La techouva, la prudence et le lien avec la Torah
Pourquoi la techouva ralentit l'élan, et comment l'étude de la Torah l'accompagne jusqu'au cœur du sacré.
Rav Yaakov Nahon
Ensuite : Quand les actions éclairent leur racine dans l'âme, 56 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
Je prends le paragraphe Yod de ce Pérek Tet, qui était consacré au thème de Ratzon, la volonté. Je le prends parce qu'il fait partie du Pérek Tet, mais il a aussi sa place dans l'étude que l'on devrait faire ensemble, que je vous propose de faire à l'époque d'Elloul. C'est un texte qui correspond tout à fait à cette époque d'Elloul.
Le calendrier hébraïque, comme vous le savez, consacre toute l'année à la techouva, mais en particulier à partir de Roch Hodech Elloul jusqu'à Yom HaKippourim, soit quarante jours, dans lesquels il y a tout un travail de techouva. Cela correspond d'ailleurs, à l'époque, aux quarante derniers jours que Moché Rabbeinu avait passés pour demander le pardon d'Israël.
Et il est revenu le jour de Kippour avec les nouvelles Tables. Il était monté sur la montagne au mois d'Elloul pour redescendre à Kippour. Une époque de techouva, avec tout ce que cela veut dire. Maintenant, le Rav va développer un thème qui, je crois, nous concerne chacun de nous dans le contexte de la techouva: dans le monde de la techouva, on aborde finalement la vie avec une dimension de précaution.
On apprend à faire attention à ce que l'on fait. On remet en question son comportement passé et on ne veut pas retomber dans les fautes précédentes. Ce qui fait que, quelque part, il y a un ralentissement qui se produit autour de toi, par rapport à tes forces spirituelles et à ta façon de t'engager dans la vie. C'est le résultat de cette prise de conscience de l'éventualité de la faute: il faut faire attention.
Pour ceux parmi vous qui ont déjà commencé à étudier Mesilat Yecharim, je pense qu'il y en a qui l'ont étudié: vous savez que la première étape proposée dans Mesilat Yecharim s'appelle Zehirout, qui veut dire faire attention. C'est-à-dire qu'avant de s'engager, il faut apprendre à faire attention. Et dans ce contexte de la techouva, cet esprit de Zehirout s'empare de nous, il nous met en vie. Autour de cela, il y a finalement une perte de vitesse, une perte d'engagement, qui est bénéfique. Il faut passer par là, mais il faut voir comment on en sort. Le Rav parle de cette époque-là.
Alors on va regarder un peu le texte. Je lis, à la page de nos éditions, le passage qui commence par le mot Oretzion... Orot HaTechouva, la paracha, Samech, Kouf Alef, du Pérek Tet. Ce n'est pas ta paracha, toi, David, mais c'est la Lamed-Hé, du Pérek Tet.
La techouva et toutes ses activités actuelles, avec l'esprit général qui gouverne principalement les jours particuliers de la techouva, avec la grandeur de ses activités: éloigner les esprits, éloigner l'esprit et exprimer les activités de leur création...
On va traduire. Si quelque chose n'est pas clair, posez la question. C'est d'accord ? Aussi bien au niveau de la compréhension du sens général que du détail des mots.
Disons, on va parler des cheminements. Tous les cheminements engagés dans l'action, Alihot, Maasiyot, Chela'h, qui accompagnent cette techouva. Parce que la techouva, c'est ça. Elle a des étapes théoriques, volontaires, mais avec le temps, elle s'engage dans la vie, et quand il s'agit de faire et de ne pas faire, elle joue à ce niveau-là.
Au niveau de la techouva et de tout ce cheminement dans l'acte, avec l'esprit général qui plane sur Israël, sur Am Israël, qui domine en particulier pendant ces jours spécifiques à la techouva, dont je vais parler.
C'est général, ce qui est dit ici, mais en particulier par rapport à cela. Avec, en même temps, évidemment et certainement, le profit, la grandeur, l'importance du profit qu'elle apporte pour les Akerh, pour purifier le Kenzar.
Purifier nous, les Fachot, nos âmes. Les Adenes et les Arouach, pour ennoblir, disons, parfaire l'esprit. Ou les Taher et les Amasim, Mi Kiouram, et purifier les actes de l'heure. Qu'est-ce que c'est que Kiour ? Le mot Kiour, c'est quoi ? Kiour, c'est un talef, là c'est Kiour. Kiour, ça vient de Merroir, qui veut dire l'odeur.
Donc les Taher et les Amasim mi Kivouam, et arriver à purifier les actes de leur laideur. Ça, c'est très bien. Cependant, Moucha hati liyot, elle est obligée en même temps, liyot sofen veimam. Le mot sofen est en rapport avec le mot safoun, dans le sens de contenir en soi. Elle doit porter en elle, Ken, Ezokhulcha, une certaine dimension de faiblesse, d'affaiblissement. She l'o nimlate miména: dont on ne s'échappe pas, on n'arrive pas à sortir de là, on n'arrive pas à s'échapper de cette faiblesse.
Afilou agibor shebagiborim: même le plus fort des forts passe quand même par cette nécessité de prendre la techouva au sérieux, de se remettre en question, et finalement il en sort une certaine faiblesse dans l'engagement. Le Rav insiste sur le fait qu'elle est extrêmement positive, qu'elle a sa raison d'être. Mais, quelque part, il y a aussi un affaiblissement qui se produit autour de ce cheminement. C'est-à-dire que tu arrives, malgré la beauté même de ce dernier jour de techouva, Kippour et tout ce qui est coulé, tu arrives à un moment donné quand même avec une certaine faiblesse. Le Rav explique cela encore.
Mitkametz gam ken haratson shel atov, ve oz ha chayim ha teorim mitchalesh gam hou nimtsa. Ha adam souvel mitahoratou ha moussarit, chouleha kazot, she souvel choleh, sheyitrapei al yedei hazrama elektrit hazaka, shomnam girsha et arets shebe mechalatou, aval echlisha et kochah, ha chayi ve ha bari shebo.
Cela complète un peu le paragraphe précédent. Kshemekamtsim et haratzon, la moshon kometz. C'est ce que ça veut dire, Ken, le kometz ? Kamtsan, en hébreu, ça veut dire quoi ? Un radin, un avare. Le kometz, c'est enfermé, fermé. Le kometz, c'est ce qu'on prend avec une poignée quand on ferme la main sur quelque chose. Comment ? Je ne sais pas. Certainement ça doit avoir un rapport avec ça, mais il faudrait voir où.
Du mal. Ve'anetia est la tendance, la chouv, mikol chet, de s'éloigner de toute faute. À travers ce mouvement-là, mit kametz gam ratzon chedatur: autour de cela se réduit aussi la volonté vers le bien. Il y a une réduction de la volonté générale, et à l'intérieur de cela, une réduction de la volonté même vers le bien. Parce que l'être est finalement pris dans un... C'est le contexte du Zehirout, de l'attention, et finalement il est en retrait par rapport à son engagement.
Et le Rav dit: Oza chayim ha teorim, la force de la vie dans sa pureté, mitralesh gam ou, sa faiblesse. C'est-à-dire qu'à travers ce mouvement de techouva, qui est extrêmement positif, mais qui est un travail visant essentiellement à purifier l'homme, il y a dans cet effort de purification une faiblesse qui apparaît. Nimsa, il se trouve donc dans ces conditions-là.
A adam souvel mitahorato ha moussarit, chouleha kazot: l'homme souffre de sa purification morale, qu'il est en train de vivre pendant ce jour-là, de techouva de façon générale. Chaque fois …
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