PARACHAT NITSAVIM (11/09/12)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Nitzavim (07/09/15), 56 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Ouverture de la paracha Nitsavim
Mechil Abayim. Alors, paracha Nitsavim. On se trouve juste avant Roch Hachana, donc peut-être qu'on en parlera aussi. La paracha Nitsavim est en général lue avec Vayélèkh, mais là on a la chance d'avoir Nitsavim pour elle toute seule, donc on va pouvoir s'attarder un peu plus. Ça commence comme ça: on se retrouve le dernier jour de la vie de Moché Rabbénou.
Nitsavim, Vayélèkh, Chazinou, Vé-Yiftavarha, Ayom. Ce jour-là, c'est le dernier jour où Moché Rabbénou leur parle. Le Midrash dit que c'est Roch Hachana, mais selon le sens simple du texte, c'est Nitsavim. C'est donc le dernier jour. Moché Rabbénou rassemble tout le monde et leur dit: « Bon, écoutez, j'ai des choses à vous dire avant de partir. » C'est la dernière ligne droite avant que Moché s'en aille, et il veut leur faire rentrer dans la tête, encore une fois, l'alliance entre le peuple juif et HaKadosh Baroukh Hou, et les faire participer à cette alliance.
## Nitsavim et Vayélèkh
En général, les paracha de Nitsavim et de Vayélèkh sont liées. Ce sont deux mots opposés. Nitsavim signifie à la fois se tenir debout, mais aussi se tenir immobile, c'est-à-dire se tenir fermement. C'est une chose qui est nitsav, une chose qui est solide, qui est forte. Vayélèkh, c'est: il partit. Donc, Nitsavim, qui est-ce ? Le peuple juif. Et Vayélèkh, qui est-ce ? Moché.
Il y a donc un rapport entre les deux. Pour que nous soyons Nitsavim, il faut que Moché s'en aille. Autrement dit, le fait que Moché Rabbénou parte laisse une place. Non. D'abord, on pose les juifs. Non. Le fait qu'ils soient Nitsavim est une description: voilà, vous êtes là, et moi je m'en vais. Moché Rabbénou, après, va continuer à être là. Non, c'est un Midrash.
Moché les a rassemblés pour leur parler. Pour leur dire toutes sortes de choses avant de partir. Le Midrash établit un rapport entre le mot Nitsavim et le mot Vayélèkh. Ils sont opposés: Vayélèkh, c'est Moché; Nitsavim, c'est le peuple juif. Le peuple juif continue, il va donc se tenir éternellement, et Moché Rabbénou, pour cela, doit partir. Pourquoi ? Parce que, vous savez, le principal ennemi des gens qui sont très grands, en général, c'est eux-mêmes. Moché Rabbénou était très grand, il était tellement grand que le peuple juif, derrière, était regardé comme ça.
Et sa participation à l'histoire, jusqu'à présent, était un peu faible. Donc Moché va devoir partir pour laisser la place à des gens qui sont très grands mais déjà plus proches de nous, comme Yéhochoua, pour nous faire entrer en Erets Israël, faire des plus petits miracles, et nous laisser participer. Ça va prendre du temps, il va y avoir des hauts et des bas, beaucoup de bas aussi, jusqu'à ce que Yéhochoua soit parti, pour que le peuple juif avance dans son histoire. C'est comme un enfant.
## Le peuple comme un enfant
Un enfant, quand il est petit, il est bébé, alors évidemment on le nourrit au biberon, mais après on veut qu'il prenne le biberon tout seul, qu'il l'attrape, qu'il apprenne à manger tout seul. Si je lui donne tout le temps, il ne va pas avancer. Si on lui met tout le temps des bouées pour faire du vélo, il ne va jamais apprendre à faire du vélo. Alors on lui enlève les bouées la première fois, mais on reste à côté. On ne va pas le laisser se noyer. Kachboukhou, Mé-Yaguiach Mi-Nachaloné, Matsis Mi-Nachavaqim,: il ne le laisse pas, il est là. Quand ça va mal, il y a des miracles.
Mais il ne faut pas qu'on soit blessé d'avoir besoin de miracles, parce que le miracle intervient quand nous n'avons pas fait ce que nous devions faire. Soit quand on est tout petit, quand on sort d'Égypte, on est comme des bébés, et HaKadosh Baroukh Hou fait tout le travail. Soit on a déjà grandi, mais on n'est pas encore à la hauteur, et HaKadosh Baroukh Hou doit alors intercéder dans l'histoire et faire des choses qu'il ne devrait pas faire, mais il faut le faire parce qu'il faut sauver le peuple juif. Donc… exterminer ? HaKadosh Baroukh Hou a mis toutes ses actions dans le peuple juif.
Il a dit: c'est avec le peuple juif que je fais l'histoire maintenant. Donc il n'a pas l'intention de changer. Et pire que ça, il a dit que si nous n'acceptions pas la Torah, il remettrait le monde dans le tohu va-vohu. Vous connaissez ce Midrash. Ça veut dire qu'en fin de compte, il a décidé: le peuple juif ou rien. Il aurait pu dire: bon, d'accord, il y a d'autres peuples qui vont recevoir la Torah. En général, on apprend, comme dans la vie: reste dans ton lit toute la journée, au bout d'une semaine, au bout de quelques mois, ton banquier va t'appeler pour dire qu'il y a un problème.
## Le « David Acher »
Il est marqué dans le Midrash: Ikvata déMéshi'cha, qu'à l'époque de la Gueoula, HaKadosh Baroukh Hou nous enverra un David Acher. Maintenant, savez-vous ce que signifie le mot Acher dans la Torah, chez les Hachamim ? Oui, l'autre, un autre pas très sympathique. Qui est appelé Acher ? Elisha ben Avouya. Le mot Acher, en général, c'est un mot très négatif: c'est le type, l'autre absolu, vraiment exclu. Donc HaKadosh Baroukh Hou va nous envoyer un David, comme David, mais Acher. David Ben Gourion, qui s'appelle David, a fait le travail de faire entrer le peuple juif en Erets Israël, de créer le pays, il a fait beaucoup de boulot, mais il est plutôt Acher.
Vous voyez ? Il y a toutes sortes de manières. Il y a toujours un dirigeant dans l'histoire. Il est plus ou moins bon. Il y a toujours quelqu'un qui nous fait avancer, ou reculer. Ahav, lui, ne nous a pas trop fait avancer. Il a aussi donné le territoire, c'est la mode. C'est sûr, clairement. Le peuple juif a du mal à assumer sa propre histoire. Difficile.
## Le but de la paracha
Bon, on a compris le concept de Nitsavim et Vayélèkh. Moché Rabbénou rassemble tout le monde, et le but est de leur faire des prescriptions avant de partir. C'est la première partie. Pourquoi les rassemble-t-il ? Pour les faire entrer dans la Brit, dans l'Alliance. C'est la deuxième partie. Bon, s'il y a des questions, on peut s'interrompre. J'ai préparé des thèmes. J'ai vu qu'il y avait un rapport avec la paracha, mais s'il y en avait d'autres, il n'y avait pas qu'à changer.
Quand tu veux dire un phénomène qui revient, dans la Torah, tu ne dis jamais Acher, tu dis toujours Hadach. Acher, c'est quelque chose de négatif. Ça, ce serait un David, dans le sens où il a un rôle de délivreur, mais il est un peu Acher. Ce n'est pas forcément quelqu'un qui mange cacher, ou qui préfère le yoga à la synagogue, enfin bon, vous comprenez ? David, mais Acher. Pour répondre à Ilan: il y a …
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