Étude de la Torah, sciences et lumière cachée de la prophétie
Pourquoi la sagesse prophétique échappe à la raison seule, et le rôle décisif des midot dans la réception de la Torah.
Rav David Partouche
Ensuite : L'homme, la femme et la fraternité dans la Genèse, 1 h 00
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On est arrivé à Aristote, le dernier paragraphe. Aristote et... Rav... Je vous laisse... Je vous laisse le Rav.
Les philosophes grecs, donc tous les philosophes, ont mis une barrière contre tout le processus prophétique. Et avec lui, Gam Etma Allah Hamoussari. En même temps qu'ils empêchent le dévoilement de la prophétie, qu'ils ne reconnaissent pas un dévoilement prophétique, au même moment, ils empêchent un processus de dévoilement de la moralité, du moussar.
On va essayer de comprendre quels rapports existent entre la prophétie, le moussar et la moralité, la morale. Sekhel haEnoshi: l'intellect humain est une lumière du dévoilement de la sagesse. Il est posé, il attend, et il permet à toute personne qui désire comprendre, qui désire approfondir, d'avoir cette possibilité.
Parce que le Saint béni soit-Il a mis en lui un cerveau. Ça, c'est le kéli, c'est le moyen, et l'intellect peut se dévoiler grâce au cerveau. Et grâce au cerveau, il va pouvoir dévoiler l'intellect et arriver aux compréhensions profondes de ce monde. Par contre, la sagesse de la prophétie, ça n'a rien à voir avec la sagesse des sciences. Ça n'a rien à voir avec la Chokhmah scientifique.
La sagesse de la prophétie, elle est Or Ganouz. C'est quoi, Ganouz ? C'est une lumière cachée. Ce n'est pas une lumière dévoilée. Je vous donne un exemple. Dans ce téléphone portable, la Chokhma est dévoilée. Pourquoi ? Parce que toute personne qui le désire va pouvoir la comprendre. Elle va apprendre ce qu'est un transistor, elle va comprendre ce qu'est un circuit électrique, un circuit électronique, la puce, etc. Tandis que la sagesse de la prophétie est Ganouz, c'est une lumière cachée.
Donc qu'est-ce qu'il faut pour pouvoir atteindre cette lumière qui est Ganouz ? Il faut une clé. Pour pouvoir pénétrer dans la pièce, il faut une clé. Comment s'appelle cette clé ? Regardez. On doit se sanctifier dans notre comportement, dans nos actes, mais surtout dans nos midot, dans nos traits de caractère, pour pouvoir atteindre la névouah, pour pouvoir découvrir cette lumière cachée.
Une personne qui a de mauvaises midot ne va pas pouvoir rencontrer la lumière cachée dans la Torah. Il a beau être rationnel, il a beau être construit au niveau intellectuel comme il faut, il a peut-être déjà fait un doctorat, il est en plein professorat, il est d'une logique incroyable. Mais au niveau de ses midot, au niveau de ses traits de caractère, c'est une personne colérique, une personne avec beaucoup d'orgueil. Au même moment, se ferme à lui la possibilité de recevoir cette lumière secrète, la possibilité de découvrir la lumière de la Torah.
Qu'est-ce qui est plus dangereux ? C'est quand une personne orgueilleuse étudie la Torah. Alors, c'est pire. Parce qu'elle est en train d'étudier ce qu'il faut étudier, ce qui est la source de la lumière. Elle pense qu'elle est dans la lumière, alors qu'elle est dans les ténèbres les plus grandes. Parce que…
C'était au début de l'année, on en avait parlé. Bonne question de: est-ce que le fait d'étudier la Guemara va pouvoir le faire changer au sujet de ses midot ?
— Oui, oui, à condition qu'il le veuille. D'abord, qu'il soit au courant de ses mauvaises midot, de ses mauvais traits de caractère. Il est obligé d'être au courant. Et deux, qu'il le veuille, qu'il le désire.
Une personne qui va se mettre à l'étude de la Torah, que ce soit le Houmach, le moussar, la halakha, tout peut changer. Tout peut le changer, à condition qu'il le désire. Si tu n'es pas au courant de ta mauvaise mida, tu ne vas pas pouvoir la changer. Mais si tu es ouvert, tu dis: je ne suis pas au courant, mais je veux devenir meilleur, et je veux être plus proche de la volonté d'Hachem.
En étudiant la Guemara, en étudiant les Tossafot, en étudiant la halakha, les Richonim, le Rambam, le Maharal de Prague, etc., ça a de l'influence. C'est pour ça qu'on dit… Raza, ça c'est très important: il faut d'abord se connaître. C'est pour ça qu'une personne, quand elle rentre à la yeshiva, on n'a pas le droit, on l'avait dit déjà, de faire entrer à la yeshiva une personne qui n'est pas convenable. C'est quoi, une personne convenable ? C'est une personne qui se connaît. Elle sait ce qu'elle est et sur quoi elle doit travailler.
Une personne qui ne sait pas sur quoi elle doit travailler, parce qu'elle ne se connaît pas, n'est pas convenable à ce moment-là. Donc on n'a pas le droit de l'accepter. Une personne qui est acceptée dans une yeshiva, c'est seulement une personne qui veut apprendre et qui sait où elle en est. Elle veut s'élever, elle veut se parfaire, être meilleure, être encore plus bonne, etc. Une personne comme ça, on l'accepte à la yeshiva, pour travailler là-dessus.
Mais il faut étudier les livres qui traitent le sujet particulier de ton problème. Il ne faut pas tourner à droite, à gauche; il faut faire un arrêt total de tout ce que tu fais. Bon, Hachem…
Par rapport aux midot, on a tellement d'écrits, de nos haramim, qui parlent des midot. Comment les travailler ? D'où viennent-elles ? Pourquoi viennent-elles ? Comment se dévoilent-elles ? Comment apparaissent-elles ? Comment arriver à les surmonter ? De quelle façon les canaliser autrement ? Quelle est la source du bien de telle ou telle mida ? À telle chose, ça me permet de comprendre comment je vais pouvoir la réparer.
Maintenant, si ça ne te suffit pas, peut-être qu'il faudra aller voir un coach, un entraîneur qui t'entraîne sur ça. Il faut voir un Rav qui sache exactement te parler de ça et te faire changer toi-même. Un Rav avec qui tu diras, quand je suis avec lui, dafka, je vois que ça marche. Il faut tout faire, tamatara, je veux réparer cette midda. Si tu vois que l'étude de la Torah, si c'est tellement grave, si c'est comme tout le monde, l'étude normale de la Michna et des Sefarim, l'étude normale des livres de moussar, de morale, etc., ça va t'aider.
Mais si tu dis: ça m'empêche d'étudier tout le reste, ça me bloque dans mon évaluation spirituelle, alors tout de suite, il faut s'arrêter et travailler sur ça. Pour un certain temps, une semaine, deux semaines, etc. Il faut s'arrêter. Comme une personne qui est malade, qui a un déséquilibre: il faut tout de suite rééquilibrer. Si une personne est malade, elle ne va pas pouvoir étudier la Guemara, elle va devoir se soigner d'abord.
Une personne qui a un problème au niveau moral, une mida très particulière qui l'empêche d'étudier, qui l'empêche d'avancer… Surtout quand on a parlé de l'orgueil. Tu vois, la gaava, c'est-à-dire une personne qui n'écoute pas l'autre. Comment tu peux être prêt à entendre comment avancer en Torah si tu n'écoutes pas ? Alors une mida comme ça, il faut tout de suite s'en occuper et mettre toutes les forces de côté pour…
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