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Paracha Bamidbar (24/05/11)

1 h 15

Rav Yossef David

Ensuite : Paracha Bechalach (03/02/09), 58 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

Alors, on ouvre un nouveau livre. On va raconter ce qui se passe. On rentre donc dans le sujet, on va résumer ce qui s'est passé. Quand on lit la Torah, on la lit depuis qu'on est petit, en général. Et il y a des choses qui sont complètement pas normales, auxquelles on n'a pas l'habitude de faire attention. Je vous raconte donc des choses qui ne sont pas du tout normales. D'abord, première révélation: la Torah ne parle que des juifs. Bon, d'accord. Quand on voit aussi la presse internationale, on peut comprendre.

C'est un peu bizarre comme idée, déjà. Deuxièmement, la Torah raconte la création du monde en un chapitre, deux maximum si tu comptes le Chabbat. Vraiment, c'est comme si HaKadosh Baroukh Hou le racontait vite fait. Surtout qu'on sait que ce qui est écrit dedans, on ne le comprend pas, parce que ce sont des sujets de forme, des sujets de la Torah. Yarden, tu peux me fermer la porte là ? Alors... Troisièmement, il y a un grand décalage dans le temps. Ça veut dire que...

Au début, on va très très vite. Dans une paracha, on parle de milliers d'années, en une paracha. Jusqu'à ce qu'on arrive à Vraim Israël Gviakov. Et là, on commence à aller doucement: il s'est levé le matin, il a fait ça. D'accord ? Nous, on a l'habitude de voir ça de manière normale. Bon, d'accord, c'est normal, c'est à toi. Mais si on prend les choses au sérieux, c'est-à-dire si on prend au sérieux ce que nous-mêmes on croit, et que ça demande une grande responsabilité, on va se rendre compte que...

On peut avoir le vertige. C'est-à-dire que HaKadosh Baroukh Hou, le Créateur du monde, le livre qu'il va léguer à l'humanité, va être un livre qui parle du peuple juif. Et dès qu'on commence à entrer dans le mode « peuple » – on était en mode famille jusqu'au livre de Béréchit, dans Chemot on est devenu un peuple –, alors là on va en parler tout le temps, de tout ce qui arrive, des événements historiques nationaux et compagnie. Donc maintenant on a déjà reçu la Torah, on a fait des bêtises, Kheta Ha'Egel et tout, et là on arrive...

Donc dans le livre de Bamidbar, on est dans le désert, en route pour la terre d'Israël. Théoriquement, on arrive dans combien de temps ? Normalement, on arrive dans quelques jours. Dans le livre de Bamidbar, il va y avoir plein de choses qui vont nous ralentir. Mais normalement, on a contourné... vous savez qu'on a contourné la bande de Gaza, on a contourné le Gouch Katif. On est passé... on a contourné, on est venu par la Jordanie, ouais ? Parce qu'il est écrit qu'on devait normalement aller de

l'Égypte jusqu'à Israël, ça nous prend dix jours, en tout. OK ? Mais si on allait tout droit. Maintenant, on a déjà contourné, on a déjà avancé, mais on n'est pas encore à la porte. Hein ? Il y a eu plein de trucs, non. Écoutez, il y a plein de choses qui nous ont retardés. OK ? Non. Si on n'avait pas eu peur de faire la guerre – ça, c'est le Ketav Sofer qui l'explique –, si on n'avait pas eu peur de faire la guerre, on serait

rentrés tout droit en Israël. D'accord ?

Ce qu'on avait dit, c'est écrit dans la Torah: de peur que le peuple voie la guerre, et là, il repartirait en Égypte. C'est écrit dans la Torah. Donc normalement, si on n'avait pas eu peur de faire la guerre, on serait entrés tout droit. Si on sort d'Égypte, on monte tout droit, on passe par la bande de Gaza, par le Gouch Katif, et on arrive en Israël. Et où est-ce qu'on reçoit la Torah ? À Jérusalem, évidemment. Et le mont Sinaï, qu'on appelle Horev, est aussi appelé

Horev. OK ? Donc on aurait reçu la Torah au lieu le plus naturel de la Terre, c'est Yerouchalayim. Mais comme il y a eu plein de complications, qu'on n'était pas prêts, on a dû compliquer l'histoire. Donc même ces quarante ans dont tu parles, on n'aurait pas dû les savoir, tu comprends ? On les aurait peut-être eus, mais là, on est déjà sur place, c'était déjà un autre problème. OK ?

Donc à Yerouchalayim, ils racontent théoriquement, jusqu'à Beha'alotekha, on est encore dans... normal, c'est-à-dire qu'on est en train de marcher, on s'organise dans le désert. On a organisé la marche dans le désert avec toutes les tribus, c'est ce qu'on voit dans la paracha de la semaine avec les drapeaux et tout. Et on avance pour entrer en Israël. Bon, comme vous imaginez, on a deux, trois millions de personnes qui marchent. Il vaut mieux que ce soit ordonné, sinon ça risque de ne pas très bien se passer comme marche. OK ? Donc est-ce que vous avez une idée de pourquoi les tribus sont organisées comme elles le sont dans la marche ? On va voir l'organisation des tribus dans la paracha: il y a Youda par ici, Dan par là-bas, toutes les tribus organisées. Maintenant, pourquoi cet ordre-là ? Il y a une idée ? Quelqu'un a une idée ?

Ça prend une forme de rectangle. Non, pas de Magen David, non. Un Magen David. Ouais, je vais peut-être trouver avec une vision un peu artistique. En tout cas, il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, on vit une situation dans le peuple juif où HaKadosh Baroukh Hou a décidé d'annihiler le concept de tribu. Provisoirement, évidemment.

Pourquoi, à votre avis, le Rav Kook explique ça ? Pourquoi, à votre avis, quand on est partis en galout, on n'a pas gardé nos tribus ? On serait morts, on serait restés. Déjà, on était dispersés. Si en plus on avait été dispersés par tribus, alors imaginez ce qui serait resté. Donc HaKadosh Baroukh Hou a fait qu'on oublie les tribus. OK ? On ne sait pas à quelle tribu on appartient. Évidemment, ce n'est pas une situation normale. Normalement, le peuple juif vit avec des tribus. Ce n'est donc pas quelque chose de normal.

Quelqu'un peut en trouver un ? Moi, je n'en ai pas besoin, mais pour que les gens aient des stylos, comme ça vous pouvez prendre des notes. Habituez-vous à prendre des notes, c'est une bonne habitude. Et deuxièmement, il y a quand même des choses à dire. On va voir que les tribus ont une importance pas seulement d'ordre, mais aussi une importance militaire. On le verra quand on arrivera à cette partie.

Bon, alors, commençons à parler de la paracha. Après, on va parler de quelques sujets d'actualité en rapport avec la paracha. À moins que vous en ayez d'autres, ça, je n'ai pas de problème en général. Et on va lire des passages du Rambam aussi, pour bien comprendre les passages de la paracha. Alors, première partie: de quoi parle la paracha ? Au début, est-ce que vous pouvez me dire ?

On fait le décompte et on parle de famille. Et c'est quoi ce qu'on appelle une famille ? Alors, ce sont juste …

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