Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Parachat Ki-Tavo (04/09/12)

54 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Ki-Tavo (09/09/14), 52 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, Baroukh HaChem. La paracha n'est pas très facile, parce qu'il y a quelque chose de difficile dedans. Qu'est-ce que c'est ? Les qélalot. Il y a toutes les malédictions, les pires qu'il y ait dans la Torah, et elles se trouvent dans la paracha. En général, quand quelqu'un doit lire cette paracha à la synagogue, on lui dit: « Allez, tu ne lis pas tout, c'est trop dur. » Et en général, on fait monter le plus âgé de la synagogue, parce qu'on est sûr que pour lui il est déjà trop tard pour que les qélalot le touchent.

Donc moi, c'est un passage plus évident. On va aborder ce thème, parce que ce n'est pas un thème facile du tout. Le Saint, béni soit-Il, il va y avoir des malédictions comme ça, dont on veut comprendre. Donc évidemment, on ne va pas éviter ce genre de questions, que vous avez déjà posées à l'avance. Mais ça ne commence pas par ça, ça commence par autre chose. Tout le monde a un Houmach ? Tout le monde a ? Parce que moi, j'en ai un deuxième. C'est bon. Ok. Donc, première partie: on parle de quoi ? Des prémices, des bikourim. Qu'est-ce que c'est, les bikourim ? Quelqu'un peut m'expliquer ?

Bon, les bikourim, vous connaissez ou pas ? C'est les premiers fruits. Les premiers fruits, pas forcément mûrs. Quand quelqu'un voit dans son champ, et en général les gens sont tout le temps dans leur champ, qu'un premier fruit est sorti, alors il l'entoure avec un ruban, parce que dans une semaine, il ne pourra plus savoir lequel c'est, aucune chance. Et ce fruit-là, il doit l'amener au Beit Hamikdash. Ok ? Et là, il y a une…

Par rapport aux autres mitsvot de la Torah, vous savez, une mitsva de la Torah, ça peut être un verset, un demi-verset, et parfois c'est le même verset qui revient plusieurs fois. Et là, regardez, la mitsva des bikourim est très longue. Il va falloir expliquer pourquoi. Donc, première partie: la mitsva des bikourim. Ça ne suffit pas d'amener les bikourim, il faut aussi lire un texte qu'on doit lire pendant qu'on amène les bikourim. Vous l'avez lu, n'est-ce pas ? Donc vous savez de quoi ça parle. Ça parle de quoi ? D'accord. Il y a toute une histoire, tout un récapitulatif qu'on va faire.

Pendant cette Kriyat Bikourim, pendant qu'on lit le texte des bikourim, il y a un but très précis à ce texte. On va le voir. Il y a une partie des thèmes qu'on va aborder dans la paracha. On essaie de faire un premier passage sur la paracha, et après on revient sur les thèmes. Moi, j'ai préparé des thèmes, mais si vous en avez d'autres, dites-le. Ok, donc on a compris ce que sont les bikourim, on doit lire le texte des bikourim, ça c'est la première mitsva. Une deuxième mitsva a aussi un rapport avec le fait de venir au Beit Hamikdash.

Alors, j'explique. La Torah, la terre, elle possède une kedoucha, une sainteté intrinsèque qui n'est pas liée à nos actes. Comme un juif possède une kedoucha, une sainteté qui n'est pas liée à ses actes. Même un juif, s'il n'a rien fait, comme il se voit, même pas à la Brit Mila, il possède cette kedoucha. Ça ne veut pas dire que c'est la même personne, mais il y a ça. Donc…

Comme un juif possède une certaine kedoucha, il a des mitsvot. D'accord ? Il y a des choses qu'il peut faire et des choses qu'il ne peut pas faire. Ok ? Eh bien, la terre, c'est pareil. La terre possède une kedoucha, donc avec elle il y a des choses qu'on peut faire et des choses qu'on ne peut pas faire. Vous comprenez ? Donc on avait dit qu'il y a les bikourim, c'est donc le premier fruit qui apparaît sur chaque arbre. À part ça, il y a les maasser. Il y a toutes sortes de afrachot dans la…

Ouais. Il y a toutes sortes de prélèvements qu'on fait pour la terre. Il y en a au moins une dizaine, une quinzaine de prélèvements différents. Depuis les bikourim, les térouma, les maasser, les maasser ani, les peah et tout. Dans la paracha, on parle donc du maasser chéni. Le maasser chéni, ce n'est pas quelque chose qu'on prélève pour le donner à quelqu'un. C'est quelque chose qu'on prélève, qu'on amène, et qu'on mange nous-mêmes, mais qu'on doit manger à Jérusalem.

Quand on essaie de se purifier soi-même… Donc ce n'est pas quelque chose qu'on va donner, c'est quelque chose dont on va profiter, mais ça va nous obliger, si vous voulez, à venir au Beit Hamikdash, au moins une fois dans l'année, pour justement consommer tous ces produits. Ok ? C'est le bi'our, donc on est obligé, au maximum la troisième année: si la première année et la deuxième année on n'a pas fait, on est obligé la troisième année, au maximum, d'amener ces fruits, cette récolte, et de l'amener au Beit Hamikdash. À votre avis, pourquoi ? Qu'est-ce qu'on va apprendre là-bas ?

— Le Beit Hamikdash. Forcément. Forcément. Ah, on va, la, la… Non, il y a aussi Neta Révaï. Neta Révaï aussi, et c'est les deux, même. Le bi'our et Neta Révaï, ce sont les deux, par exemple. Mais on doit lire le texte. On peut lire le texte seulement pour les bikourim, seulement dans le Beit Hamikdash. Et les maasser chéni, on peut les manger dans toute la ville. Ok ? Donc en général, quand les gens viennent au Beit Hamikdash, ils y amènent les deux, puisque, déjà, ils doivent amener des fruits, donc ils y amènent leurs…

Les prémices de chaque arbre, enfin de chaque rangée d'arbres. Ce n'est pas chaque arbre, d'un maasser. Et en même temps, eh bien, c'est la chaîne. Ok ? Donc ça, c'est le problème maintenant. Il y a d'autres buts au fait d'amener au Beit Hamikdash. Probablement, quelqu'un qui arrive au Beit Hamikdash va se lier au centre du Kodesh… Aujourd'hui, vous connaissez beaucoup de gens qui montent au Beit Hamikdash ? Ça va, au coin. Le Beit Hamikdash, c'est le centre spirituel du peuple juif. C'est en même temps le centre national et spirituel, puisque…

À côté du Beit Hamikdash, il y avait aussi le royaume de David, le palais de David. Et donc c'était quelque chose de central dans la vie des juifs. Aujourd'hui, on a complètement oublié ça. Il y a beaucoup de juifs qui ont atteint l'âge de dix-huit ans et qui n'ont pas encore mis les pieds à Jérusalem. Il y en a même qui ont peur. Moi, j'avais un copain, pas du tout religieux, qui avait peur de venir à Jérusalem. Il disait: « Ouais, c'est dangereux, Jérusalem, et tout. »

Et donc aujourd'hui, les non-juifs ont compris l'importance de ça. C'est pour ça que les Arabes amènent des millions de personnes au Beit Hamikdash, alors qu'il n'y avait personne. Par exemple, si vous prenez il y a trente ans, il n'y avait pas d'Arabes qui venaient sur le mont du Temple. Toute l'année, …

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 189
    Parachat Hukat (24/06/14)
    53 min
  2. 190
    Parachat Hukat (26/06/12)
    59 min
  3. 191
    Parachat Ki Tetse (28/08/12)
    55 min
  4. 192
    PARACHAT KI-TAVO (01/09/09)
    49 min
  5. 193
    Parachat Ki-Tavo (04/09/12)
    En cours de lecture
  6. 194
    Parachat Ki-Tavo (09/09/14)
    52 min
  7. 195
    Parachat Ki-Tavo (19/09/16)
    54 min
  8. 196
    Parachat Ki-Tavo (20/08/13)
    53 min
  9. 197
    Parachat Ki-Tavo (31/08/15)
    56 min
  10. 198
    Parachat Ki-Tetse (02/09/14)
    58 min

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav