Tsaraat et lashon hara : ce que la parole révèle de l'homme
Le Rav Bigon montre que la tsaraat de la paracha Tazria touche la parole, essence de l'homme, et le rôle du Kohen.
Rav Dov Bigon
Ensuite : Teroumah : la construction du Mishkan et de la maison, 17 min
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Bon, j'aimerais, un petit moment, voir la paracha du week-end. Dans la paracha précédente, la dernière, la huitième, nous avons finalement terminé toute la.
D'abord, qu'est-ce qu'il faut manger ? Les Juifs ont une nourriture judaïque. Comme il y a une langue hébraïque, la nourriture judaïque est une nourriture spéciale, et ça vient de Dieu. Dieu a déclaré si cette vie est liée ou si cette vie n'est pas liée. Quels sont les signes de la prière ? Ça ne commence pas avec nous. Ça commence par la nourriture judaïque. Nous avons une nourriture spéciale.
On s'est occupé, dans les livres de Béréchit, de Chemot et au début du livre de Vayikra, de tout ce qui concernait le collectif.
La création du monde, la création du peuple d'Israël, la sortie d'Égypte, la construction du Tabernacle, du Mishkan, les lois concernant les sacrifices: on s'occupe du collectif. Dans les paracha qu'on a rencontrées, que ce soit la paracha du chapitre dernier ou celle de ce chapitre qui vient, ça va concerner l'individu. On a vu dans la paracha qu'on parle des aliments, des aliments juifs, de la même façon qu'il y a une langue juive.
La langue de l'homme d'Israël et les aliments de l'homme d'Israël. On va manger Kacher, des aliments particuliers qui sont adaptés particulièrement au peuple d'Israël. Là, on s'occupe de l'individu. Après avoir parlé de tout ce qui concerne l'ensemble du peuple d'Israël, on va aller vers chacun des individus. Comment l'individu doit-il se comporter ?
La Torah ne se concentre pas seulement sur ce qu'il faut manger, mais aussi sur les maladies de l'homme. Parfois, il y a des gens sains et des gens malades. Et la maladie la plus grave que l'homme a, non seulement de manière physiologique, mais aussi de manière mentale, de manière spirituelle, est appelée tsara'at. Pourquoi est-ce tsara'at ? Les Sages disent que c'est une langue.
C'est la douleur de l'œil et de la langue du Rav. Pourquoi cette maladie, la douleur, c'est seulement le symptôme externe de la maladie ? Quelqu'un qui souffre de douleur a des cheveux blancs, comme moi.
Alors que dans la paracha de cette semaine on a parlé de ce qui rentre dans notre corps, c'est-à-dire des aliments.
Dans la paracha de cette semaine, la paracha de Tazria, on va parler de ce qui sort de notre bouche. Ça va être le Lachon Hara. Lachon Hara, qu'est-ce que c'est ? C'est le mot « mélange » qu'on va avoir, à cause du fait qu'on dit du Lachon Hara, sur nos corps, de la tsara'at. Tsara'at, qu'est-ce que c'est ? Ça se traduit par « lèpre ». Ce sont des marques qu'il va y avoir sur nous, que ce soit sur nous, sur nos habits, dans les murs. On va avoir des poils blancs qui vont sur toute la peau, il va y avoir des marques sur notre peau, sur notre corps. Mais tout ça, dit le Hara, il faut faire attention.
Ce ne sont que des symptômes de ce qu'il y a à l'intérieur de nous. Ce qu'il y a à l'intérieur de nous, disent les Sages, c'est Tsahout Ayin. Tsahout, c'est l'étroitesse, Ayin, c'est l'œil. C'est-à-dire qu'une personne a vu le mal de façon étroite. Elle met en avant le mal de la personne. Une personne qui voit de cette façon, ce qui va naître chez elle, c'est la Tsahout Ayin, et ça va toucher toute la vie individuelle, tout le comportement individuel de l'homme.
Donc, c'est une chose qui va toucher ce que l'homme va sortir de sa bouche. On parlait des choses qu'on fait rentrer dans notre bouche ou par notre bouche, et là on va parler de ce qui sort de notre bouche. Et si c'est du mal, forcément, ça va avoir des implications sur tout ce qui concerne la vie, tout ce qui entoure la vie de l'homme.
La puissance de l'homme, dans la philosophie classique et dans la pensée juive, c'est l'homme qui parle, c'est la définition de l'homme qui parle. C'est écrit dans la Torah: « Vayitser Hachem Elokim et haadam afar min haadama, vayipakh be'apav nichmat haïm ». Et Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, et il souffla dans ses narines un souffle de vie.
Le Rav ce soir, qui est un peu… Le Rav nous dit que lorsque les philosophes se sont posé la question de l'homme et de sa définition, ils ont dit: Haya medaber, le vivant qui parle.
Et en effet, lorsque dans la Torah il est écrit que l'homme est devenu une nefech haya, une âme vivante, le Targoum Onkelos traduit: rou'ah mémalela, un esprit parlant. Mémalela, ça veut dire qu'il parle, un esprit parlant. Ce mémalela donne, si on le ramène, le mot mélèl. Qu'est-ce que c'est que mélèl ? Mila, le mot. Les mélèl, c'est dire des milim, c'est dire un mélèl.
Mélèl, c'est plein de choses en même temps, « pêle-mêle » en français, « mêlé ». D'accord ? C'est un regroupement, et c'est ça les mots: un regroupement de sons.
En tout cas, comme je l'ai dit, l'esprit de la vie est un esprit qui parle. L'importance de l'homme, la différence entre l'homme et l'animal, c'est le pouvoir de la parole. La parole, c'est ce qui est dans le cœur, ce qui est dans l'esprit de l'homme. C'est-à-dire que dans l'homme il y a la sagesse, il y a l'intelligence, il y a la compréhension, et il le prouve dans sa parole. Si sa parole est compliquée …
… c'est une blessure dans le corps humain. Ce n'est pas une petite blessure. Une personne qui parle de mauvaises choses, c'est une blessure dans son esprit, dans son corps. Et c'est pour cela que c'est la maladie la plus grave. Une maladie qui blesse le corps humain est une maladie très grave.
Et c'est pour cela qu'il est bien connu que le lieu où l'on parle la langue du mal, des médisances ou des choses comme ça, c'est ce qui a le plus d'impact sur l'homme. Avec des enfants, par exemple, qui grandissent dans un lieu où il y a ce genre de paroles, cela a un impact sur leur corps, sur leur bouche. Ils le voient tout de suite, et même quand ils sont plus grands, ils voient à quel point ces choses influencent.
Elle va t'envoyer et tu la donnes à Olymane.
Azayot, dimyonot, kol minei anashim soublim harbe mon. Me'efo ze ba machala azot? Me'ape. Se yeled, shou shomel, devarim lo tovim. Dema shelo, yahu omrim, sritot ba lefel, yelo zavar fasul. Ba la Torah ve omeret, kodim kol le tapel be machala azot. Sha'ape yé metukan, yé naki.
On nous dit que, lorsqu'on parle du Lachon Hara, et qu'on a donné la définition de l'homme, l'essence de l'homme, c'est la parole. Pourquoi la parole ? Parce qu'elle exprime en fait les pensées. Tout le côté cognitif de l'homme, c'est-à-dire ses pensées, son intellect, etc., va prendre forme et se réaliser dans la parole, dans le Dibour. Et c'est pour ça que lorsqu'une personne fait du Lachon Hara, …
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