression connue, on te dit: Natati yetser ara, natati lo Torah tavlin. C'est un mot qui se prononce. J'ai le yetser ara. Et comment je le conditionne, ce yetser ara, pour qu'il soit mangeable ? Avec la Torah.

La Torah l'utilise comme il le faut pour en faire quelque chose de valable. Alors, ça, c'est notre lecture: c'est-à-dire que le mal se rajoute au bien pour donner un sens à cette force apparemment mauvaise, pour qu'elle ait son sens, pour condimenter le mal et en faire quelque chose de bon, dans son contexte.

Donc, au final, on peut dire que le Rav qu'on fait, c'est déjà un… un tablin de bien.

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