Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Shmuel, grandir au service de l'Éternel et des hommes

Le cours montre que servir Hachem passe par la relation aux autres, à partir du parallèle entre Chmouel et les fils d'Eli.

57 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Tefilat Hana : la prière de Hanna et l'engagement commun, 1 h 02

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Shmuel Aleph, perek Bet, bonjour à tous, bonjour à ceux qui sont là-bas. Nous prenons le verset 27, c'est-à-dire le verset Zayin. Le seder, voilà. Alors le verset 27 commence par Vayavo Ish Elohim, Ish Elohim El Eli. Nous allons rappeler juste un instant le verset précédent. Shmuel Aleph, perek Bet, deuxième chapitre, verset 27.

Je rappelle le verset 26 pour faire le lien avec celui d'il y a deux semaines, puisque la semaine dernière c'était la fête des lumières, la victoire en chantant. Bon. Je rappelle le 26 juste pour vous remettre en mémoire: Véana Shmuel oleh vegadel vatov gam Adonai gam anashim. Shalom Ron, je me suis inquiété de savoir où tu étais, mais c'est gentil.

Donc, au verset 26, je vous demande de regarder le texte. Vehanaar Chmouel holekh vegadel vetov gam Adonai gam anashim: l'enfant Shmuel grandissait, et il était bien vu de l'Éternel comme des hommes. Nous avions terminé en précisant ce parallèle, qui venait être un parallèle contraire à ce qui avait été raconté et étudié concernant les enfants d'Eli, à savoir Hofni et Pinhas, où, comme on va le voir aujourd'hui, leur faute est significative.

Eh bien, venons-en à dire que Shmuel, cet enfant qui était consacré au service divin chez Eli par sa mère et son père, par Hanna et par Elkana, cet enfant grandissait dans l'antre du prêtre Eli. Mais il grandissait d'une manière qu'il ne fallait pas entendre de deux façons différentes: on ne venait pas servir l'Éternel en ne servant que l'Éternel. Le service à l'Éternel était dans un parallèle inéluctable avec les hommes, les créatures.

Je vous avais dit de vous rappeler instamment le triangle maharalien, à savoir que c'est seulement dans la base de la rencontre des créatures qu'il pouvait se produire une rencontre avec l'Éternel. C'est dans les catéchismes de l'Histoire que l'on parlera de l'unique rencontre de l'homme avec l'Éternel. L'homme ne rencontrait véritablement le sens du projet divin que lorsqu'il avait la possibilité de rencontrer au préalable la créature. C'est quoi, là ? Vas-y, prends et mets-le là-bas, dans les escaliers. C'est encore un espion, ça.

Je reprends, parce que l'idée fondamentale est principale et essentielle. Je veux que vous compreniez. Non pas que l'homme, vous allez me dire, lors de son Chmoné Esré, de sa Amida, entre en contact avec l'Éternel. Bien sûr que cela est possible. Mais faire de ce moyen une finalité, cela n'est pas vrai.

La rencontre essentielle avec le projet divin concernant l'humanité créée ne peut se faire qu'au travers de la rencontre des créatures, et lorsqu'elle se fait, elle engendre la possibilité de rencontrer le Boré. Ça s'appelle le triangle maharalien, Rabbi Yehuda Leb, XVIe siècle. C'est très important.

C'est très important, parce que vous vous rappellerez que même dans ce jour mémorable, que les ignorants appellent le grand pardon, qui s'appelle Kippour, c'est-à-dire le jour où nous essayons de nous racheter de nos erreurs, il est bien question, d'abord et avant tout, de venir faire entendre... on reste concentré, sinon on reçoit de la ritaline en début de cours. Il est clair que même le jour de Kippour, lors de cette rencontre essentielle avec l'Éternel, l'Éternel vient et vous annonce quelque chose que vous auriez pu laisser, par mégarde, à l'extérieur de la nécessité du jour.

Qu'est-ce à dire ? L'Éternel vous dit: moi, je ne pardonnerai que concernant le rite et le culte, les relations des commandements de l'homme vis-à-vis de moi-même. Mais, mais, mais, et là est l'important: je ne pardonnerai jamais les fautes que vous auriez commises les uns envers les autres. Et tant que ces fautes-là ne seront pas résolues fondamentalement, il n'y aura véritablement aucun vrai rachat de l'homme. Que les choses soient claires.

Et c'est la raison pour laquelle je vous entretiens, perpétuellement, continuellement, sur la nécessaire liberté de l'homme de partir à la rencontre de son identité morale, pour mieux y puiser dans la découverte de l'identité morale de l'humanité, c'est-à-dire du projet divin. En dehors de cette recherche fondamentale et essentielle de l'identité morale, il n'y a pas de possibilité de pouvoir comprendre et entendre.

Je vous avais même dit, et je le rappelle encore une fois: chaque chose doit être étudiée cent et une fois. Le Sefer Béréchit n'est pas un livre d'État. Il est le Sefer HaChayar, c'est-à-dire qu'il est le livre par excellence de la présentation de cette identité morale qui concerne l'être humain, et tout autant l'humanité. Ce n'est qu'ensuite, dans exactement, euh... combien ? Quatre semaines.

Ce n'est qu'à la paracha de Bo que nous entendrons la déclamation divine, du haut des firmaments du Sinaï, nous déclamer les commandements qui vont nous concerner afin de construire l'identité d'Israël. Mais nulle identité d'Israël n'est possible sans une pleine affirmation de l'identité morale de celui qui deviendra Israël. Que les choses soient claires.

Et faites attention de ne pas tomber dans les méandres du religiosisme. Vous êtes d'accord ? Il est question d'une identité à laquelle vous allez adhérer pleinement. Cette identité d'Israël, responsable du projet qu'elle accepte de l'Éternel et qu'elle accepte d'assumer, ne s'assumera qu'au travers de la pleine réalisation de cette identité morale pour elle-même, et par-delà de l'identité morale de l'ensemble de l'humanité.

Maintenant, on commence. C'était juste un rappel pour que les choses soient claires. Durant l'année, vous entendrez parler, bien évidemment, de cette identité morale, même aujourd'hui, en voyant ce que nous allons voir. Verset 27, chapitre 2, Shmuel Aleph: Vayavo Ish Elohim.

Ish, d'abord, c'est un titre de noblesse. Elohim, c'est l'homme de l'Éternel, et c'est en fin de compte celui qui est envoyé par l'Éternel. J'espère que chacun a un Tanakh dans lequel il peut consacrer ses yeux et son regard. Vayavo Ish Elohim el Eli.

Nos sages ont l'habitude de dire que le Ish Elohim est appelé ainsi parce qu'il n'est pas Navi, il n'est que l'envoyé de l'Éternel. Bien entendu, on peut dire qu'il est le porte-parole de l'Éternel, et traduire porte-parole, c'est dire Navi. Bien sûr, Navi, celui qui porte la parole de l'Éternel. Mais ici on parle de Ish Elohim, et nos sages disent: on l'appelle Ish Elohim parce qu'il s'agit d'Elkana, c'est-à-dire que c'est donc Elkana.

Maintenant, je vous rappelle une chose. Quand je viens vous dire que nos sages disent que Ish Elohim c'est Elkana, je vous demande instamment de vous remémorer ce que nous avons étudié ces derniers mois. Qui est Elkana ? Quand je dis qui est Elkana, c'est: comment Elkana se comporte vis-à-vis de Hanna, créature à créature, pour rencontrer le Boré. Comprenez Ish Elohim. Je n'en dis pas plus.

Vayomer elav, il dit à Eli: Koh amar Adonai, ainsi a parlé l'Éternel: Aniglo niglêti, ne me suis-je pas révélé à la maison de ton père ? Qui est le père originel d'Eli ? Réponse: Beit Hamikdash, Beit Yotam, et Mitsrayim, alors qu'ils se trouvaient en Égypte, à la maison de Pharaon. Vayikhar otho mikol shivtei Israël: et je les ai choisis parmi toutes les tribus d'Israël, pour être Kohen, pour être Li la-Kohen. Afin d'être, comment traduisez-vous ? Mon fonctionnaire, cet …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

22 cours de Rony Akrich, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Livre de Chmouel, Livre de Samuel, Philistins, Chmouel.

  1. 14
    La métathèse : quand l'arc des héros se brise
    Étude du verset 4 de Chmouel Alef 2 : la thèse qui perd sa substance et renverse le sens, selon Rony Akrich.
    1 h 00
  2. 15
    Elkana, Hanna et l'amour qui touche à l'être
    Pourquoi Elkana donne une double part à Hanna : l'amour qui touche à l'être, et l'espoir qui demeure.
    1 h 00
  3. 16
    Shmuel vieillit et ses fils ne suivent pas ses voies
    Le désir d'un roi exprimé par le peuple et la souffrance de Shmuel, lus au plus près du texte.
    57 min
  4. 17
    L'écoute de la voix divine, clé de la royauté de Shaoul
    Pourquoi Hachem réclame l'écoute avant l'obéissance, et ce que révèlent les aveux de Shaoul à Shmuel.
    1 h 02
  5. 18
    Shmuel, grandir au service de l'Éternel et des hommes
    Le cours montre que servir Hachem passe par la relation aux autres, à partir du parallèle entre Chmouel et les fils d'Eli.
    En cours de lecture
  6. 19
    Tefilat Hana : la prière de Hanna et l'engagement commun
    Comment le verbe « aller ensemble » et la connaissance de l'autre fondent un projet et une identité hébraïques.
    1 h 02
  7. 20
    Shmuel, Eli et la rencontre de l'autre avant D-ieu
    Pourquoi Chmuel grandit au service de D-ieu, et pourquoi les fils d'Eli trahissent leur héritage moral.
    1 h 01
  8. 21
    Rahav, la prostituée qui sauve les espions de Yehoshoua
    Le contraste avec les espions de Moché : des éclaireurs qui cherchent à monter, et le choix courageux de Rahav.
    57 min
  9. 22
    Shmuel, Chaoul et la question de la royauté en Israël
    Le discours d'adieu de Shmuel au chapitre 12 : ce qu'il rappelle au peuple sur l'intégrité du juge et le prix du pouvoir.
    1 h 04

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav