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PARACHAT DEVARIM (24/07/12)

57 min

Rav Yossef David

Ensuite : Parachat Emor (01/05/12), 58 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Réobéim, paracha Devarim. La paracha Devarim tombe généralement pendant la semaine de Ticha BeAv. Donc Chabbat Hazon, c'est le Chabbat de Ticha BeAv. Ok ? Là c'est mieux, là c'est bien. Et il y a évidemment un rapport entre Ticha BeAv et on vient de commencer.

Il y a un rapport entre Ticha BeAv et Devarim. Quel est le rapport entre la paracha de Ticha BeAv, la paracha de Devarim et les… Je peux dire la fête de Ticha BeAv, parce qu'en général on n'est pas très joyeux. Mais les jours de Ticha BeAv, c'est quoi ? Pardon ?

— Les méréglim, exactement. Dans la paracha, la deuxième paracha, on parle des explorateurs qui sont…

…qui ont créé le premier Ticha BeAv de l'histoire. Eh bien c'est la paracha de Devarim. C'est bien arrangé. Pourquoi je dis que c'est bien arrangé ? Parce qu'il faut bien comprendre que les parachot, la séparation de la Torah par les parachot telle qu'on la connaît maintenant, ça ne date pas de Moshé Rabbeinu. Ça date de quand ?

— De Ezra.

Oui. C'est-à-dire que ça date des derniers prophètes qui ont séparé la Torah comme ça. Et donc il y a une aspiration de la sœur… pour nous, pour lier souvent la paracha avec l'actualité. En général il y a toujours un rapport, mais là on voit un rapport avec la semaine de Ticha BeAv.

Dans la semaine de Ticha BeAv, vous savez qu'il y a pas mal de halakhot de deuil. Il y a un usage du Nord que l'on a gardé, même si certains poskim irakiens disent qu'il ne faut pas le faire aujourd'hui. D'une manière générale, ce n'est pas une semaine où il faut être très joyeux. Ok ? Ça viendra, d'accord.

Ça deviendra, ça sera transformé en un jour de joie. Alors comment ça va se passer ? On avait expliqué la semaine dernière qu'il y a toute une progression dans le deuil qui arrive jusqu'à Ticha BeAv. À Ticha BeAv, on n'a rien le droit de faire, ni manger, ni même s'asseoir sur une chaise. Et ça correspond aux mêmes halakhot que l'on a pour quelqu'un qui est en deuil dans la semaine de ses parents. Ok ? D'un proche parent. Il y a les mêmes halakhot que le soir de Ticha BeAv. On ne dit pas bonjour, on ne demande pas comment ça va, enfin bon, toute la halakha…

Le Chabbat, le lendemain, le Chabbat, ça s'améliore un peu. On peut s'asseoir sur une chaise. C'est sympa. Hein ? Après, bon, après-midi. On a expliqué la dernière fois, on va le redire en quelques mots, que le premier Chabbat, en fait, est dû au fait qu'on ait refusé d'entrer en Erets Israël. On a dit que c'était quelque chose qui paraissait un peu bizarre, parce qu'a priori on a fait des fautes beaucoup plus graves que ça, et elles n'ont pas été punies de cette manière-là.

Ce jour-là, c'est le jour de Ticha BeAv, un jour maudit où il y a toutes les destructions du Temple et tout le reste. Et donc, on a expliqué que ce qu'il y a de spécial dedans, c'est que c'est la possibilité qui est donnée au peuple juif de ralentir l'histoire. C'est-à-dire que Hachem a dit: voilà, moi j'ai un plan pour vous. C'est le plan messianique. Il est écrit dans la Torah, dans les Prophètes. Vous allez rentrer en Erets Israël, vous allez devenir un peuple qui sert Hachem, vous allez devenir un peuple parmi les peuples, et là vous allez influencer toute la planète.

Maintenant, si nous ne voulons pas, nous pouvons. Nous pouvons ralentir l'histoire, et on rentre dans Ticha BeAv. Quand on ralentit l'histoire, on rentre dans Ticha BeAv. Quand on n'est pas capable de tenir le Premier Temple, alors il est détruit. Quand on n'est pas capable de tenir le Deuxième Temple, il est détruit. Quand on n'est pas capable de rentrer en Erets Israël, tout ça parce qu'on n'est pas suffisamment bons, eh bien on ne rentre pas en Erets Israël, et c'est Ticha BeAv. Donc Ticha BeAv, on a expliqué, c'était la soupape de sécurité de l'histoire.

Quand on refuse la trame de l'histoire qui a été tracée par HaKadosh Baroukh Hou, on a alors cette porte de sortie. Ce n'est jamais une porte de sortie définitive, puisque HaKadosh Baroukh Hou nous a choisis, et l'élection est irréversible. Donc le plan de HaKadosh Baroukh Hou, le plan messianique de HaKadosh Baroukh Hou, est irréversible, on ne peut pas en sortir. Malgré tout, on peut le ralentir avec Ticha BeAv. On peut le ralentir avec Ticha BeAv. Hachem, Hachem, Hachem.

— Par exemple Oslo ?

Oui. On a plusieurs manières de ralentir l'histoire. On peut aller à l'envers dans l'histoire, mais on ne peut pas…

Donc, j'ai trompé d'adresse. Ça, c'est pour notre Ticha BeAv. La paracha de la semaine, paracha de Devarim, va nous rappeler, avec des détails nouveaux qui nous manquaient, la paracha Chela'h Lekha. On va comprendre des choses qui étaient marquées là-bas sous forme d'allusion. Elles sont vraiment écrites de manière textuelle dans la paracha, pour mieux comprendre comment s'est passé ce processus des méréglim. Ok ? On va d'abord passer rapidement sur le plan de la paracha, et après on va voir plusieurs thèmes. Et s'il y avait des questions, ça se fera le moment venu.

Donc, au début, première partie. Il y a une feuille, il y a des feuilles. On a déjà les solutions, on n'a pas la chance. Donc, on a une première partie où l'on revient sur tous les événements que l'on a traversés, mais d'une manière très allusive, pendant ces quarante et quelques dernières années. C'est-à-dire que Moshé ne va pas leur dire: écoutez, vous avez fauté là, vous avez fauté là, vous avez fauté là.

Parce que, en général, les gens n'aiment pas trop qu'on leur dise les choses simplement. Mais j'ai l'impression qu'il va leur dire: vous savez, on était là-bas, vous vous rappelez ? Évidemment, ils vont se rappeler, parce que là-bas, c'est là qu'ils ont fauté comme ça. Vous vous rappelez, on était là-bas. Ah oui, là-bas, on a fait cette bêtise. Vous vous rappelez, on est passés par ici. Ah oui, là-bas. Donc il va les faire se rappeler tous les événements qui se sont passés, de manière très générale, uniquement en citant les endroits. Parfois il y a des endroits qui n'existent pas en tant que tels: c'est juste le nom d'un endroit qui nous rappelle une faute. Par exemple, Dizahav, ça n'existe pas comme lieu géographique… il y avait trop d'or.

Il y avait trop d'or. Quand les gens ont beaucoup de richesses, ils perdent parfois un peu la boule. On avait déjà dit que quelqu'un qui a tout, qui a trop de richesses, et qui reste moral, c'est beaucoup plus difficile. Quelqu'un qui peut tout avoir va en général sombrer dans le vice. C'est très difficile de rester moral quand on a beaucoup de richesses.

Donc, quand on est parti d'Égypte, il y avait plein, plein de richesses, plein d'or et compagnie. Le veau d'or était déjà prêt. Et c'est là …

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