Rav Kook et la émouna naturelle de la neshama
Pourquoi la émouna naît de la neshama, et non d'une preuve : l'exemple des enfants soviétiques.
Rav David Partouche
Ensuite : Torah ou travail selon Rabbi Chimon bar Yochaï, 36 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Ouverture et présentation du passage
Shalom à tous. Nous sommes encore à la suite du cours de Mifgachim, le livre Rencontre. La discussion met en scène une personne portant une kippa, une personne qui s'appelle Israël, et une personne, Haïm, portant une kippa transparente. Il est en train de poser des questions au sujet des preuves de l'existence de Dieu et des preuves de l'existence de la Torah. On est arrivé à la page 46.
Vous l'avez tous ? On est à la ligne 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10. Page 46, dixième ligne. Il y a malheureusement deux pages 45. Donc: Kakh haya bizman yetsia Mitsraïm, ainsi, c'était au temps de la sortie d'Égypte. Ha'Yisraël avait confiance en sa délivrance. C'est-à-dire qu'il savait, il était confiant, qu'il allait sortir un jour d'Égypte. Keyoma kheavotim, il n'y avait pas de place au doute. Ils savaient. Leurs parents leur disaient: vous allez sortir d'Égypte. Leur rabbin leur disait: vous allez sortir d'Égypte. Aaron leur disait: vous allez sortir d'Égypte. Ça dure quand même, ça fait deux cents ans, cent cinquante ans, deux cent dix ans. Mais il n'y avait aucun doute qu'un jour viendrait où ils sortiraient. Chara Itamiti ut'radacha
## La sortie comme certitude
Mais lorsqu'ils sont sortis d'Égypte, il n'y avait plus de doute. Jusqu'à maintenant, c'était une confiance: on va sûrement sortir, je suis sûr qu'on va sortir. Lorsqu'ils sortent, lorsqu'ils ne sont plus en Égypte, alors c'est plus sûr. C'est de la certitude à 500 %, à 1000 %. Tu n'es plus en Égypte. Vayoma yetsu bnei Mitsraïm, ils étaient en dehors de l'Égypte.
Ensuite: Lo haya barour lahem. C'était pas clair pour eux. Tout ça, ce sont des expressions en hébreu. Regardez dans le texte, parce que ce sont des expressions que Youssef doit apprendre par cœur. Lo barour lahem, ce n'était pas clair pour eux. Et comment dit-on « ce n'est pas clair pour moi » ? Lo barour li. Et ça, c'est une expression que tu utilises mille et une fois dans la journée. Lo barour li, ce n'est pas clair. Im tuhal, si tu peux faire ça. Vous comprenez ?
Lo barour li. Donc prenez bien ces expressions, les expressions en hébreu. Ça, c'est le niveau vav, c'est pour commencer l'ulpan. Ça, c'est le niveau plus haut. Oui, cet hébreu-là. Baroukh Hachem, c'est-à-dire ? Alors c'est pour ça: lo haya barour li yafeh men... Le mot n'est pas du niveau vav, c'est tout le texte. Il faut comprendre le texte: lo haya, lo haya barour lahem. Ce n'était pas clair pour eux. Ha'lo, totalement.
Alors il vient de te le dire, il vient de t'expliquer. Be'émouna mutsaka, d'une confiance mutsaka, solide. Mutsak, c'est solide. Ma'hara bidiouk, qu'est-ce qui s'est passé précisément, exactement ? Jérémy, ils étaient sûrs qu'ils sont sortis, mais ce qui s'est passé exactement, ça, ce n'était pas clair. Mi'bemet, qui, véritablement, gaal otam, les a sauvés, les a libérés ? Qui est-ce qui les a fait sortir d'Égypte ? Ça, ce n'était pas clair. Mi assa, qui a fait, et ha'nissim, tous ces miracles... Ha'loum, ceux-là. Mi assa et ha'nissim ha'loum, qui a fait tous ces miracles ? Ce n'était pas clair.
## La question de la parole divine
Haïm, David, regarde le texte. Tu as le doigt sur le texte ? Nathan, Haïm, tu l'as ? Jérémy, Haïm, est-ce que... Be'emet, vraiment, Ha Elohim (Dieu), medaber im bnei adam, parle avec les hommes. Haïm, est-ce que, vraiment, Dieu parle avec les hommes ? Ça, c'était douteux chez eux. Ha'hibour. C'est quoi, hibour ? Ça vous rappelle quel mot, hibour ? Haver, un ami. Hibour, c'est le lien, la connexion. S'attacher, l'attachement. Ha'hibour, la connexion, la communication. Hazé, ceci. Bein Ein Sof: entre l'infini et le fini. C'est qui, l'infini ? C'est le divin. Et le fini, c'est l'homme. Donc cette connexion communicative entre l'infini et le fini. Ha'im efshari, est-ce que c'est possible ? Vous ne savez pas ça ?
C'est quoi, Ein Sof, l'infini, la source de tous les êtres, la source de toutes les créations, la chose qu'on ne peut pas définir ? Est-ce qu'il peut entrer en contact avec nous ? Ha'émouna était là, à l'époque, dans les étapes de bishlavé, dans les étapes de construction. On était en train de construire cette confiance entre l'Ein Sof et le Sof, entre l'infini et le fini. Shlavé, ce sont les étapes. Shalav, c'est une étape. Shlavim, ce sont des étapes. Ve'lakhem, écrivez ce mot: velakhem.
Et pour cela, chez les Eliou et les Lou, sur ces questions-là, ils ont mis en discussion, ils ont monté le débat en jugement. Ils ont commencé à en reparler. Les gens te disent: oui, c'est possible, Dieu parle aux hommes. Non, ce n'est pas possible. Comment est-ce possible ? Comment peut-il parler ? Il y avait un dioun, il y avait des pourparlers. Au sein du peuple, les gens parlaient de ça. Oulai ha Torah, peut-être la Torah n'est pas pniya. C'est quoi, pniya ? C'est quand je me tourne. Pniya, c'est le fait de se tourner. Min ha shamaïm, des cieux, mi Elokout, du divin. Là, arrête. Peut-être que la Torah, ce n'est pas le divin qui se tourne vers l'homme. Qu'il vient vers les hommes.
Oulai, peut-être, tout ce comportement-là, cette conduite-là, du fait qu'on soit sortis d'Égypte, du fait qu'il y ait eu des miracles... Ipri, c'est le fruit. Pri, fruit. Perot, des choses. Mais regardez le mot, regardez comme il est beau: Peresh. Comment tu dis ? Peresh, fruit. C'est le mot fruit. Fruit, ça devient pri. Le P et le F, c'est la même lettre, tu enlèves le point. Non ! Fri, regarde, fri, c'est fri. C'est le même mot. Mais attends, il y a plein de mots. Comme je vous l'avais dit, il y a un mot extraordinaire.
Le mot, comment on dit... c'est une chose régulière. C'est régulier. Zé ragil. Ragil, c'est régulier. Ragil, régulier. Regel, c'est le pied, la partie du corps qui marche tout seul, les pieds, la jambe. Ça va donner le mot en français: régulier. On dit shlosh regalim, les trois fêtes. Mais en fait, ce sont les trois fêtes de pèlerinage, parce que ça n'a pas le sens du mot regel, les pieds. On montait à Pessa'h, à Chavouot et à Souccot, à Yérouchalayim. Mais ça rappelle aussi: shlosh regalim, c'est quoi ? Ce sont les trois fêtes régulières, toujours régulières, qui reviennent sur elles-mêmes. Ragil. C'est normal, c'est régulier. Rappelle-toi qu'en français, c'est la même chose. Tout ça est en rapport avec la nourriture, dis-moi, toi.
Tu sais, quand on va étudier le niveau des nefech, il y a plusieurs niveaux dans l'être. Il y a des personnes qui tombent tout autour de la nourriture. On va apprendre qui sont ces personnes. Tu as l'air... Oulai, peut-être, alors, slikha, ofri, c'est peut-être, c'est la volonté, une volonté énorme chez l'am shalem, le peuple entier. On est sortis d'Égypte parce que le peuple voulait. Peut-être que c'est possible.
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