La techouva née de l'intelligence et de la bina
Comment l'expérience de la faute, comprise par la bina, devient force de techouva et de mérite.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Techouva, vitalité du monde et rencontre du din et de la Hessed, 58 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Bon, je reprends un peu le texte qu'on a vu la dernière fois, c'est-à-dire au Perek Yehuda Aleph, à la page Ayin Hey. Je reprends le paragraphe Aleph assez vite, et j'avance. Page Ayin Hey, paragraphe Aleph. Donc je lis.
Essayez de suivre le texte.
Le Roch Havdat, Che La'akara El Yonah, Che Lipu Hasdonot Leschouyot. Ça, je traduis. On a vu, je traduis vite. Enfin, on parle en deux mots du thème de l'Abhinah, qui est l'intelligence, la capacité de lier les choses entre elles, en faisant participer à ça notre engagement personnel, dans la mesure où, dans ce travail de l'Abhinah,
la bina est en contact avec notre cœur. Nous disons, dans une des définitions de la bina, par exemple dans Patah Hélia, où on dit Liva, Bina, Uba, Alev, Mevin. La bina, ce n'est pas une vitalité simplement intellectuelle. C'est une vitalité qui est engagée, qui touche aussi notre cœur.
Et qui joue au niveau de la liberté intérieure. Et c'est à travers la compréhension d'une chose que, finalement, c'est elle qui déclenche, en prenant conscience des choses, la techouva et l'amène à sa fin. Donc c'est un travail de l'intelligence qui fait jouer la techouva. Alors, le texte dit que, finalement, cette bina a son temps de difficulté, mais qu'ensuite elle arrive
à se libérer et à ouvrir, finalement, les portes. Alors: mitzad habina techouva ba'a, la techouva vient de la bina, où bérouma halata, et à son niveau le plus supérieur, à son niveau supérieur, disons, asdonot hovim les chouyot: les fautes deviennent, en fait, des mérites.
Et sur ces, cette expérience de ces fautes, et l'enseignement qu'il en a tiré, Hayo Yirye, il en vivra. Quelqu'un qui a fait une faute, qui a réalisé l'amertume de la faute, qui a réalisé le pourquoi de cette amertume, cette relation avec tel ou tel comportement, fait techouva, et en faisant techouva, réalise
que l'expérience humaine qu'il a eue le mène à comprendre quelque chose qu'avant il n'avait pas compris, qu'il n'aurait pas fait. Ça lui donne une force d'engagement à partir de maintenant. Il ne fera plus la faute, et non seulement il ne la fera plus, mais il saura se défendre de cette faute-là encore plus que quelqu'un qui ne l'a jamais faite. Parce qu'il sait ce qu'il y a de négatif dedans, et il y a une force qui se crée en lui, qui fait partie de son expérience personnelle, et qui ne le quitte jamais. Bezrat Hachem.
Cependant, omenam techouva bechelofen vetsoura sheyi, une techouva de ce type, sovelet betrilata mihalishouta ratzon shelacharata kodemet. C'est-à-dire, cette techouva, sovelet: le mot sovelet, c'est supporter, subir. Betrilata, c'est le début de
l'affaiblissement de la volonté, qui a fait son repentir. Et l'acte du repentir, ou le mouvement du repentir, est un mouvement dans lequel on s'éloigne de notre engagement, on diminue notre engagement dans la vie. Celui qui se repent, il se retire. Au moment du repentir, il prend conscience qu'il y avait en lui des forces qu'il faut annuler, qu'il faut rejeter.
Et dans ce sens-là, il y a un affaiblissement. Ensuite, une fois qu'il a réussi à déraciner toutes ces tendances dont il s'est repenti, il se lance dans une autre direction, où il prend des forces; à ce moment-là, il rentre. Mais il y a un moment donné, au cours du processus du repentir, dans lequel il y a… ce n'est pas le moment de s'engager; au contraire, c'est le moment de se retirer et de prendre conscience. C'est ce qu'il dit.
L'événement du repentir, dans son temps, comporte un premier temps dans lequel la personne se retire et efface des engagements intérieurs. Elle se repent. Ça, ce n'est pas une force, ce n'est pas un engagement. C'est, au contraire, déraciner des tendances. Ce qui te dit: au début, il y a un affaiblissement qui provient du repentir, mais après ce repentir, qui met en marche les décisions d'avancer
vers le fait de bien faire les choses, à ce moment-là tu commences à construire un engagement, tu prépares en toi un engagement dans la bonne direction, et à ce moment-là tu commences à être beaucoup plus fort qu'avant, et c'est une situation nouvelle. Mais au passage, il y a un moment, il y a une difficulté. Laquelle ? Moi je pense que la faiblesse provient du fait qu'au moment du repentir, tu essaies de déraciner des tendances qui, à un moment donné, ont mal fonctionné.
Se repentir, c'est finalement regarder les motivations que l'on porte en soi-même, et les nier, essayer de les arracher. Tu es en train, finalement, d'effacer des engagements, des forces. Oui, enfin, il y a un texte du Rav, très intéressant, à la suite, dans lequel le Rav dit que la techouva est capable de
purifier la force avec laquelle on a fait la faute. Mais quelqu'un qui fait une faute, en général, il faut… il faut un peu d'effronterie pour fauter. C'est-à-dire que celui qui fauté, en général, s'il est arrivé à faire une faute, il y a en général une force derrière ça. Ce n'est pas n'importe qui qui est méchant, que Dieu nous garde. Mais les méchants ont souvent une force. Mais
la techouva doit essayer de récupérer la force en la purifiant. Récupérer cette force. C'est-à-dire que, dans certains cas, justement, la faute a mis au clair une force qui était mal utilisée. Maintenant, je vais bien l'utiliser. Il y a un message comme ça. Ça dépend. Il y a deux choses. On te dit, d'un côté, que les tsadikim meurent, et qu'il n'y a pas leur équivalent.
Les tsadikim meurent: ils n'ont jamais fait de faute, c'est pur, c'est limpide, c'est beau… D'un autre côté, on te dit: Efo shebal techouva amdim, yen tsadikim morim yecholim na'amot. Là où se trouve un baal techouva, un tsadik parfait ne peut pas se tenir là. Alors, c'est dans des contextes différents. Pourquoi ? Parce qu'il te dit: c'est lui qui a fait la faute, c'est lui qui a fait la faute. Et bien, on te dit qu'un chat échaudé craint l'eau froide.
Alors que quelqu'un qui n'a pas fait de faute, ce n'est pas la même chose. Et aussi, il y a de grands messages, qui sont des relations essentielles dans la vie, ce qu'on te dit, on revient sur ce thème-là: Tshouva kadmah lo'olam. La techouva, finalement, a précédé le monde. C'est-à-dire que l'aventure humaine est une aventure
tellement compliquée, tellement difficile, dans laquelle il faut faire face à tant de difficultés, qu'il est pratiquement impossible de s'imaginer une vie dans laquelle quelqu'un ne ferait pas de fautes. Et finalement, le système qui consiste à apprendre à vivre à travers la faute, et le fait de tomber et de se relever, fait partie du programme. Pratiquement, il n'y a pas une seule personne
qui pense qu'on peut enseigner à un gosse à marcher sans que, dans ce processus d'apprendre à marcher, il n'y ait aussi le souvenir de la douleur de la chute. Ça fait partie du programme. Mais au moment où l'on chute, ça fait mal. Et au moment où …
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