Connaître ses vertus et ses sentiments pour se connaître soi-même
Le Talmud (Sota 14a) : l'homme peut suivre Hachem en imitant ses attributs, notamment l'humilité, premier trait d'Adam.
Rav Rony Akrich
Ensuite : Combattre le désespoir par l'émouna, 1 min
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Tov, shalom. On continue ce cours sur l'amour de l'un et des autres. Nous avions étudié le premier texte que je vous avais donné, à partir du livre du Kouzari. Vous pouvez retrouver le cours sur internet, sur marronmeir.net, rubrique français. Aujourd'hui, nous avons la chance de pouvoir réécouter, donc je ne vais pas résumer. Je continue tout de suite.
Le deuxième texte ne concerne pas l'amour des autres, comme je l'ai fait toutes les autres semaines, mais pour l'instant l'amour de l'un. Dans cet amour de l'un, je tiens à préciser, bien entendu, qu'il s'agit de nous et seulement de nous. C'est de cet un-là que je parle. Nous allons voir dans ce texte, tiré de la Guemara de Sota, dans le Talmud de Babylone, que la Torah elle-même nous ordonne, pour ceux que cela intéresse, page 4, recto. J'emploie le mot « réparer » pour les taqqanot, mais en fin de compte je dirais qu'il s'agit ici d'améliorer, de donner toute la propension à la matière de l'être qui est en nous.
Donc je dis que la Torah vient nous ordonner, et non pas nous susurrer ou essayer d'éveiller en nous un intérêt quel qu'il soit, concernant cette révélation et cette amélioration de nos vertus, qui finalement construisent notre personnalité.
Nous avions vu ensemble ce que sont les vertus. Nous avions distingué entre les vertus innées, que nous recevons dès la naissance, dans l'âme qui nous est insufflée, et la part de ces vertus qui devient acquise par l'environnement qui est le mien: environnement familial, éducatif et social.
On va lire le texte et, comme les autres fois, nous essayons ensemble de créer cette dynamique. Je suis au deuxième Mar'eh Mekoum, c'est-à-dire au deuxième référent, Sota, page 14, recto. Vé'hamar Rabbi Hama bar Rabbi Hanina: Ma'hi dikhtiv. Que veut dire ce qui est écrit ? Ahare Hachem Elokeikhem telekhou: vous devez vous mettre en marche, c'est-à-dire suivre l'Éternel. À quoi la Guemara répond: Vé'ki éfshar lo'adam hilé'ah'ar Chekhina. Que dit la Guemara ici ? Est-il vraiment possible à l'homme d'aller après l'Éternel, c'est-à-dire, comme le dit le texte,
d'aller à la poursuite de la Chekhina, de la présence divine ? Comment expliquer cela ? Comment donner une explication qui soit la plus pragmatique possible ? Car pour nous, cela reste de l'ordre de la connaissance transcendantale. Mais nous, hommes, voulons essayer de comprendre, dans la dimension immanente qui est la nôtre, ce que cela veut dire. Et la Guemara ne s'y trompe pas: Ki Hachem Elokekha Esh Okhala. C'est-à-dire: l'Éternel est un feu dévorant, un feu consumant.
Est-ce qu'il vous viendrait à l'idée, entre nous, si vous étiez une bougie (comprenez bien la métaphore), d'avoir l'outrecuidance de vous approcher du soleil ? Vous comprenez, je n'ai pas besoin d'explications. C'est l'évidence même qui se fait jour ici. On ne demanderait pas à une bougie de s'approcher du soleil. C'est exactement la ta'ana de la Guemara. Retournons-y et voyons ce qu'elle dit de plus. Vé'hakhamim: Ma'hi'tov; Sheyilkadosh Baroukh Hou. Eh bien, la réponse est sans appel, et elle est même très intéressante.
Vous ne pouvez pas être l'Éternel. Vous ne pouvez pas, en tant que bougie, vous rapprocher de ce soleil, sinon vous vous y consumeriez. Mais par contre, vous pouvez, en tant qu'homme, reconnaître ce qu'est l'Éternel, c'est-à-dire ses attributs. Vous ne serez jamais l'Éternel divin, mais vous pourrez connaître un tant soit peu l'Éternel au travers de ses attributs. C'est clair ? Ne répondez pas tous à la fois.
HaKadosh Baroukh Hou, alors la Guemara nous donne des exemples. Ainsi qu'Il habille ceux qui sont nus, comme il est écrit dans Béréchit, chapitre 3: Vayaas Hachem Elokim le Adam oule Ishto kotnot or, vayalbisham. L'Éternel fit à l'homme et à sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit. Je n'entre pas maintenant dans la question de savoir pourquoi nous sommes passés du aleph au ayin, c'est-à-dire de l'habit de lumière, or, à l'habit de peau, or écrit avec ayin. Ce n'est pas notre sujet, c'est votre problème.
L'Éternel habille donc ceux qui sont dénudés, comme il est écrit, etc. Alors Akiva nous dit: Af atah al pi' khen, hevé mekhasseh arumim. Eh bien, toi aussi, habille les dénudés. Je continue avant d'expliquer. HaKadosh Baroukh Hou biker ho'lim. C'est dans le texte, cela se passe dans le texte, pas sur les tables. HaKadosh Baroukh Hou bikar ho'lim: l'Éternel est venu rendre visite aux malades, ainsi qu'il est écrit: Vayera elav Hachem be'elonei Mamré. Il est allé rendre visite aux malades. Toi, de même, va rendre visite aux malades.
Allez, on commence. Qu'est-ce qu'habiller le dénudé ? Quelle est la vertu de celui qui habille le dénudé ? — La vertu: un mot. — La bonté: un. — Quoi d'autre ? — La charité. — Quoi d'autre ? — La miséricorde, oui, aussi. La justice aussi. Vous voyez. — Oui. Mais ce n'est pas... ça rend... c'est... la pudeur, tu voulais dire ? Sinon, c'est la pudibonderie. Mais la pudibonderie, c'est l'exacerbation de la pudeur, en français. C'est bien de connaître son Larousse, au moins on ne se plante pas. Alors la pudeur, la pudité, c'est la pu... — Voilà, c'est ça. D'accord.
Donc, maintenant, celui qui rend visite aux malades: quelle est la vertu mise en route ici ? — Oui, mais recède, en français ? Parce que je ne suis pas sûr que vous compreniez exactement le mot que vous employez. Je le fais exprès, bien entendu. Recède, c'est... ? — Le don de soi, la bonté. — Quelle serait la vertu mère de ce que vous dites ? Il y a fait douze points. Bon, on a compris de quoi il était question.
Maintenant, je pose une autre question. Que veut la Guemara, dans le cadre de la question qui fut la sienne, de la Kouchia qui fut la sienne et du Tiyoun qui fut le sien ? La question: comment connaîtrai-je l'Éternel en allant après Lui ? Kouchia: c'est un feu qui consume. Tiyoun: eh bien, je ne vais pas vraiment derrière Lui, je ne Le reconnais qu'à travers ses attributs. La Guemara donne deux exemples dont vous avez très bien cité les vertus, ce qui ne m'empêche pas de vous demander: qu'est-ce qu'on veut dans ce passage de la Guemara ? — Nous enseigner, bien entendu. — C'est bien ? Élabore, pardon. Ligne directrice: comment nous comporter ? — Oui, mais j'aimerais quelque chose de plus explicite. Rappelle-toi.
Le déroulement: la question, connaître l'Éternel, c'est aller après Lui. C'est presque être comme Lui. C'est impossible, parce que c'est un feu consumant. — Non, mais, bien entendu, ce n'est pas ce que j'avais l'intention de décrire. Je voulais parler des attributs de l'Éternel. Tiens, je vais te donner deux exemples. C'est bien ce que tu dis, mais c'est insuffisant dans le développement. — Oui, Yermia. — Non, dans l'idée de suivre l'Éternel, c'est d'être le... — Oui. Non. Maintenant, ce que je demande, c'est ce que …
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