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Le sacrifice d'enfants à Ben Hinnom selon Yirmiyahou

Jérémie 19 : pourquoi les enfants étaient sacrifiés dans la vallée de Ben Hinnom, et ce que dit le Midrash Tanhouma.

58 min

Rav Rony Akrich

Ensuite : Jérémie 42 : le peuple demande conseil à Dieu, 52 min

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

## Le verset 5 du chapitre 19

Bon, Kertov, on y est. Chapitre 19. Nous avons déjà fait dix-huit chapitres, sans les analyser de manière exhaustive, mais à chaque fois nous essayons de prendre un sujet appartenant au chapitre, qui nous permet d'avancer dans cette conscience et cette connaissance du prophète Yirmiyahu. Le chapitre 19 est quelque chose que nous avons déjà vu, mais que nous n'avons pas expliqué. Nous avons lu au chapitre 3 de Yirmiyahu ce que nous allons lire ici, au chapitre 19. Pour utiliser au maximum le temps qui nous est imparti, nous ne lisons pas tout le début, nous allons directement au verset 5. Regardez, il est écrit là-bas:

Ouvanou Bamot HaBaal, lisrof oupnei hem baesh olot labaal, asher lo tsivitim velo dibarti velo alta al libi. Que veut dire ce verset ? Que les enfants d'Israël, en l'occurrence les Judéens, ont construit des autels, bien entendu, des autels afin d'y apporter des sacrifices étrangers, en plus des sacrifices animaux qui étaient demandés à Israël pour le Temple de Jérusalem. Ici, il est précisé en quoi ce sacrifice étranger n'était pas seulement étranger, mais aussi étrange.

Qu'amenaient-ils ? Leurs enfants. Ils amenaient leurs enfants pour qu'ils soient brûlés, consumés, en l'honneur et à la gloire du dieu Baal. Je m'arrête là, je ne suis pas la suite du verset, nous y reviendrons très rapidement. S'il y a un sujet, et je ne l'ai pas fait exprès de le choisir, c'est parce que nous dédions ce cours à la mémoire de Routi et d'Oudi Fogel, des enfants, Yonatan, Ehoud – non, Ehoud c'est le père –, Elad, Adas, Atinoket, Hachem Ichkom Damam, Yizkhram Baroukh. Que Dieu venge le sang versé, et que leur mémoire soit bénie. Ce cours était prêt depuis la semaine dernière, donc je n'ai pas orienté le propos.

Vous comprenez qu'à travers le verset 5 du chapitre 19, le sujet dont il est question, c'est comment sacrifier des enfants. Le sujet ici, c'est le sacrifice.

Je vous ai joint à votre polycopié une autre feuille, avec un dessin, pour vous permettre de mieux voir et de mieux comprendre. Je voulais vous montrer de quoi il est question à propos de la représentation de la statue qui avait, d'après Rachi, le visage d'un animal, un veau, on peut dire un taureau, sur un corps humain, les bras ouverts, c'est-à-dire les bras prêts à recevoir. Ce qu'il y avait sous les bras, c'était le foyer, prêt à recevoir la flamme afin de consumer l'enfant. Vivant, bien entendu. Je vais y revenir, mais je vous ai donné cette feuille pour votre connaissance générale. Je vais repasser avec vous sur un certain nombre de points, mais pour l'instant, je veux continuer là où nous sommes.

Dans le polycopié que vous avez reçu, à la première page, revenez à vos moutons. Vous y êtes ? La première chose, nous allons la voir dans le midrash que je vous ai ramené: quel était le lieu où se déroulait ce sacrifice humain ?

Je ne sais pas si vous connaissez parfaitement Jérusalem, mais lorsque vous vous dirigez depuis Talpiot, Baka, vers la vieille ville de Jérusalem, vers les remparts, la route qui mène à ces murailles vous laisse sur la droite une vallée profonde. Il y a derrière la Cinémathèque, là-bas. Cette vallée profonde s'appelle Gaï Ben Hinnom, la vallée des fils de Hinnom. Nous y reviendrons. C'est à partir du nom de cette vallée, Gaï Ben Hinnom, que le mot « géhenne » est venu en français, et qui en hébreu a donné le mot Gehinom, c'est-à-dire l'enfer. Je crois qu'il n'y a pas besoin d'explication pour que cette analogie éclaire notre esprit, lorsqu'on sait ce qui s'y passait et que ce terme est devenu Gehinom, c'est-à-dire l'enfer.

— La piscine du Sultan, située dans Gaï Ben Hinnom. Alors, la piscine du Sultan, elle est sur votre gauche. C'est bien ? Voilà.

Nous allons donc lire ensemble le midrash de Tanhouma. Il est écrit ainsi. La question est: comment était-il ? C'est la raison pour laquelle je vous ai donné la deuxième feuille du polycopié, pour que vous sachiez comment il était. Il était fabriqué en dehors de Jérusalem, dans un endroit caché, dit le midrash. Vous voyez ?

Ici, le midrash parle du visage d'un veau – je vous ai dit tout à l'heure d'un taureau, parce qu'il était encore jeune. Veyadav pesoutot kaadam: entre parenthèses, c'est Peter yadav, les Kabelim, c'est-à-dire qu'il avait les mains ouvertes, prêtes à recevoir. Comment mettez-vous vos bras lorsque vous êtes prêts à recevoir ? Ensuite, le midrash dit qu'il rabotait les mains jusqu'à ce qu'elles deviennent comme des pierres de silex prêtes à s'enflammer. Vé Chiva kankali mayoulo, vé lefanim mihem, vélefi korbano shelkol echad ve echad, aya nihnas, mishem akriv, of nihnas lekanka larichon. Il y avait comme une sorte de couloir qui comportait plusieurs étapes. Si vous sacrifiiez un poulet, vous entriez au premier portique. Si vous deviez sacrifier votre enfant premier-né, vous étiez autorisé à entrer jusqu'au septième portique, là où se trouvait le Moloch, les bras ouverts, prêts à recevoir votre enfant.

Regardez ce qui est écrit: Az nirnas ez, c'est-à-dire une chèvre, au deuxième portique. C'est un bouc, je crois. Ce sont les chlichim. Egel, c'est-à-dire egel hazarab, le veau, par la vache, et le chor, le taureau, au sixième portique. Maintenant, regardez ce que le midrash continue de dire: Mi chem akriv beno, celui qui sacrifiait son fils, ovrim akomarim, c'est-à-dire les prêtres du Baal. Qu'est-ce que disaient les prêtres aux hommes ? Il n'y a pas de meilleur sacrifice, ivriyout, que celui de sacrifier son fils. Il entrait donc au septième portique. Il allait l'embrasser, afin ensuite de le remettre.

On se consacre au cours, tout le reste peut attendre. Ainsi qu'il est écrit dans Hochéa, le prophète Osée: le sacrifice des hommes se faisait avec des veaux qu'ils embrassaient avant de les offrir en sacrifice. La description que nous voyons continue. Veayou akomarim, les prêtres, prennent l'enfant des bras du père, venotenu matatinoch à Moloch, et il donnait l'enfant dans les bras du Moloch. Vénotlin atoupin oumakishin bahen, ils prenaient les tambourins et les frappaient, ouvé kol elohichma aviv kolbeno. Pourquoi frappait-on les tambourins ? Afin de ne pas entendre quoi ? Les cris de l'enfant. Pour que le père ne soit pas ému par les cris de son enfant sacrifié. Je vous laisse la traduction, qui est un peu terrible, mais elle décrit un enfant qui agonise, bien sûr, et qui pousse des cris jusqu'à ce qu'il rende l'âme.

Je vous ai donc mis l'ensemble de ce midrash devant vous. Et je voulais vous rappeler ce que Rabbi Yehouda Halevi avait écrit à propos de ce que Yirmiyahu avait lui-même énoncé. Allez avec le Tanakh qui est le vôtre, puisque nous sommes au chapitre 19. Revenez en arrière, au chapitre 7, verset 31. Le verset 31, c'est l'amud alef.

Nous étions au chapitre 19, vous allez un pas en arrière, chapitre 7, verset 31. Là-bas, il est écrit: *Ouvanou bamot hatofet …

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