Table, repas et paroles de Torah selon Rabbi Shimon
Le repas devient table de Hachem quand on y parle de Torah ; sans Torah, il n'est qu'un repas vide.
Rav Amram Levy
Ensuite : Pirkei Avot, Michna 11 : l'orgueil du savant et le juge, 57 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Chalom. Nous sommes au chapitre 3, la Michna Guimel. Je lis.
Je traduis. Rabbi Shimon nous dit:
« Trois personnes qui ont mangé à une même table et n'ont pas parlé de paroles de Torah, il est considéré qu'elles ont mangé d'un repas d'idole, d'un repas de mort », ici dans le sens d'idole. Car il est dit dans Isaïe, qu'est-ce qu'il dit ? « Car toutes les tables sont pleines d'excréments et d'ordures, sans endroit pur. » Tout est plein d'excréments et d'ordures. Alors, le contraire: trois personnes qui ont mangé à une même table et qui ont parlé de paroles de la Torah, c'est comme si elles avaient mangé à la table de l'Omniprésent. C'est-à-dire, le Makom, ici, c'est une allusion au Saint, béni soit-Il. Pourquoi Makom désigne-t-il le Saint, béni soit-Il ? Parce qu'Il occupe toutes les places, Il est partout. Donc, s'ils ont mangé et ont parlé après le repas, de la vraie Torah, c'est comme s'ils avaient mangé à la table du Saint, béni soit-Il.
Et comment le sait-on ? Il y a un passage, chez Ezéchiel, qui dit: « Il me parla », Vaïdabèr élaï. Ainsi il est dit: « Et Il me parla », le Saint, béni soit-Il, parle à Ézéchiel, le Prophète, et Il lui dit: « Voici la table qui est devant l'Éternel. » Donc, s'ils ont parlé de Torah, c'est comme s'ils avaient mangé à la table de l'Éternel.
Bon, ça, c'est la Michna. Maintenant, l'auteur de la Michna, c'est Rabbi Shimon. D'abord, il faut dire tout de suite que lorsqu'une Michna cite Rabbi Shimon, il s'agit de qui ? Hein, d'après vous ? Lorsqu'une Michna, dans la Guemara, mentionne Rabbi Shimon, « Rabbi Shimon, fils de untel »…
Il s'agit de quel Rabbi Shimon ? De quel Rabbi Shimon ? Bar Yochaï. Il s'agit de Rabbi Shimon Bar Yochaï, qui était un des grands disciples, sinon le plus grand disciple, apprécié de Rabbi Akiva. C'était le principe: le disciple le plus apprécié de Rabbi Akiva. Et son enseignement se rattache à la Michna précédente, que nous avons lue la dernière fois.
Qui est Rabbi Shimon ? Rabbi Shimon HaMarechaï, comme vous le savez, était l'un des personnages les plus remarquables de la Guemara, de la Torah, les plus considérés, comme on le dit dans le piyout de Bar Yochaï: Achréï yoladtéha, heureuse celle qui t'a enfanté. Le fameux Rabbi Shimon.
Et aujourd'hui même, des centaines de milliers de Juifs vont en pèlerinage, quand ça ? Lag BaOmer, le 33e jour de l'Omer. Des centaines de milliers vont se rendre sur sa tombe le jour de l'anniversaire de Rabbi Shimon Bar Yochaï.
L'histoire de Rabbi Shimon Bar Yochaï: il a été poursuivi par les Romains. Pourquoi ? En Judée, Rabbi Shimon Bar Yochaï a été poursuivi par les Romains parce qu'il n'appréciait pas les Romains. Il était considéré comme l'ennemi des Romains, et ils voulaient le condamner à mort. La Guemara nous rapporte qu'il s'est caché pendant
treize ans dans une caverne avec son fils Éléazar. Et dans cette caverne, il y a eu des miracles. Le Saint, béni soit-Il, a fait pousser un caroubier et une petite source d'eau. Il suffisait d'une mesure de caroube pour manger. Ça se mange ? Ça se mange, oui.
D'ailleurs, je vous ai dit plusieurs fois que Rabbi Hanina ben Dosa, que nous avons vu, était un très grand Hassid. La Guemara nous dit que le monde entier est nourri grâce au mérite de Rabbi Hanina ben Dosa. Et Rabbi Hanina ben Dosa était tellement pauvre qu'il se suffisait d'une mesure de caroube du vendredi soir au vendredi soir.
Donc, Rabbi Shimon Bar Yochaï était nourri par un caroubier, lui et son fils Rabbi Éléazar, et par l'eau d'une rivière qui passait à côté de la caverne, et là-bas il a étudié la Torah. Et de plus, Rabbi Shimon Bar Yochaï est très connu comme celui qui a écrit le Zohar.
Le Zohar, c'est la connaissance de la mystique. C'est le fameux Zohar que tout le monde connaît.
Et le midrash nous raconte qu'un jour, un disciple de Rabbi Shimon Bar Yochaï est allé à l'étranger pour s'enrichir. Il a quitté Erets Israël, il est allé à l'étranger pour s'enrichir, et il s'est donné au commerce. Après avoir acquis ses richesses, il est rentré en Erets Israël. Ses condisciples ont vu que cet élève, parti à l'étranger, était revenu excessivement riche, et ils ont voulu faire la même chose. Ils ont voulu quitter le pays.
Pour s'enrichir, ils voulaient quitter le pays, et après, revenir avec des richesses. Qu'a fait Rabbi Yahya ? Le midrash raconte qu'il les a fait sortir avant qu'ils ne partent. Ils étaient dans une grande plaine, il leur a dit: voulez-vous vous enrichir ? Ce n'est pas la peine d'aller à l'étranger. Il a demandé au Saint, béni soit-Il, de faire descendre des quantités d'or, de remplir cette plaine d'or. Et il a dit à ses disciples: voulez-vous vous enrichir ? Ce n'est pas la peine d'aller faire du commerce à l'étranger. Prenez, yallah, tout ce que vous voulez. Mais sachez une chose: ce que vous prenez de l'or dans ce monde-ci, vous le perdrez
dans le monde futur.
Ils ont désisté. Et les disciples ont abandonné leur idée d'aller à l'étranger pour s'enrichir. Tout cela pour nous montrer que la Torah, l'étude de la Torah, n'a pas de prix. Elle est inestimable. Oui, Benjamin.
— Oui, mais personne ne prend rien avec lui dans le monde futur. Ni diamant, ni or, ni rien du tout. On ne prend rien avec nous dans le monde futur. Des pierres précieuses, des diamants.
Tov. Maintenant, revenons à notre Michna. Une fois que nous avons fait connaissance avec Rabbi Shimon Bar Yochaï, l'auteur du Zohar, considéré comme l'auteur du Zohar, le plus grand disciple de Rabbi Akiva, nous allons voir ce qu'il nous enseigne dans cette Michna. Il nous dit la chose suivante: trois personnes, trois hommes, qui ont mangé à la même table et qui n'ont pas parlé de paroles de Torah, sont considérés comme s'ils avaient mangé d'un repas d'idole. Car il est dit dans Isaïe, je reprends: toutes les tables sont pleines d'ordures et d'excréments. C'est dans le cas où l'on n'étudie pas la Torah.
Qu'est-ce qu'il veut nous dire là, Rabbi Shimon ? Il veut nous dire la chose suivante. Mais avant, nous allons poser quelques questions qui s'imposent à partir de la Michna.
Premièrement, la première question est la suivante: pourquoi Rav Eytan Fiszon nous dit que trois personnes qui mangent et ne parlent pas de Torah sont considérées comme si elles avaient mangé à une table d'idoles ? Pourquoi pas deux personnes ? Ne serait-il pas de même pour deux personnes ?
Deux personnes qui ne parlent pas de Torah dans la Michna. Pourquoi pas trois ? Pourquoi trois ? Oui, d'accord. Mais qu'est-ce qu'il veut dire ? Il dit que trois personnes qui mangent et ne parlent pas de Torah sont considérées comme si elles avaient mangé à une table d'idoles, d'accord ? Et si deux …
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