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Paracha Tetsave (08/02/11)

50 min

Rav Yossef David

Ensuite : Yitzhak, la force tranquille de la paracha Toldot, 15 min

Début du cours (texte)

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Début du cours, mis en texte automatiquement d'après l'enregistrement : des erreurs sont possibles, surtout sur les mots hébreux.

On arrive à la paracha Tétsavé. Tétsavé est donc la deuxième paracha qui parle du Michkan, et c'est la paracha qui raconte comment les Kohanim et le Kohen Gadol doivent être habillés. Dans la première paracha de, on a décrit presque la totalité de la construction du Michkan. On dit presque parce qu'il y a un détail important qui manque.

Dans la paracha Tétsavé, on va nous décrire les habits de ceux qui vont servir dans le Michkan. Pourquoi dans la paracha Térouma ne parle-t-on pas des Kohanim, et pourquoi dans la paracha Tétsavé en parle-t-on ? Il y a un rapport entre Térouma et Tétsavé, c'est-à-dire entre le mot Térouma et le mot Tétsavé, et ce rapport est lié au fait que les Kohanim apparaissent justement dans la paracha Tétsavé. On va le voir. Il y a une citation du qui dit cela, on va l'expliquer.

Commençons par le Pchat de la paracha. Qu'est-ce que veut dire le mot Tétsavé en hébreu ? Tu ordonneras. On demande donc d'ordonner quelque chose. Si j'ai besoin d'ordonner quelque chose, c'est que ce n'est pas évident. Dans la paracha précédente, Térouma, tout celui qui veut donne un cadeau, un don au Beit Hamikdach. Et là, tout d'un coup, dans cette paracha, on change de ton et on parle complètement différemment: Ata Tétsavé, tu ordonneras de faire ceci, de faire cela, de faire cela.

Donc, premièrement, il s'est passé quelque chose entre les deux paracha. On va l'expliquer. Deuxièmement, dans le premier Michkan, on a dit qu'il n'y avait pas de Kohanim. On n'a pas dit qu'on avait besoin de Kohanim. Dans le premier Michkan, celui qui veut entre, il prie, il apporte un korban. Dans le deuxième Michkan, il y a des Kohanim, il y a toute une hiérarchie. La hiérarchie des Kohanim est nécessaire quand l'homme n'est pas capable de s'approcher lui-même, de manière directe, de la Kedousha. Quelqu'un qui se rend compte qu'il n'est pas capable de faire lui-même, d'aller lui-même tout droit vers Hachem, a besoin d'intermédiaires. Les intermédiaires, ce sont les Kohanim.

Pourquoi a-t-on besoin de Kohanim ? Parce qu'on n'est pas capable d'aller tout droit là-bas. Et quand n'est-on pas capable d'aller tout droit ? Quand on a montré que, à cause de la Hét HaEguel, à cause des problèmes que le peuple juif a eus juste après le don de la Torah, on ne pouvait plus, directement et tout seul, chacun, aller au Beit Hamikdach et faire des korbanot.

Le Rav Cherki, quand il explique la paracha, dit ceci: on a Térouma et Tétsavé. Térouma est une paracha qui parle du Beit Hamikdach, du Michkan. On s'attendrait donc à ce qu'on y parle de qui ? Qui est le Cohen Gadol ? Moshé ou Aharon ? Aharon. Aharon n'apparaît pas dans la paracha Térouma. Et dans la paracha Tétsavé, c'est Moshé qui n'apparaît pas. Il se passe donc quelque chose d'un peu opposé, une opposition entre Térouma et Tétsavé, non seulement dans le nom de la paracha, mais aussi dans le héros de la paracha. Si vous voulez, dans la paracha, on sent que le nom de Moshé veut apparaître.

On dit Ata Tétsavé. Qui est ce Tétsavé ? De qui parle le Ata ? De Moshé ? Est-ce qu'il dit « et tu parleras à mon frère Aharon » ? Bon, Aharon a un seul frère, c'est Moshé. Donc, si on dit « tu ordonneras à ton frère Aharon », à qui parle-t-on ? On s'adresse dans toute la paracha à Moshé, mais le nom de Moshé n'apparaît pas. Est-ce que vous vous rappelez pourquoi, à un endroit de la Torah, Moshé Rabbénou a demandé que son nom soit effacé ? Pour le veau d'or. Oui, pour le veau d'or. Si vous voulez comprendre le mafteah, la clé de ce passage entre Térouma et Tétsavé, c'est le veau d'or.

On sait que Moshé Rabbénou avait dit au Saint béni soit-Il: « Le peuple a fauté, on va l'éliminer, et de toi je veux un nouveau peuple. » Le Saint béni soit-Il a répondu: « Non, pas question, je n'accepte pas. Tu m'effaceras de ton livre, moi, et tu ne les toucheras pas. » Évidemment, c'était la réponse que le Saint béni soit-Il attendait de Moshé, mais Moshé a eu le courage de dire cela. Vous imaginez: le Saint béni soit-Il dit « je fais une Kilyon » et il dit « non, j'ai un autre plan, il faut le faire ». Vous imaginez.

Donc, entre Térouma et Tétsavé, tout d'un coup le nom de Moshé n'apparaît plus. Quand est-ce que Moshé a demandé que son nom n'apparaisse pas ? C'était pour le veau d'or. Si on essaie maintenant de comprendre le passage de Térouma à Tétsavé, il y a le veau d'or au milieu. Vous comprenez ? Quand Moshé a lui-même dit « efface-moi de ton livre », le Saint béni soit-Il ne l'a pas fait, il ne l'a pas effacé. Mais, quand même, dans la Torah, il y a une paracha où son nom a été effacé, et c'est la paracha de Tétsavé.

— Oui. Cela revient au même: on a mis Aharon devant et Moshé derrière, mais c'est à lui qu'on parle. En général, il est écrit « Yomar Hachem à Moshé ». C'est ce qui est écrit dans toute la Torah. Il n'y a aucune paracha, dans toute la Torah, depuis la naissance de Moshé jusqu'à la fin, où l'on parle tout le temps à Moshé sans que son nom n'apparaisse. Ce phénomène n'existe pas ailleurs dans la Torah. Donc, dans la paracha Tétsavé, on a le passage de Térouma à Tétsavé, et ce qui s'est passé, c'est qu'on a le veau d'or au milieu.

Qu'est-ce que cette histoire de veau d'or au milieu ? Quand on a prouvé qu'on n'était pas chacun au niveau de s'approcher de Hachem, à cause du veau d'or, puisqu'on a fait le veau d'or, c'est-à-dire que dès que Moshé a eu le dos tourné, on a commencé à faire le veau d'or. Donc il faut Tétsavé, il faut ordonner. Vous comprenez ? Quand il y a un enfant qui mûrit, on lui dit: « Mon garçon, fais ce que tu veux, vas-y. » On lui fait confiance, il sait qu'il est bien éduqué, il va faire ce qu'il veut faire. Mais à partir du moment où on voit qu'il est déjà tombé et qu'il a fait une très grosse bêtise, là, on ne va pas lui dire « fais ce que tu veux », on va lui dire « tu fais ça, tu fais ça, tu fais ça ». Vous comprenez ?

Donc vous comprenez maintenant pourquoi il y a deux choses. Premièrement, pourquoi dans la première paracha il n'y a pas de Kohanim ? Et pourquoi dans la deuxième paracha il y en a ? Pourquoi la première paracha s'appelle Térouma, c'est-à-dire un don ? Et pourquoi la deuxième s'appelle-t-elle Tétsavé ?

Dans la première paracha, je fais un don parce que je considère que la personne est déjà mûre, qu'elle est grande, qu'elle peut déjà faire ce qu'elle doit faire. Dans la deuxième paracha, il …

Cours de Machon Meir

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