Orot veKelimאורות וכלים
Se connecter

Paracha Ki -Tavo (13/09/11)

51 min

Rav Yossef David

Ensuite : Korah, la controverse et la démagogie, 29 min

Début du cours (texte)

Lire le début du cours

Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

C'est sympathique. Donc, la paracha de Kitavo. Par quoi commence la paracha de Kitavo ? Oui, « quand tu viendras, tu viendras, et tu feras quoi ? » Vas-y. Quand tu viendras, tu t'installeras sur la terre d'Israël, alors qu'est-ce qui se passera ? On prendra les bikourim, les prémices des fruits, et on doit les amener. Oui, c'est une mitsva, en fait, qui concerne les agriculteurs. OK ? Pour les agriculteurs. Tout celui qui a un champ, avec des arbres fruitiers, enfin, un des sept, des sept… fruits d'Erets Israël, et la mitsva d'amener les bikourim au Beit Hamikdash.

Alors, à votre avis, pourquoi doit-il faire ça ? Pourquoi on doit amener les bikourim au Beit Hamikdash ? Allez, le cerveau… oui. Ah voilà, on doit dire merci, très bien. Et pourquoi les bikourim ? OK, ça c'est vrai, dire merci c'est très important, on va en parler dans le suite. Pourquoi, justement, les bikourim ? Pourquoi a-t-on besoin des prémices, et pourquoi n'amènerait-on pas… Bon voilà, on amène un fruit, si ça… on doit amener des fruits, pourquoi n'amènerait-on pas…

La plus belle datte de mon arbre. Pourquoi amène-t-on le premier, les premiers fruits, à votre avis ? Pas forcément parce qu'ils doivent être les plus beaux. Ça se trouve, des fois ils sont un peu durs, peut-être. C'est la base. C'est la base. On va chercher encore plus loin. Oui, j'écoute. OK, c'est vrai. Mais il y a autre chose dans le premier. Et si vous voulez, on va faire un lien avec le reste. Le mot bikourim, qui veut dire premier, attendez, je vais juste avancer dans la discussion. Le mot bikourim, les premiers fruits, apparaît dans beaucoup de choses dans la Torah.

C'est-à-dire, par exemple, quelqu'un qui a un premier fils, il doit le donner, il doit, normalement, faire ce qu'on appelle le Pidyon Bekhor. C'est-à-dire qu'il doit le faire racheter au Kohen, parce que normalement, le premier aurait dû appartenir au Beit Hamikdash. Avant la faute du Veau d'or, dans chaque famille, qui devait représenter la famille au niveau de la Kedoucha, au niveau du Temple ? C'était le premier-né. OK, le premier-né, s'il vous plaît, il a toujours un rôle un peu d'éducateur, qu'il le veuille ou non. C'est vrai pour toutes les familles.

Quand le premier-né part comme ça, en général, les gosses suivent. C'est bien remarqué. Et quand le premier-né est stable, il est bien et tout, en général les autres aussi suivent. Parce que les premiers-nés ont tout le temps, ils ont tout le temps un peu fait le rôle d'éducateur. Et donc, s'ils avaient fait leur rôle d'éducateur à l'époque du Veau d'or, ils auraient empêché toutes les familles, leurs familles, leurs frères et sœurs, de faire le Veau d'or. Alors ils ont gardé ce rôle ? Mais comme ils ne l'ont pas fait, le rôle est parti chez ceux qui n'avaient pas fauté pendant le Veau d'or, qui sont…

La tribu de Lévi. Malgré tout, comme c'est quelque chose d'inné chez eux, cette propriété d'être le premier et d'être réservé, eh bien, on doit encore faire le rachat du premier-né. Et il y a une mitsva: le premier-né aurait pu appartenir au Kohen, et donc on doit donner une somme pour le récupérer, pour qu'il ne soit pas atteint. Donc ça, c'est pour le premier. Donc, en fait, ce que j'ai expliqué dans le premier, c'est que… tu voulais dire quelque chose avant que je réponde ?

— Oui.

OK, ça c'est en rapport avec la vision morale de la charge. C'est vrai que dans une vision morale, on sait que les biens appartiennent à HaKadosh Baroukh Hou, et si ils lui appartiennent, alors on doit remercier, on doit être reconnaissant et tout. Je voudrais juste ajouter quelque chose sur HaKadosh Baroukh Hou. C'est qu'un homme, il a tout le temps, quand il fait quelque chose pour lequel il travaille… Par exemple, vous savez que les agriculteurs, ce sont des gens qui travaillent dur. OK ? On se lève très tôt le matin et tout.

Et à l'époque, encore beaucoup plus dur qu'aujourd'hui. OK ? Puisqu'à l'époque il n'y avait pas tous les moyens mécaniques d'aujourd'hui pour… Les gens étaient… toute l'humanité était beaucoup plus pauvre, sauf les gens extrêmement riches, qui étaient peut-être très riches. Mais toute l'humanité était plus pauvre. OK ? C'est récent que l'humanité est devenue aussi riche. C'est dans une accélération, avec l'industrie, l'électricité et tout ça, que le travail est devenu beaucoup moins difficile qu'avant.

Avec l'industrialisation du monde, avec les moyens de communication, le développement technologique, tout ça a fait que l'homme travaille beaucoup moins dur qu'avant. Bon, je ne dis pas en France, en France on ne travaille pas. Mais disons, dans un pays où on travaille, en Israël on travaille pas mal, moins qu'en Chine, moins qu'en Chine, moins qu'en Chine. En Angleterre, je ne sais pas combien d'heures ils font. Et malgré tout, c'est quand même beaucoup moins difficile. Et vous voyez qu'on arrive à la fin de l'histoire.

Puisque la kelala d'Adam HaRishon, il y avait deux kelalot. Vous vous rappelez, chez Adam HaRishon, il y avait deux malédictions. Une sur l'homme, une sur la femme. C'était quoi sur l'homme ? C'est-à-dire que, on n'a pas dit que tu ne travaillerais pas, parce qu'il y en a qui s'imaginent: ah, c'est une malédiction de travailler. Je vois qu'ils ne travaillent pas. Non, c'est une malédiction que ce soit difficile de travailler. Vous vous rappelez ? C'est « à la sueur de ton front », parce qu'avant, avant qu'il y ait la malédiction, il y avait déjà la mitsva de travailler le champ, la terre, le jardin d'Eden. OK ? Et après, il y a quoi ? On a quoi comme mitsva ? C'est…

OK ? Donc…

Donc tout ça pour vous dire qu'on a une accélération de l'histoire, on est à la fin de l'histoire, et ça se voit à plusieurs niveaux. Ça se voit dans le peuple d'Israël qui revient sur cette terre et qui accomplit ses prophéties, donc ça a un rapport avec ça. Et on voit, avec les malédictions mêmes d'Adam HaRishon et de Hava, qui commencent à être atténuées, qu'on voit disparaître petit à petit. Tout ça fait partie du plan de l'histoire, du plan d'HaKadosh Baroukh Hou. Donc maintenant, je reviens au Bekhor. Quelqu'un qui a travaillé pour quelque chose, il n'y a rien qui l'attend plus que ce premier fruit qui va venir. Un homme qui se marie, il n'y a rien qui l'attend plus que son fils. OK ?

Et donc, la chose qu'on a le plus envie, qu'on attend le plus, c'est la première qui va sortir. Et si cette première, on est capable de la donner à HaKadosh Baroukh Hou, eh bien, ça veut dire qu'on est capable de reconnaître a priori que tout vient de lui. Comprenez ? C'est ça, le rajout sur le fait qu'on amène justement le premier. Parce que le premier, c'est ce qu'on attend le plus. Là, j'en ai trois qui notent, c'est pas mal. Deux et demi. Il faut améliorer le rendement, là, dans la classe.

Cours de Machon Meir

Dans la même série

311 cours du Rav Yossef David, donnés au Machon Meir (Jérusalem). Thèmes : Pensée juive, Erets Israël, Émouna, Rav Kook, Moadim.

  1. 55
    Paracha Hazinou 07/09/10
    55 min
  2. 56
    Paracha Hukat (24/06/09)
    1 h 06
  3. 57
    PARACHA HUKAT (24/07/08)
    1 h 25
  4. 58
    Paracha Hukat (28/06/11)
    56 min
  5. 59
    Paracha Ki -Tavo (13/09/11)
    En cours de lecture
  6. 60
    Korah, la controverse et la démagogie
    Comment Korah fonde la mahloket, en pervertissant le verset d'ouverture de la paracha, et pourquoi le Gaon de Vilna y voit le Erev Rav.
    29 min
  7. 61
    Paracha Korah (16/06/09)
    1 h 17
  8. 62
    Paracha Lech-Lecha (27/10/09)
    50 min
  9. 63
    Paracha Massei (23/07/14)
    42 min
  10. 64
    Paracha Massei (26/07/11)
    1 h 04

— un nom de Rav à ajouter, un problème de son ou d'image ?

Une question sur ce cours ?

La réponse s'appuie d'abord sur ce cours, puis sur les autres cours des Rabbanim, avec le passage exact à écouter.

Commentaires et questions au Rav