La techouva rétroactive et l'union avec le divin
Comment la techouva peut réorienter rétroactivement notre passé et conduire à une union constante avec Hachem.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Quand la lumière d'en haut exige la techouva, 50 min
Début du cours (texte)
Lire le début du cours
Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je vous rappelle encore, pour comprendre un peu, mais cela demande un peu d'effort, les textes ne sont pas faciles. Pour comprendre les textes qui sont devant nous, j'essaie de revenir ensemble sur le titre du chapitre. Vous voyez le titre du chapitre ? Perek Yud, dans cette forme-là…
Je reviens sur un thème central, essentiel dans toute notre étude de la Torah, pour vous, pour chacun de nous, d'aujourd'hui jusqu'à la fin des temps. Le thème de l'étude de la Torah est essentiellement la rencontre avec un message d'éducation et de comportement tel que le Maître du monde le propose à son peuple, et cela rentre dans tous les détails de l'être.
Cela contient les cadres très larges du rythme de l'année, avec la fête de Pessa'h et la fête de Roch Hachana, et tout ce qu'on veut. Les cadres du rythme de la semaine, avec la kedoucha du Chabbat au centre. Les vitalités qui se passent pendant la journée, et la différence entre la vitalité spirituelle de la nuit et celle du jour. Tout cela, ce sont des mondes, des mondes, des mondes de messages, de façons de vivre. Mais essentiellement, la Torah nous demande, nous prépare à rentrer dans cette vitalité qui est régie, d'ailleurs, par le temps.
Et à l'intérieur de ce monde-là, il y a le travail de l'homme, l'effort de l'homme, la capacité de l'homme, ce qu'on espère de lui: qu'il soit capable de se mettre à l'unisson et en harmonie avec ce programme qui lui est proposé. Maintenant, en profondeur, il faut quand même être bien, bien conscient.
Celui qui propose le programme connaît bien la machine. C'est le Créateur du monde. Nous sommes face à quelque chose qui est a priori plein de sens. Ce n'est pas un code sorti de la tête de quelqu'un: c'est le résultat d'une révélation prophétique dans laquelle le Maître du monde, qui fait le monde et qui connaît tous les détails de la vitalité humaine, propose une façon de vivre optimale à son peuple, qui est finalement, à ses yeux, la crème de l'humanité. Il y a donc une proposition de vie extrêmement aristocratique, j'allais dire, de très grande qualité, et notre travail, c'est d'essayer de nous mettre à la hauteur, en diapason avec ces dimensions-là.
Ce qui, chez nous, fait évoluer la volonté, cela s'appelle en un mot: techouva. La techouva, c'est cette capacité qu'il y a en nous de faire évoluer notre volonté. Le Rav insiste beaucoup là-dessus: il y a quelque chose d'extraordinaire dans le monde de la techouva, un don qui a été fait à l'homme.
C'est qu'on nous permet de faire techouva même rétroactivement, une fois que les choses ont déjà été faites. Ce n'est pas du tout évident. Ce n'est pas comme cela en général dans la vie. Quelqu'un qui a cassé un pot ne peut pas revenir à un niveau d'avant d'avoir cassé son pot. Il est cassé, il est cassé, il y a la halakha, il y a la kapara. Mais dans le contexte humain, il y a énormément de zones de la vitalité humaine, psychologique, de l'homme, qui sont dans notre passé, dans lesquelles on a fait des choix qui n'étaient pas forcément les meilleurs.
Et l'expérience humaine, qui se déroule dans le temps, nous permet de prendre conscience de nos fautes, et Hachem nous donne le droit de rentrer en arrière, de réanalyser notre passé et de faire quelque chose. On en reparlera. Quelque chose d'extraordinaire: changer a posteriori l'orientation de ce qu'on a fait à l'époque. C'est-à-dire que si j'ai fait une faute, je peux, en faisant techouva, remplir mon cœur rétroactivement, rétroactivement, d'une décision de me lancer dans le bien, qui utilise pleinement l'expérience passée du mal.
Et qui me permet de me lancer dans ce bien rétroactivement, depuis le moment où le mal a été fait. Ce n'est pas comme si je corrigeais cela maintenant. Je ne corrige pas cela maintenant. Je démarre, c'est vrai, de maintenant. Mais Hachem m'a donné la force de pouvoir rentrer dans mon passé et de faire changer la direction intérieure de ce que j'ai fait, au point que celui qui a fait techouva par amour, se retrouve actuellement comme quelqu'un qui aurait fait des choix positifs déjà à l'époque, avec tout ce que cela veut dire.
Et cela, il faut être pleinement conscient de ce qui est proposé, de ce à quoi on peut arriver quand on fait les choses comme il faut.
Maintenant, face à l'étude de la Torah: l'étude de la Torah est une rencontre constante avec une proposition de comportement. Et quand on met face à ce message de la Torah notre vie, il y a tout un monde qui se met en marche. Il y a tout un monde de techouva, dans lequel on corrige ce qui n'a pas été fait comme il fallait. Il y a tout un monde de décisions qui se met en marche, qui correspond à ce qui est proposé par la Torah.
Mais cela fait partie du monde de la conscience, du monde de la pensée, du monde que le Rav va appeler askala, c'est-à-dire la connaissance. On utilise notre tête pour faire cette analyse. Mais cette tête doit finalement être en train de jouer, être au service et en action au niveau de notre cœur, de notre volonté, pour changer en mieux, même rétroactivement.
C'est-à-dire ? Alors, je commence à lire notre texte. Dalet, perek.
Je vous dis: ce qu'on entend réellement dans les textes de techouva, quand on vit les choses, c'est qu'on a l'impression de rentrer dans un monde merveilleux. Parce qu'il est difficile de croire que quelqu'un qui a fait une faute dans le passé ne peut vraiment pas la corriger. Ce n'est pas évident du tout. Ce n'est pas l'habitude que nous avons dans la vie. Or, dans le monde de la techouva, dans le monde spirituel, dans le monde de la nefesh, c'est un fait, à l'intérieur d'Israël, que la techouva fait partie, très, très officiellement, des vitalités spirituelles essentielles. On peut faire techouva.
Je démarre mon texte: Hachem, HaKadosh Baroukh Hou, la Torah, la Guemara, la Michna, le Rambam, le Rambam, le Kouzari. Encore une ou deux phrases, ensuite on traduira.
L'émouza sechel, achouzim hem zé ba zé. L'émouza sechel, achouzim hem zé ba zé. L'émouza sechel, achouzim hem zé ba zé. L'émouza sechel, achouzim hem zé ba zé. L'émouza sechel, achouzim hem zé ba zé.
Etashor Hashim halalu. Je m'arrête. Je vous donne une chose: ne désespérez pas. On va comprendre, bezrat Hachem. On pourra comprendre. C'est difficile, mais on va comprendre, bezrat Hachem. Allons doucement. Atushava, on dit premièrement hachouva, mouhachati, laskala elokit. Ça veut dire quoi, ça ? Youssef, qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Hachouva, mouhachati, le, le.
Hachem, HaKadosh Baroukh Hou.
Comprends et écoute les choses d'une façon extrêmement différente de quelqu'un qui n'a pas l'intention de faire. Et ici, cette techouva, finalement, c'est celle… Tu comprends ce que je veux dire ? Oui. C'est très, très simple. L'askala elokit, c'est-à-dire la connaissance de …
Cours de Machon Meir
Dans la même série
58 cours du Rav Yaakov Nahon, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Rav Kook, Techouva, Pensée juive, Émouna, Orot HaTechouva.
- 28
Le mal naît de la volonté : pourquoi les méchants sont arrogantsRav Kook explique que l'arrogance et l'amertume des réchaïm viennent de la source du mal, une volonté qui refuse de s'en détacher. - 29
Le manque de Dieu, souffrance du tsadik et de la TorahRav Kook décrit la soif constante de Dieu des justes et la souffrance face à une Torah reléguée hors du réel. - 30
Herzl, la paracha et la bonne volonté selon le Rav KookComment Herzl, touché par la Torah, rejoint la pensée d'Orot HaTechouva sur la bonne volonté. - 31
OROT HATECHOUVA, DU RAV A.I.KOOK – Edition 5771 – partie 60 - 32
La techouva rétroactive et l'union avec le divinComment la techouva peut réorienter rétroactivement notre passé et conduire à une union constante avec Hachem. - 33
Quand la lumière d'en haut exige la techouvaLe Rav Kook montre que la rencontre avec la lumière divine suppose une techouva complète, traduite en actes et en justice. - 34
Tchouva : d'où vient sa force, selon le Rav KookLe cours situe les sources de la techouva entre la conscience humaine et une force divine supérieure, à partir du chapitre Youd Aleph. - 35
La techouva née de l'intelligence et de la binaComment l'expérience de la faute, comprise par la bina, devient force de techouva et de mérite. - 36
Techouva, vitalité du monde et rencontre du din et de la HessedComment le Rav Kook relie la techouva au mouvement de toute l'existence, descente divine et remontée vers le haut. - 37
Orot HaTechouva : le bien du racha et la faute du tsadikLe Rav Kook montre que le bien d'un racha nourrit la zone de la impureté, tandis que la faute d'un tsadik est rachetée.
— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?
Une question sur ce cours ?
La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.
Commentaires et questions au Rav