Parachat Tazria (29/03/11)
Rav Yossef David
Ensuite : Parachat Teruma (12/02/13), 53 min
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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.
## Introduction: une paracha particulière
Afbukh Rimbayim, parachat Tazria. On a l'habitude, dans la Torah, que parachat Tazria et Metsora soient collées. Cette fois-ci, comme la majorité des parachiot de l'année, elles sont décollées. Vous savez pourquoi ? Parce qu'on a une année avec un mois en plus, à Derbet, et donc dans ce mois il y a quatre semaines en plus, donc il y a quatre parachiot qu'on va ouvrir en deux. Au lieu d'avoir Tazria et Metsora ensemble, qui sont deux parachiot qui parlent en fait de choses qui se ressemblent, on va retrouver Tazria et Metsora séparées, et c'est pareil.
Donc on va parler pour la première fois, dans cette paracha, de tsara'at, concernant la pureté ou l'impureté d'un homme ou d'une femme. Pourquoi est-ce qu'on en parle maintenant seulement ? On a parlé avant, dans les parachiot d'avant, vous vous rappelez, des animaux. Mais dans la Torah, contrairement à ce qu'on a l'habitude de dire en français, on ne parle pas d'animaux « casher » et « pas casher ». On parle d'animaux purs ou impurs.
Il y a donc des animaux qui sont purs, il y en a qui sont impurs, et il y en a qui sont tellement impurs que même quand on les touche, on devient impur. Tous ces animaux purs et impurs, on les a vus; maintenant on va voir les manières dont un homme peut être pur ou impur. Et comme je vous l'ai promis la semaine dernière, on va expliquer avec le cerveau, c'est-à-dire pas seulement avec l'émouna, ce que c'est que cette histoire de pureté et d'impureté.
L'impureté, ou l'impureté sexuelle, ou le fait de considérer quelque chose comme impur, c'est universel, on en parle dans toutes les religions. Mais l'esprit occidental scientifique s'y oppose catégoriquement parce qu'il n'arrive pas à le prouver. Et en général, l'Occident n'aime pas ce qui ne peut pas entrer dans les équations. Je sais qu'on n'arrive pas à entrer dans les équations là, on a du mal. L'Occident a du mal tout court, parce que…
On se rend compte aujourd'hui, par exemple en physique, qu'il y a des choses qu'on ne pourra jamais comprendre, ou qu'on ne pourra jamais savoir. Par exemple, le principe d'incertitude dit que tu ne peux pas connaître en même temps l'énergie, ou le poids, ou la vitesse; tu es obligé de renoncer à une donnée sur laquelle tu vas étudier. Il y a donc des choses qui ne sont pas connues et qu'on ne peut pas savoir, c'est bien que le monde donne. On s'en rend compte. Et pourtant, la pureté et l'impureté sont des données qui sont universelles, qui sont reconnues.
On va en parler, on va voir d'où on le connaît. Mais avant, j'aimerais passer rapidement sur la paracha. Vous avez pris des stylos avec vous ? Oui ? Ok. Yarden, tu es avec nous ou tu y es ? Donc, parachat Tazria. J'aimerais qu'on passe d'abord sur les différentes parties de la paracha, et après on va parler du sujet principal, qui est celui de touma et tahara, de pureté et d'impureté.
Par quoi commence la paracha ? La paracha traite presque entièrement de ce qu'on appelle la tsara'at. La tsara'at est une forme de lèpre que, aujourd'hui, on ne connaît pas trop, parce qu'au niveau Hachem, on n'a pas trop ça. Elle a toutes sortes de couleurs, enfin, c'est blanc en général, et elle apparaissait quand quelqu'un, quand un juif, faisait du lachon hara. Imaginez le phénomène: quelqu'un dit du mal sur quelqu'un d'autre, il rentre à la maison, et un bout du bras devient blanc, après un bout de la jambe, un autre bout du bras. Vous imaginez la problématique.
La tsara'at est donc une maladie psychosomatique, c'est-à-dire une maladie qu'on a quand on a fait quelque chose de mal. Imaginez quelqu'un qui a fait quelque chose de mal: tout d'un coup il s'en sent tellement mal qu'une partie de sa peau devient blanche. Et ce n'est pas seulement qu'il a fait quelque chose de mal, c'est qu'il a éloigné les juifs les uns des autres.
Dans les halakhot de la tsara'at, où est-ce que celui qui est touché par la tsara'at doit se trouver, vous savez ? En dehors de tous les camps, des trois camps. Ça veut dire que la tsara'at, c'est vrai que non seulement tu deviens impur, mais c'est un type d'impureté tellement élevé que tu ne peux même pas rester dans le camp: tu te retrouves complètement à l'extérieur du camp, à l'extérieur des juifs. Donc, qu'est-ce qu'il dit, Rachid, pourquoi, d'après toi ?
Quel est le rapport entre la personne qui a fait du lachon hara et le fait qu'elle soit en dehors des trois camps ? — Qu'elle ait éloigné les gens entre eux aussi.
Ouais. D'accord. Donc quand la personne qui a fait du lachon hara a éloigné les juifs entre eux, elle-même va être éloignée. Vous imaginez qu'à une époque où on vit cela, c'est une époque où la Chekhina, la présence divine, est très forte. Pour que quelqu'un qui fait quelque chose de mal en soit malade, c'est une hachgaha assez proche. C'est dire que le Saint béni soit-Il, la présence divine, est très forte sur terre. Sinon, c'est plus sympa, on est d'accord.
Essayez aujourd'hui: n'importe qui fait du lachon hara, il a beau commencer à blanchir, on ne le saurait pas. Donc aujourd'hui, on n'est pas là-bas. Et le fait qu'on ne soit pas là-bas veut dire aussi que, d'un côté, on est content de ne pas avoir la tsara'at, mais en vrai, ça veut dire qu'on n'a pas cette hachgaha, ces providences telles qu'elles existaient à l'époque, en tout cas.
Donc, première partie: on ne parle pas de tsara'at, c'est une introduction. On parle de quoi ? D'une femme qui a accouché. C'est la seule partie qui ne parle pas de tsara'at, c'est la première partie. Deuxième partie: on parle d'une forme de tsara'at qui s'appelle la sapahat. C'est celle que vous pouvez noter sur la peau. La première partie, donc, ce sont les dinim d'une femme qui accouche; la deuxième partie, la sapahat; la troisième partie…
Il y a un din spécial, j'aimerais qu'on en parle. Quand quelqu'un devient entièrement blanc. Vous savez que quand on a la tsara'at, une partie de la peau devient blanche, comme desséchée, peau, barbe, cheveux. Et qu'est-ce qui se passe si quelqu'un est entièrement blanc ? Vous trouvez pas ça bizarre ? Quelqu'un qui est à moitié blanc, à moitié noir, genre jeu d'échecs, il est impur. Trois quarts impur, 90 % impur, 100 % pur ?
Ouais, mais on n'est pas dans le yin et le yang, nous. Oui, dans tout le mal il y a du bien, dans tout le bien il y a du mal. Vous savez, c'est une vision d'Extrême-Orient. Si la personne est totalement blanche, qu'est-ce qui peut la rendre pure ? J'aimerais comprendre au niveau de l'émouna: qu'est-ce qui peut rendre pure une chose pareille ? Au contraire. Elle a perdu toute sa peau, tout ce qui est là est entièrement blanc. …
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